Dans un article précédent (l’effet vache-qui rit), nous avons présenté les harmoniques liés à la suite de Fibonacci (nombres premiers) très étudiés par David Hamblin. L’astrologie vibrationnelle de David Cochrane les étudie et l’astrologie syncrétique propose un complément d’information.
Rappel des interprétations de ces harmoniques :
Le programme Sirius permet aisément d’étudier les signatures vibrationnelles harmoniques d’un thème. Mais même sans un tel programme vous pourrez aisément reproduire la méthode.
Il s’agit tout simplement de chercher les conjonctions dans les thèmes harmoniques des nombres premiers jusqu’à 32, en considérant aussi qu’un harmonique à ses propres harmoniques :
Harmonique 2 = 2, 4, 8, 16, 32 (les harmoniques 2 s’expriment aussi dans les harmoniques 4,8,16 et 32) Harmonique 3 = 3, 6, 9, 12, 15, 18, 24, 27 (les harmoniques 3 s’étendent aux 6,9,12,15,18,24 et 27). Harmonique 5 = 5, 10, 15, 20, 25, 30 (les harmoniques 5 s’étendent aux 10,15,20,25 et 30). Harmonique 7 = 7, 14, 21, 28 (les harmoniques 7 concernent aussi les harmoniques 14, 21 et 28). Harmonique 11 = 11, 22 (l’H11 s’étend aussi au H22). Harmonique 13 = 13, 26 l’H13 s’étend aussi au H26). Les harmoniques 1, 17, 19, 23, 29 et 31 n’ont pas d’harmoniques supplémentaires les concernant.
Et on va faire la même chose en utilisant trois type d’orbes :
Nous avons donc un classement des harmoniques avec une primordiale (la mieux classée) et deux annexes. C’est comme cela que l’astrologie vibrationnelle utilise cette technique. (Reportez-vous à l’article sur les harmoniques pour l’interprétation de chacune des harmoniques).
L’astrologie syncrétique propose ensuite d’étudier les trois dimensions de l’harmonique principale et des deux harmoniques complémentaires qui forment la signature vibrationnelle de l’incarnation présente dans le cadre de l’astrologie initiatique. Les informations ci-dessous seront intégrées dans la prochaine mise à jour du pdf et vous les avez ici en avant-première. Félicitations ! Vous venez de trouver votre premier oeuf en chocolat pour les fêtes de Pâques 2025 !
Alors? Comment ça marche? C’est simplissime.
Il faut comptabiliser les « couleurs » c’est-à-dire l’exactitude de l’orbe des conjonctions, pour les trois harmoniques qui forment la signature vibrationnelle de l’individu dans cette incarnation.
Une fois que nous connaissons la signature vibrationnelle primordiale d’une incarnation et ses deux signatures vibrationnelles annexes, nous connaissons les trois domaines de prédilection harmonique concernés. Mais nous pouvons aller plus loin et définir la façon dont ces domaines vont vouloir titiller l’ âme et se manifester dans la vie actuelle du natif. La technique est d’une simplicité enfantine. Il suffit de regarder les codes couleurs des orbes dans les thèmes harmoniques concernés (on se contente des trois vibrations principales que nous avons identifiées au-dessus.
❖ DIMENSION HARMONIQUE MATERIELLE : L’orbe rouge, la plus réduite (2 degrés), correspond à une dimension matérielle. En effet, cet orbe extrêmement serré indique une manifestation directe, tangible et visible des énergies. Les aspects très serrés dans les thèmes harmoniques ont un pouvoir concret et structurant : ils agissent dans le corps, dans les faits, dans les événements. Talents naturels évidents, actions instinctives, interactions physiques, dynamiques comportementales observables. C’est le domaine de la réalisation, de la matière, du quotidien, réussite naturelle dans un domaine, attirance physique, défis concrets.
❖ DIMENSION HARMONIQUE EMOTIONNELLE ET MENTALE : L’orbe vert, 6 degrés, correspond à une dimension émotionnelle et mentale. Cet orbe moyen représente un fonctionnement plus intériorisé, psychologique, cérébral. L’énergie de la conjonction reste forte, mais demande un peu plus de conscience ou de travail pour être intégrée. Manifestation : Affective, psychologique, réflexive. Pensées, langage, représentations mentales, attitudes, émotions. Les aspects se traduisent ici en idées, réflexions, imagination, projets, tensions mentales mais aussi en ressentis, troubles, obsessions, angoisses, envies, besoin et manques affectifs ou relationnels, quête de sens, anxiété, doutes, rêves éveillés, élans créatifs.
❖ DIMENSION HARMONIQUE SPIRITUELLE : L’orbe noir, 12 degrés, correspond à une dimension spirituelle, plus subtile, transcendante, magique et désintéressée, inconditionnelle, symbolique, karmique, archétypale ou collective. Un orbe large fait appel à la perception subtile, au champ vibratoire diffus, à l’intuition. Moins immédiatement saisissable, mais puissant dans le plan symbolique, énergétique, karmique ou transgénérationnel. Ceci peut se manifester par des synchronicités, aspirations profondes, appels de l’âme, inspiration ou à travers les rêves, l’intuition ou les événements à longue portée ou encore des phénomènes paranormaux ou ésotériques Sens du destin, quêtes initiatique, petite voix intérieure qui nous pousse, mission de vie, connexion aux archétypes ou à l’ inconscient collectif. Ceci peut se traduire par une attirance inexpliquée vers un art ou une cause, des rencontres déterminantes réelle ou spirituelles, la résurgence d’un passé oublié, l’appel de la connaissance spirituelle sous une forme ou une autre.
Conclusion :
Ceci tendrait à nous indiquer une âme assez évoluée, peu sensible au matériel au vu du faible nombre de rouges dans les trois signatures…
Pour une esquisse rapide d’étude spirituelle d’un thème en astrologie syncrétique, nous conseillons d’analyser systématiquement les trois dimensions des signatures harmoniques en complément de l’axe des noeuds lunaires, des positions des co-régents karmiques, la phase lunaire de naissance, la nakshatra de la lune natale, regarder ensuite la clef de rotation draconique. Ceci permet d’allier l’astrologie karmique à l’astrologie vibrationnelle et à l’astrologie initiatique pour obtenir un résumé très concis mais très précis des enjeux de l’incarnation présente.
Création d’une chaine youtube non monétisée où je posterai de temps en temps des petites vidéos thématiques. Je ne créerai pas de sujet sur le blog pour les annoncer mais posterait des commentaires sur celui-ci pour annoncer les nouvelles sorties.
Il existe de nombreux systèmes de domification en astrologie et s’y retrouver et choisir celui qui vous convient n’est pas chose aisée, d’autant plus que certains partisans ont tendance à s’écharper à ce sujet en ligne.
On peut classer les systèmes de différentes manières :
Domifications écliptiques, spatiales, temporelles et domifications égales ou en quadrants.
Nous détaillons les systèmes les plus courants (il y en a d’autres, plus d’une cinquantaine !) dans notre ouvrage dans le chapitre V : La guerre des systèmes de domification.
Y-a-t-il un système qui surpasse tous les autres? Une panacée universelle des domifications? Un mouton à cinq pattes qui puisse tout faire?
Non !
En fait l’astrologie syncrétique estime que les systèmes de domification sont des outils qui servent à calibrer le thème pour étudier diverses choses. Au final cela revient à se demander « qu’est-ce que je veux mesurer dans le thème ? La puissance d’un astre ? Faire du prévisionnel ? La place de l’homme dans l’univers ? La personnalité ? A quelle latitude ? Faire une étude sidérale ?
Comme il n’existe pas un système qui soit parfait et réponde parfaitement à toutes ces questions de façon complète, il est évident qu’il va falloir structurer ses choix et éventuellement faire un panache. En astrologie syncrétique on appelle cela « calibrer les maisons » ou encore « calibrage ».
En plus certains systèmes parmi les plus prisés ne fonctionnent pas en latitudes extrêmes. Donc il faut pouvoir répondre à toutes ces questions.
L’astrologie syncrétique estime que les signes interceptés (et duplications) ont une importance et une valeur en astrologie karmique et qu’il serait dommage de ne pas pouvoir les étudier du tout. Elle va en faire un premier élément de ses choix. Il faudra donc avoir au moins un système qui permet de créer ces interceptions (sans que cela devienne illisible). Et pour cela il faudra faire le choix d’un système inégal.
Le juge de paix sera donc les axes interceptés. Au-delà d’un axe intercepté, il faudra changer de domification.
Nous faisons le choix dans tous les cas d’un panachage avec la méthode Signes entiers=Maisons qui est à la base de l’astrologie védique indienne et probablement le premier système de domification ayant existé. David Brennan, expert en astrologie hellénistique a dépouillé les découvertes archéologiques de thèmes grecs antiques et il ressort que c’est le système qui était le plus utilisé avant la prise en compte du temps par Porphyre, bien loin devant le système de maisons égales à l’ascendant.
Et nous cherchons à le comparer avec un système temporel, plus intéressant pour étudier la dynamique, la puissance et le prévisionnel.
Aussi, voilà ce que nous instaurons pour les latitudes où nous n’avons qu’un signe intercepté :
Panachage WSH (domification zodiacale Signes entiers= maisons) avec Placidus, puis Porphyre.
Signes entiers = maisons, pour nous, représente le potentiel de la personne au moment où elle s’incarne. Ce système est le système originel, traditionnel. Il a l’avantage d’être utilisé en Grèce antique et en Inde et permet aussi de débloquer les techniques de la jyotish qui lui sont associées. On peut dire que la domification signes entiers est le potentiel de l’individu, une vision simplifiée mais profonde des potentiels fondamentaux de l’individu. Elle reflète la structure cosmique de l’être, déconnectée des complications liées à la vie terrestre ou à l’incarnation physique et symbolise la carte de l’âme ou du karma, en tant que point de départ, avant l’influence des contingences terrestres et la dynamique de vie et de destin marquée par le temps, l’environnement et les évènements.
Contrairement à l’idée souvent véhiculée par les astrologues occidentaux, en jyotish, le système de base est bien le système Signes entiers=maisons comme vous pouvez le voir ci-dessous. Le signe où se trouve le Lagna (l’ascendant) est considéré dans son entier comme la maison 1, peu importe le degré de l’ascendant. Chaque signe est donc bien une maison.
Il est intéressant de le confronter avec les résultats de Placidus et vous verrez souvent des « maisons glissantes » entre les deux domifications. Cela va devenir une clef de l’interprétation avec une oscillation entre les deux tendances pour la personne qui subit la pression du monde et doit s’adapter.
Placidus ne fonctionne malheureusement que sous certaines latitudes. Au-delà, on change de calibration et on prend Porphyre qui permet de limiter un peu les cumuls de signes interceptés, puis quand on atteint la limite du système, notre préconisation est un système qui puisse être inégal (la perfection on l’a déjà avec signes entiers=maisons), utilisé partout, et qui puisse être considéré comme spatial et temporel.
En latitudes extrêmes, Domification méridienne (ou axe de rotation de la terre) – via le MC :
Un seul choix s’impose, celui de la domification méridienne (parfois appelée domification par l’axe de rotation de la terre) qui permet très rarement un axe de signes interceptés, qui est presque égale mais ne l’est pas exactement et qui fonctionne partout sur la planète et qui est spatiale (donc adaptée à une étude sidérale) et temporelle (adaptée à une étude prévisionnelle). Cette domification est celle retenue par Alfred De Witte, le fondateur de l’astrologie uranienne (même si de nos jours, cette école rejette toute domification). Nous rejetons la domification A-House (maisons égales par l’ascendant) aux pôle car aux pôles vous ne pourrez pas définir un orient ou un occident, toutes les directions pointent au sud, or pour une domification via le milieu du ciel comme la domification méridienne, il vous suffira de lever la tête pour pouvoir vous repérer (sauf durant la nuit polaire). Techniquement il est plus facile aux pôles de définir un milieu du ciel qu’un ascendant.
Ainsi nous aurons toujours un panachage quel que soit la latitude.
Etude sidérale : Campanus, probablement la domification spatiale la plus adaptée :
Et si nous voulons faire une étude sidérale, nous ne prendrons pas Placidus en parallèle du système Signes entiers=maisons mais une domification spatiale adaptée (et Campanus nous semble la plus à même de remplir ce rôle, comme l’estimait Dane Rudhyard). Toujours avec le système WSH.
Nous utilisons un autre système dans certains cas limites que nous n’évoquerons pas ici mais que vous retrouverez dans notre ouvrage : la domification électrique Vertex=7e maison.
Reste à trancher le problème du commencement de la maison, qui revient en résumé à faire le choix de la position des cuspides des maisons.
Choix du commencement de chaque maison :
Faut-il que la pointe des cuspides marque le début et la fin de la maison où bien faire comme dans le système Sripati de la jyotish, l’ascendant et le milieu du ciel au milieu de la maison ?
On considère depuis la nuit des temps, qu’une planète proche d’une cuspide est soit sur un degré critique soit dans une position de puissance ou encore en zone de transition d’influences entre deux maisons. Les partisans du système Sripati estiment plutôt que c’est au milieu de la maison que cette zone d’influence maximale doit se trouver (comme si l’ effet de la maison était gaussien). D’où le positionnement des cuspides en milieu de maisons. C’ est un point de vue. Rappelez-vous que cette technique est utilisée pour mesurer la force d’une planète et pour dater des évènements à venir. En Jyotish, elle est toujours combinée au système de Signes entiers=maisons WHS (qui a l’avantage de ne pas être ennuyé par cette question épineuse, puisque chaque maison est délimitée par un signe).
Ceci étant dit, les astrologues occidentaux estiment au contraire que les cuspides marquent le début des maisons. Les grecs et probablement les babyloniens, les perses, les arabes ont donné leur importance aux angles classiques et eux, ne mettaient pas les cuspides des maisons au milieu. Ces astrologues occidentaux estiment que tout a un début et tout a une fin. Ils considèrent que la cuspide marque une initiation d’action dans le temps et l’espace dans un secteur de vie humaine et si on regarde les quatre angles, ce sont clairement des moments déterminants de la journée et de la nuit. Et donc il est logique de partir du moment où ils sont définis pour ouvrir une « tranche de vie humaine ». Quand on regarde l’aube et le soleil se lever ou quand on le regarde se coucher, on sent qu’il se passe quelque chose… Voilà pour le côté philosophique du problème.
Et en astrologie syncrétique ?
Le point de vue de l’astrologie syncrétique rejoint celui de l’astrologie occidentale sur ce sujet. La cuspide marque le début de quelque chose. Pas forcément son point d’orgue (milieu).
Panacher un système de type Placidus (ou autre) avec WSH gomme de toute façon la problématique.
Tout d’abord, voici comment générer le fameux fichier de parans (ou plutôt les fameux fichiers de parans car l’astrologie syncrétique en génère deux – mais le second ne concerne que l’étude approfondie des fragments régressifs pour retrouver vos vies passées ce qui n’est pas le sujet de la première analyse à faire avec un fichier de paran, à savoir, définir vos étoiles principales et leur champs d’action). Sur l’excellent site d’azurastrologue, vous avez un tutoriel très détaillé : https://azurastrologue.fr/2021/12/15/etoiles-fixes-fichier-parans/ pour interpréter le fichier. Consultez-le !
Nous vous faisons ici une présentation alternative courte (vous trouverez une présentation plus longue dans notre ouvrage, dans la section « le fichier de paran » du CHAPITRE VIII : ETOILES, PARANS (PARANATELLONTA), PHASES STELLAIRES, PARAPEGME ET CONSTELLATIONS).
Intéressons-nous à la deuxième page du document de synthèse d’astrodienst, qui ressemble à ceci :
Pour le faire gratuitement via Astrodienst (https://www.astro.com/swisseph/swepha_f.htm) , il faut aller dans Horoscopes > Cartes du ciel diverses (cf images ci-dessous). Ensuite, allez dans la rubrique « Spéciales ». Enfin, sélectionnez dans le menu « Les Parans selon B. Brady ». Lorsque vous cliquez ensuite pour voir la carte, le PDF s’affichera. Prenez la version de la liste d’étoiles ne concernant que le septénaire – pas Uranus, Neptune, Pluton qui sont dans la ligne juste en-dessous.
Ce premier choix « les parans selon B.Brady », va nous donner des étoiles de magnitudes faibles donc brillantes et des étoiles dont les mythes sont bien connus. Ce n’est pas tout à fait le réglage de l’astrologie syncrétique mais cela va vous donner une bonne approximation pour les étoiles « meneuses » de chaque période de votre vie, bref les étoiles vraiment importantes pour vous.
Voir ci-dessous un fichier de parans avec la méthode de Bernadette Brady via Astrodienst.
Dans ce fichier, vous remarquez plusieurs sections. Les deux étoiles principales qui vont guider votre vie sont l’étoile de lever héliaque et l’étoile de coucher héliaque (en gros elles ouvrent et ferment le bal stellaire de votre naissance). Ici Rukbat et Regulus.
L’étoile de lever héliaque : c’est l’étoile de l’aube de votre thème. L’idée véhiculée ici est que la première étoile qui se lève dans votre thème natal est l’étoile ascendante ou « l’étoile de l’aube », celle qui a la primeur des rayons du soleil qui initient la journée et elle se charge de sa lumière divine. Elle est liée intrinsèquement au soleil et au principe Yang.
L’étoile de coucher héliaque : C’est l’étoile du crépuscule de votre thème. Elle va se lier davantage à la lune avec un aspect passif et yin plus subtil et souvent plus spirituel. Ces deux « premières », celle qui initie et celle qui conclut, vont en quelque sorte orienter et guider les autres étoiles de leurs catégories qui se lèvent ou se couchent et qui sont indiquées plus loin dans le fichier. Ces meneuses auront une influence qui sera plus grande que leurs suivantes.
Mais il existe d’autres étoiles importantes.
En-dessous on voit une autre section :
« Stars at Natal Horizon or Meridian » : Il s’agit des étoiles présentes sur la ligne d’horizon ou sur le méridien lors de la naissance. Si votre fichier personnel ne présente pas cette section, ce n’est pas grave ni inhabituel.
« Stars Rising », « Stars of Your Youth », présente les étoiles en paran qui sont activées dès le début de la vie. Ce sont les étoiles de lever ou étoiles de l’adolescence. Elles se lèvent à la suite de l’étoile de lever héliaque qui leur ouvre la route.
Etoiles de culmination ou « étoiles de la fleur de l’âge » ou « étoiles du plein potentiel » :
La section « Stars in Culmination », « Stars of Your Prime », présente les étoiles en paran activées à partir du premier retour de Saturne, soit à partir de 30 ans environ et donc qui influenceront particulièrement le milieu de votre vie.
Vous l’aurez compris ensuite, il y a bien évidemment les étoiles du coucher ou « étoiles des vieux jours » ou « étoiles du crépuscule » :
La section « Stars Setting », « Stars of Your Latter Years », représente les étoiles en paran activées à partir du deuxième retour de Saturne, soit à partir de 60 ans environ et jusqu’à la fin de vie.
La dernière section sur le site astro.com concerne les Etoiles au Nadir (Immersion) ou « Pierre angulaire de votre vie » :
La section « Stars in Lower Culmination », « The Hearthstone of Your Life », représente les étoiles en paran activées tout au long de la vie, quel que soit l’âge. Ces étoiles sont particulièrement intéressantes à étudier parce que leur influence est continue. Toutefois, cette influence peut souvent être relativement discrète pour la personne: Ces étoiles sont plus « souterraines », comme leur position céleste y fait allusion, c’est pourquoi elles sont aussi nommées « étoiles en impression » ou « étoiles impressionnistes ». Elles esquissent par petites touches subtiles une ébauche d’influence éthérée et parfois impalpable ou mystérieuse.
Les étoiles en « passage restreint » ou « curtailed passage » (notées « cp » dans le fichier).
Le sigle « cp » mentionné après certains parans est nommé en anglais « Curtailed Passage » et on pourrait maladroitement le traduire par « passage interrompu » car l’étoile est visible toute la nuit sans toucher l’horizon, ce qui semble « interrompre » son cycle de lever et coucher. Nous préférons la traduction « passage restreint » ou « passage limité ». Cela signifie que l’étoile visible au-dessus de l’horizon durant toute la nuit se lève avant le Soleil et se couche seulement une fois que le Soleil est levé. Ces étoiles ont donc « perdu le contact avec la Terre », puisqu’on ne les voit pas toucher l’horizon durant la nuit. On considère qu’elles sont liées aux anges du ciel. Ce sont des porteuses de destin et elles portent sanction et providence, karma et loi de grâce. Et les évènements qu’elles déclenchent sont la sanction ou la récompense « divine » de nos actes. Elles nécessitent un travail particulier sur soi pour en mitiger les effets négatifs et en augmenter les effets positifs et leur thématique est particulièrement éclairante pour votre évolution spirituelle. La prière, la magie blanche ou la méditation et le travail sur le Qi peuvent renouer le contact avec ces étoiles afin d’ équilibrer et normaliser leurs effets.
Étoiles « éveillées dans la lumière, éteintes dans l’obscurité » ou « voilées la nuit », sigle « alh » :
Le « alh » mentionné après certains parans signifie « Arising but Lying Hidden » et concerne des étoiles « se levant mais restant cachées » ce qui n’est pas une traduction très pertinente (on devrait dire éveillées le jour – mais avec le soleil on ne peut les voir briller – et voilées la nuit). C’est le cas d’une étoile qui se lève au-dessus de l’horizon pendant la journée mais
qu’on ne peut voir car le soleil nous éclaire à sa place et qui est totalement invisible à l’œil nu la nuit. De ce fait, on ne la voit jamais, quoi qu’elle fasse et peu importe ses efforts. Elle est toujours cachée, voilée. Et pourtant elle est là. C’est comme si on était en déni de son existence. Et par conséquent, elle va nous faire sentir son influence comme si elle était vexée de ce mauvais traitement et le rappel à l’ordre risque de ne pas être des plus agréables, puisque nos incarnations précédentes l’ont fait rejoindre « le côté obscur » pour la vie présente.
Comme pour la catégorie précédente, il y a une coupure avec le monde des vivants dans leur façon de s’exprimer. L’homme a perdu sa connexion par ses actions passées. Au lieu d’être associées au ciel, aux anges, ces étoiles-ci sont associées au monde souterrain ou aux morts (à cause de l’aspect voilé, masqué, la nuit), ce qui leur confère une puissance plus brute, primale et inévitable. Ici, il n’est plus temps aux rituels pour renouer le lien avec l’au-delà de façon favorable ou éviter les effets, il n’y a aucune négociation avec les psychopompes, ni avec les seigneurs du karma, ni avec les démons auxquelles ces étoiles se lient parfois. Les mythes et les significations de ces étoiles s’illustrent de manière plus puissante et brute, inévitable, (elles indiquent un karma des vies passées à purger dans l’existence et c’est le seul moyen de les faire retourner à l’équilibre pour une vie future).
Etoiles circompolaires, « étoiles de soutien permanent » ou « étoiles guides », « étoiles de l’égalité de traitement », sigle : « Cpole » :
Certaines étoiles sont circompolaires. Cela signifie que pour le lieu de naissance donné, elles sont visibles toutes les nuits, toute la nuit, quel que soit le moment de l’année. Elles sont dans le domaine des immortelles et agissent de manière permanente.
La plupart des astrologues ne les intègrent pas et c’est un tort ! Pourquoi se priver d’alliées fidèles qui sont là quoi que nous fassions, nous guident, nous conseillent et nous aident ? Ce sont elles qui, silencieuses, nous montre la voie en permanence et nous orientent. Est-ce une façon de les remercier ? Oui elles font partie du décor, mais imaginons un instant qu’elles disparaissent ? C’est souvent dans la perte qu’on réalise la valeur de ce qui nous entourait. Ces étoiles sont des soutiens permanents, sans relâche, des guides indéfectibles, infatigables, (dans cette catégorie, vous retrouverez bien sûr la farandole Puisque les étoiles circumpolaires sont visibles pour tous ceux qui partagent la même latitude, leur influence astrologique est collective dans ce contexte géographique mais aussi culturel. C’est pourquoi elles peuvent affecter non seulement un individu, mais aussi des groupes entiers, des cultures ou des communautés vivant dans des régions situées sur la même ligne de latitude.
Voilà pour l’étude des étoiles principales de votre thème. En résumé : utilisez les set d’étoiles de Bernadette Brady pour un fichier rapporté au septénaire. Notez que l’astrologie syncrétique se base sur des critères modifiés pour définir les parans par rapport à ce que vous aurez en suivant la méthode de Mme Brady (voir plus bas les réglages de Starlight et leur explication dans le cas de l’astrologie syncrétique).
Ce type de fichier de parans est parfait pour définir vos étoiles principales comme ci-dessus afin de définir leur façon d’agir sur vous tout au long de votre vie. Dans le cas où vous avez une des sections qui soit vide et uniquement dans ce cas-là (probablement stars at natal horizon or meridian), vous pouvez élargir le fichier en utilisant toutes les étoiles nommées comme ci-dessous sur Astrodienst. Cela peut aussi vous servir quand vous étudierez les fragments régressifs de façon très avancée (analyse karmique et définition des vies passées impactant encore la vie présente) – même si la liste ne correspondra pas à celle de l’astrologie syncrétique qui a un assortiment d’étoiles très particulier. Sans logiciel Starlight et sans fichier personnalisé d’étoiles, nous vous encourageons à modifier le fichier de paran sur astrodienst et à prendre les étoiles jusqu’à la magnitude 6 (étoiles visibles à l’œil nu) ; ce choix correspond plus ou moins à l’option « aspects/parans, toutes les étoiles nommées ». (Attention, vous devrez rayer tout paran qui ne concerne pas le septénaire).
Astrodienst et un set d’étoiles plus élargi (à utiliser avec modération et dans des cas limites) :
Ce fichier étendu (pas très lisible) n’est utilisé que pour remplir d’éventuelles tranches vides de l’analyse précédente des étoiles selon leur phase stellaire mais aussi pour une analyse très poussée des fragments régressifs mais nous vous conseillons dans une premier temps de ne travailler qu’avec les assortiments d’étoiles de Bernadette Brady, même pour les fragments régressifs sinon vous allez crouler sous les informations et vous perdre en cours de route. Trop de détails pour vos premières analyses et vous allez perdre l’essentiel et la vue d’ensemble et donc passer à côté des choses importantes.
Alors bien évidemment, le site astrodienst n’est pas totalement adapté pour l’astrologie syncrétique puisque nous avons un fichier d’étoiles mythologiques différent ! Le fichier de Brady suffit pour une première approche et vous donnera les incarnations principales ayant encore une action karmique sur vous dans la vie présente et dans le cycle en crous. Mais si vous voulez vraiment faire l’analyse karmique approfondie des étoiles indiquant des vies passées dont le karma vous marque encore, vous n’avez qu’une solution viable, nous vous conseillons d’utiliser si vous en faîtes l’acquisition, le logiciel mis au point par Bernadette Brady (Starlight) et de le configurer de cette manière (que ce soit pour l’étude des étoiles principales ou l’étude des fragments) :
Voilà le réglage syncrétique (Oui, ils diffèrent de ceux retenus par Bernadette Brady !) :
Dans Starlight, le fichier de parans est bien plus lisible et hônnetement, si vous voulez vraiment vous investir dans l’astrologie syncrétique et l’étude des étoiles, cela me semble vraiment une acquisition intéressante, ne serait-ce que pour le parapegme intégré qui n’est intégré à aucun autre logiciel à ma connaissance.
Explication des réglages syncrétriques pour Starlight : On prend les étoiles visibles de l’endroit où l’on se trouve « only stars visible from location », on inclut les circumpolaires. L’option « Observation » dans Starlight ajuste les calculs des levers, couchers et culminations des astres pour refléter leur visibilité à l’œil nu, en tenant compte de la réfraction atmosphérique et du bord du disque solaire, basée sur un modèle standard (1000 m d’altitude, conditions atmosphériques moyennes), ce qui correspond aux calculs des almanachs locaux d’ailleurs). L’option « Previous sunrise – Egyptian » mesure le début de la journée à partir du lever du soleil précédent. C’est le réglage qui reproduit la méthode visuelle ancienne de travail avec les parans.
Voici le résultat Pour Héléna Blavatsky avec Starlight et les réglages syncrétiques mais avec le set restreint d’étoiles de Bernadette Brady : on a grosso modo une vingtaine d’étoiles activatrices. Si on utilisait un fichier étendu, les étoiles de lever héliaque et de coucher héliaques seraient de faible puissance et peu pertinentes. La section vide ici (Stars on angles at moment), serait très certainement remplie. Et les sections par angles verraient de nombreuses étoiles se rajouter et perturber l’ordre des listres. On pourra prendre en compte ces résultats étendus uniquement quand on fera les fragments régressifs. Mais pour l’heure, allez à l’essentiel ! Apprenez à marcher avant de courir !
Reportez-vous aux interprétations des étoiles concernées et adaptez-les à leur phase stellaire (lever, coucher, culmination, etc…) et à leur situation (circumpolaire, passage restreint, etc…).
Dans un deuxième temps, en complément et pour les sections vides (comme star at angles sur l’image ci-dessus), utilisez l’assortiment d’étoiles de l’astrologie syncrétique. Il est probable que les sections vides seront alors remplies. (Ne modifiez que les sections vides). Vous aurez alors des étoiles mineures mais au moins un peu de matière à l’interprétation.
Pour information, voici l’assortiment syncrétique des étoiles prises en compte pour les fragments régressifs étendus. Je n’ai pas inclus les amas car les amas ne servent pas pour les fragments car on ne peut caractériser une distance unique en Années-Lumière ni un type spectral unique, vu que de nombreuses étoiles très diverses et très éloignées les unes des autres les composent. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons individualisé les étoiles importantes des Pléiades (mais si vous en avez une dans votre fichier de parans, il y a de fortes chances que les autres y figurent aussi car elles ont des ascensions droites et des déclinaisons assez similaire, ce qui change c’est la distance en année-lumière (profondeur) et le type spectral – et bien sûr les mythes qui leur donnent un sens particulier. Vous verrez des noms inhabituels (issus de la nomenclature chinoise) pour des étoiles qui normalement sont sans nom. C’est tout à fait normal de les inclure, elles ont un mythe et une raison d’être et nous faisons … du syncrétisme.
La Lune a bien trop souvent été reléguée au rang de simple planète en astrologie et c’est ridicule car quand vous regardez le ciel nocturne, la lune change de visage tous les jours. Les phases lunaires sont quand même un phénomène surprenant, choquant et très visuel, finalement bien plus que la variation de position du soleil, le luminaire du jour, dans le courant de la semaine dans le ciel.
En astrologie syncrétique nous estimons que chaque luminaire gère l’un de nos cercles. Le soleil va gérer le cercle intérieur, le zodiaque tropical, et c’est bien normal puisque ce zodiaque est basé sur son mouvement.
La lune, luminaire de la nuit, règne sur les étoiles de la nuit, le stellaire, le sidéral et donc nos cercles extérieurs (nakshatras et xius).
Les phases lunaires ont été mises en avant par les astrologues humanistes, Dane Rudhyard dans « le cycle de la lunaison) et par ses successeurs (Alexander Ruperti et Marief Cavaignac, par exemple dans « les multiples visages de la lune »).
Steven Forrest est allé un peu plus loin concernant la lune, en lui dédiant un ouvrage en anglais « the book of the moon » où il parle des phases lunaires, de la vitesse de la lune, de la lune hors limites, de la parallaxe et la lune vide de course, que nous intégrons dans notre astrologie syncrétique.
Dans notre chapitre IV : LA LUNE, LUMINAIRE DE LA NUIT, REINE DES ETOILES, vous retrouverez une section sur les phases lunaires de l’astrologie syncrétique. Avec l’explication du découpage en 8 phases choisie par l’astronomie et son « pourquoi » au niveau astrologique (phase croissante/décroissante, phase lumineuse, phase obscure, répartition en quadrants, variations nettes de la forme de la lune dans le ciel, rapports avec les fêtes celtiques, etc… L’astrologie syncrétique cherchant une variation des découpages, on évite des découpages en 2, en 3, en 4, en 12 (que nous avons déjà) et donc le 8, qui correspond à l’infini sera particulièrement intéressant à étudier pour nous donner un nouvel éclairage.
Leur spécificité en astrologie syncrétique est multiple. Tout d’abord une phase lunaire représente la relation entre la lune et le soleil, les deux luminaires qui rythment nos calendriers et notre temps.
Le soleil est Yang, la lune est Yin. Ainsi la première conclusion qu’on peut en tirer est que la phase lunaire de naissance est un des indicateurs de la polarité Yin/Yang du thème (en astrologie syncrétique on considère que le sexe de naissance et la notion hellénistique de « sects » ou sections (c’est-à-dire thème diurne ou nocturne) sont les autres éléments à prendre en compte pour connaitre le degré d’activation du cercle intérieur et du cercle extérieur.
En schématisant, un homme, un thème diurne et une phase lunaire croissante ont tendance à activer davantage le cercle intérieur. Une femme, un thème nocturne et une phase lunaire décroissante ont tendance à activer les cercles sidéraux extérieurs. C’est ce que nous appelons la polarité Yin/Yang du thème en astrologie syncrétique.
Notez que dans le symbole du Taiji, chaque polarité possède néanmoins la graine de son opposée. Par conséquent tout le monde active les deux types de cercles. Mais certains ou certaines seront plus réceptifs aux nakshatras qu’au zodiaque tropical ou pourront avoir tendance à se sentir plus proches de la Sophia, le féminin sacré.
Le cycle des phases lunaires étant un cycle relativement court (mois) et la lune étant une des clefs de l’étude des nœuds lunaires et des principales parts hermétiques utilisées en astrologie hellénistique et en astrologie syncrétique (distinction thème diurne et nocturne pour les calculs), on peut en faire découler que la phase lunaire va nous renseigner sur le cycle court des dernières incarnations et nous donner une répartition des incarnations masculines et féminines. Par ailleurs, toujours en lien avec l’astrologie karmique, nous considérons également que les nœuds lunaires nous indiquent la mission actuelle de l’âme, l’expérience qu’elle souhaite acquérir et pour le nœud sud, son passé, les savoirs engrangés. Et donc il semble logique et c’est le choix de l’astrologie syncrétique, de considérer que la phase lunaire de naissance correspond également au niveau d’avancement de ce cycle court (pas votre niveau d’évolution), mais juste où vous en êtes dans la mission que vous avez entamé depuis les incarnations les plus récentes et ce qui vous reste à acquérir avant de passer au cycle d’incarnation et à la mission suivante (la route est longue !).
Evidemment, les phases lunaires sont utilisées aussi en prénatal, en prévisionnel, en relationnel, etc…
Nous espérons donc que vous porterez un peu plus d’attention à ce magnifique luminaire qui commande les étoiles (vous verrez comment dans la partie sur les fragments régressifs), et surtout à ses phases dont l’analyse est très enrichissante et doit être aussi importante que le signe ou l’ascendant de naissance et la nakshatra lunaire en astrologie syncrétique.
Lorsque vous ouvrez un livre d’astronomie (ou d’astrologie) sur les constellations, en général, vous vous retrouvez avec des points représentant des étoiles qui sont reliés avec plus ou moins de bonheur pour figurer la constellation dont elles font partie.
Généralement on se retrouve avec des tracés qui ne ressemblent en rien aux archétypes mythologiques qu’ils sont censés véhiculer. Au mieux, on leur plaque par dessus une belle illustration très travaillée, par exemple celles de Johann Elert Bode mais qui diffère totalement du tracé qu’elle masque et contient et dont on ne comprend pas comment ces beaux dessins pourraient correspondre aux contours des « officiels » qu’ils soient astrologues ou astronomes.
Tout cela fait dire à certains que les constellations n’ont aucune valeur. Pourquoi donnerait-on une foi quelconque envers ces espèces de mauvais exemples de peinture au numéro?
Les astrologues sont tout autant fautifs que les astronomes. Il semblerait que les tracés originaux aient été perdus, mis de côté, ou remplacé au cours de l’histoire astrologique, que ce soit volontairement ou non.
Dans tous les cas, cette histoire de tracés officiels est davantage une barrière à l’imagination et à l’assimilation de mythes stellaires antiques du monde entier qui pourtant sont reliés à ces constellations.
Et ce n’est finalement ni un astrologue, ni un astronome officiel, ni un mythologue diplômé qui va remettre l’église au milieu du village.
Hans August Rey, ce nom ne vous dira probablement rien mais nous allons y remédier.
Voilà sa biographie tirée de babelio :
Nationalité : États-Unis Né(e) à : Hambourg , le 16/09/1898 Mort(e) le : 26/08/1977
Biographie :Hans Augusto Reyersbach, né le 16 septembre 1898 à Hambourg, affiche très tôt des dons pour le dessin et un intérêt soutenu pour la vie animale. Margarete Elizabeth Waldstein, née dans la même ville le 16 mai 1906, s’intéresse, elle aussi à l’art. C’est au cours de leurs études au Bauhaus qu’ils feront connaissance. Après la Première Guerre, Hans gagne sa vie comme illustrateur, puis se rend à Rio, où il travaille quelques temps au sein de l’entreprise familiale. De son côté, Margarete, fuyant l’Allemagne nazie, s’est réfugiée au Brésil, où ils se marieront le 16 août 1935. https://www.babelio.com/auteur/Hans-Augusto-Rey/173899
A son crédit, divers ouvrages d’histoires pour enfants, notamment la série sur George le petit curieux.
Mais en dehors d’aimer les enfants, la nature et le dessin, H.A. Rey est astronome amateur. Et il a enfin l’idée d’allier ses passions pour finalement reconstruire de façon inspirée et intelligente les véritables tracés des constellations et astérismes pour apprendre aux enfants à repérer le ciel nocturne, les étoiles et tous ces éléments fascinants. Et il envoie du rêve !
Alors je vous propose, histoire d’en rire, de comparer les tracés officiels (sans les illustrations de Bode plaquée par dessus pour cacher la misère) et les tracés de H.A.Rey :
En haut, les officiels, en bas la version alternative de H.A. REY :
Commençons par la constellation GEMINI :
La constellation LEO :
La constellation VIRGO :
(source : wikipedia)
En voici d’autres :
LEPUS :
Constellation LACERTA (le lézard) :
et pour finir, URSAE MAJOR (la grande ourse – la constellation complète, pas l’astérisme du chariot ou grande casserole qui n’en est qu’une partie) :
On voit bien la tête de la Grande Ourse (Callisto transformée en ourse) hurler quand son fils arcas, chasseur, s’apprête à la tuer d’une flèche. Zeus intervient avant que le drâme n’arrive et les met tous les deux au ciel, Arcas devenant la petite ourse.
C’est la lecture de l’ouvrage passionnant de mythologie stellaire de David Warner Mathisen « Astrotheology for Life » qui a remis en lumière H.A. Rey et m’a permis de prendre connaissance de l’oeuvre de ce dernier. Il aurait été dommage que je ne vous en fasse pas profiter en cette fin d’année. Meilleurs voeux pour 2025.
Alors, pour finir, un petit sondage : Dans quelle équipe êtes-vous?
Les thèmes harmoniques, un vaste sujet. Découvertes par John Addey dans son ouvrage « Harmonics in astrology » et développées ensuite principalement par le génialissime David Hamblin dans ses deux ouvrages « The spirit of numbers – a new exploration of harmonic astrology » et « Harmonic astrology in practice » (il s’est concentré sur les harmoniques des nombres premiers (Fibonacci, c’est important en géométrie sacrée). Enfin, David Cochrane (voir sa chaîne Youtube : https://www.youtube.com/@CosmicCybernetics ) les place au coeur de son analyse.
En astrologie védique indienne (Jyotish), il y a une notion légèrement similaire de cartes divisées (shodasha vargas) qui ne sont pas identiques aux harmoniques sauf, notamment pour la 9e, la plus importante, la navamsha dont nous parlons aussi dans notre pdf gratuit.
Tout ça, au final, c’est lié à l’effet Vache-qui-rit. Vous comprendrez plus loin de quoi je veux parler.
Les thèmes harmoniques sont nommés ainsi car ils sont basés sur la notion de fréquence ou de résonance, ou d’ondes, un peu comme en musique ou encore de fractale (comme des poupées russes ou le syndrome des boucles d’oreilles de la Vache-qui-rit – ça y est, vous visualisez? Vous avez compris le titre de l’article? Bravo!). L’harmonique est un signal ou une onde dont la fréquence est un multiple (nombre entier) de la fréquence d’un signal ou d’une onde de référence.) Quand une corde ou un instrument à vent joue une note, d’autres vibrations « fantômes » appelées « harmoniques » l’accompagnent. Ces harmoniques sont des multiples de la note principale. Le son d’une guitare, d’un violon ou d’un saxophone varie à cause de l’intensité de ces harmoniques.
Si on prend le thème natal comme « note fondamentale », on se retrouve avec des harmoniques quand on multiplie les positions du thème par un nombre.
On peut aussi symboliser cela par une représentation sur un cercle, comme le zodiaque en 360° :
Si on superpose toutes les harmoniques principales, on se retrouve avec des motifs répétés :
Le mot « fractale » vient du latin « fractus » qui signifie « brisé ». En effet, une fractale est un objet géométrique « infiniment morcelé » dont des détails sont observables à une échelle arbitrairement choisie.
On retrouve les fractales en résonance orbitale mais ce n’est pas le sujet de cet article.
Les harmoniques sont traditionnellement un moyen d’étudier les aspects dominants puisque comme nous l’indiquons dans notre ouvrage :
Les conjonctions dans la 2e harmonique montrent des oppositions dans le thème du radix. La 3e harmonique montre des trines dans le radix. La 4ème harmonique montre les carrés et les oppositions (2×2 on retourne à 2). La 5ème harmonique montre les quintiles (360/ 5) La 6ème harmonique montre les sextiles, les trigones, les oppositions (comme 6 = 2 x 3). La 7e harmonique les septiles (360/ 7). La 8e les semi-carrés, sesquisquares, carrés, oppositions (comme 8 = 2 x 2 x 2, ou 4 x 2), et ainsi de suite…
Mais là où David Hamblin est révolutionnaire, c’est qu’il a mené des études statistiques sur les harmoniques des nombres premiers jusqu’à la 31ème qui sont généralement oubliés ou négligés et il a trouvé des archétypes intéressants que vous découvrirez dans notre compendium.
Plonger dans les harmoniques, c’est plonger dans l’infini. Infiniment grand, infiniment petit, selon. On retrouve ces phénomènes dans toute la géométrie sacrée, base de l’astrologie, et donc aussi dans la nature, le cosmos, le microcosme, le macrocosme. C’est magique !
Alors, quand vous regarderez à nouveau votre boîte de fromage pour enfants préférée, regardez bien ses boucles d’oreilles qui elles-mêmes contiennent une vache-qui-rit qui porte des boucles d’oreilles qui contiennent une vache qui rit qui…. (etc…)!
C’est « l’effet Droste », bref ce qu’on appelle une mise en abîme liée à la corécursivité. Regardez sur wikipedia ces termes étranges si vous ne le connaissez pas.
Regardez aussi le site cosmic-core pour voir la géométrie sacrée et les fractales dans la nature :
Pour en revenir à nos harmoniques, elles dépendent toutes du thème natal, harmonique H1 ou fondamentale.
Oui, vous avez désormais pourquoi l’astrologie syncrétique en fait tout un fromage et pourquoi le sympathique bovidé publicitaire rigole ! J’aurai préféré placer ici un dessin humoristique (il en existe un mais je ne sais plus quel est l’auteur, probablement Franquin ou Gotlib) mais de toute façon ce ne serait pas libre de droits.
Histoire de se détendre, voici une petite analyse symbolique du logo de l’astrologie syncrétique.
C’est une création plutôt onirique qui ne correspond pas à notre réalité mais qui reste porteuse de sens si on y regarde de plus près. L’objectif était, avant tout, de représenter certains concepts tout en les drapant de merveilleux, donc évidemment, le choix ne s’est pas porté sur une représentation exacte de notre système solaire. Ce n’était pas le but. Il ne faut donc pas prendre cette esquisse d’un mystérieux système planétaire inconnu au premier degré.
Au centre dans une sorte de fleur à pétales dorés rappelant un peu les résultats des tracés des résonances orbitales entre les planètes, on trouve une étincelle, l’Esprit du natif, sa partie divine. Pour la Terre elle pourrait provenir du Centre Galactique Sgr A*, situé au centre de notre galaxie et qui sert de point de repère pour le calcul de l’ayanamsha pour nos nakshatras (demeures lunaires indiennes). Cette fleur est inscrite dans un cercle sacré qui suggère le corps, le temple de l’âme pour l’incarnation en cours.
Autour, on peut voir de façon stylisée (qui ne correspond pas au système solaire d’ailleurs, c’est plutôt une évocation éthérée de celui-ci); une figuration du cercle intérieur, c’est à dire de l’environnement immédiat et qui correspond donc dans notre « Méthode Myriade » au zodiaque tropical et aux 24 termes solaires chinois. En haut, une sorte de triangle avec une étoile qui pour nous serait l’étoile polaire, autour de laquelle notre ciel semble tourner avec son cortège de constellations. L’étoile polaire (qui n’est pas toujours Polaris, puisque les étoiles se déplacent), est centrale dans la cosmologie chinoise et japonaise.
Vient ensuite une autre séparation, elle-aussi symbolique, qui correspond au cercle extérieur, bref, l’ensemble des étoiles visibles du point de vue de l’observateur. Pour la Terre, cela correspond à notre voûte céleste, à notre Voie Lactée. Dans notre monde (pas dans le monde de l’image), on y retrouve les xiùs mais aussi les nakshatras ainsi que les constellations de l’écliptique mais en fait en astrologie syncrétique on prend en compte toutes les étoiles visibles jusqu’à magnitude 6 via le système des parans. La voûte céleste correspondait à l’ancienne frontière des espaces connus pour les Anciens. Au-delà, était le domaine des dieux. Pour les hindous, les dévas avaient pour domicile les yogataras (étoiles déterminatrices) des nakshatras de la jyotish. Ces étoiles nous envoient une lumière qui met un certain temps à nous parvenir et qui est liée à leur distance en années-lumière. Elles sont donc indicatrice du passé. Elles sont aussi vectrices des messages de l’au-delà.
De façon humoristique sont représentées des pseudos constellations (qui ne correspondent pas à notre réalité), avec des figures d’animaux ou de plantes, par exemple, la limace, qui, je trouve, correspond bien à notre sentiment de lenteur dans le cadre de notre progression spirituelle sur Terre.
Au-delà, on arrive à ce que les anciens appelaient le firmament ou l’Empyrée, mais qui correspond en astrologie syncrétique à l’Espace profond et ses grands mystères. On y retrouve les dernières découvertes astronomiques représentées par des grosses masses étranges aux formes peu orthodoxes et louches (on en sait pas grand chose sur la plupart de ces élements extrêment puissants qui font se déplacer notre groupe local de galaxies vers l’Attracteur Shapley. On y retrouve notamment le répulseur du dipôle, le Grand Attracteur, le Grand mur de Sloane, le Point Froid (Cold Spot Repeller), l’Apex solaire, etc… qui sont des éléments pris en compte dans l’émergente astrologie galactique qui est intégrée à l’astrologie syncrétique tout en la dépouillant de ses atours récents les plus « illuminés » issus de la tendance « nouillage » (new age) qui se l’est accaparée.
Enfin pour qui sait regarder, on peut déceler un côté fractal à ces dessins, et cela correspond bien à la notion d’harmoniques et de résonance orbitale qui sont liés à la géométrie sacrée et la cosmobiologie, réels fondements de l’astrologie. La suite de Fibonacci est un élément clef pour la comprendre et on retrouve ces fractales et les nombres de cette suite dans la nature et l’espace, du microcosme au macrocosme, de la Terre au Ciel.
Nous espérons que vous aurez apprécié ce petit voyage qui n’est pas extérieur, comme on pourrait le penser, mais intérieur.
A l’origine, j’étais comme la plupart d’entre vous, un amateur de l’astrologie, se posant des questions sur sa vie, ses vies passées, son but d’incarnation et se demandant parmi les techniques astrologiques, lesquelles avaient un sens, lesquelles pouvaient porter une « vérité ». Devant la pléthore de systèmes (tropicaux, sidéraux), domifications, ayanamshas, je me suis vite trouvé confronté à la question du choix du « vrai » zodiaque, mes points de vue furent souvent remis en question et mes certitudes furent sévèrement bousculées au point que pendant un temps j’avais laissé de côté complètement l’astrologie, instatisfait des « réponses » données à ses problématiques et intuitivement persuadé que l’interprétation des étoiles dites « fixes » y était totalement farfelue, quel que soit le système. Et pourtant, ce qui m’avait fait m’intéresser à l’astrologie, à part la spiritualité, c’était mon émerveillement pour le cosmos et la nature, la lune, les planètes, le soleil et les magnifiques étoiles de la nuit.
Cela faisait longtemps que j’avais une idée qui me taraudait concernant les étoiles. Leur lumière vient du passé et quand on lève la tête la nuit pour les regarder, ce que l’on voit est l’étoile mais dont la lumière a parcouru une grande distance pour nous parvenir (les fameuses années-lumière).
J’ai voulu suggérer à un astrologue très connu d’écrire quelque chose de lié à cet effet dans le cadre de l’astrologie karmique et j’ai aussi pensé qu’il fallait réformer la façon dont on intègre les constellations. La personne en question était passé à autre chose (un autre domaine de spiritualité et une autre forme d’écriture).
J’ai consulté les blogs et j’en ai trouvé qui me semblaient très intéressants et une astrologue en particulier semblait disposée à se pencher sur la question avec moi mais, à l’époque, je ne m’estimais pas fait pour écrire un ouvrage et j’avais d’autres occupations (ce qui est d’ailleurs toujours le cas), bref pas le temps, pas la légitimité, pas l’envie (et en fait, la flemme, chacun son métier…).
Bref si nul astrologue ne prenait le temps de lever la tête, de réfléchir et d’écrire à ce sujet, en quoi cela était mon problème, vu que je n’en fais et ferait pas mon métier (je fais autre chose). Pour moi, c’était plus une passion et un système d’étude et de réflexion personnelle.
Alors j’ai laissé tout le fatras de côté pendant des années.
Au boulot il se trouve que j’avais deux collègues férues d’astrologie et j’échangeais avec elles sur diverses cartes mais sans aller plus à fond ni même évoquer vraiment mon point de vue. L’astrologie restait là, en filigrane, en sous-marin dans ma vie. Ma théorie était bonne pour rejoindre le musée des idées inachevées.
C’est la pandémie qui m’a donné « du temps » et qui est venue me botter les fesses et me réveiller (c’est le cas de le dire).
Je ne sais pas si c’est par le fait que je me suis retrouvé en « pause » professionnelle forcée puis en télétravail ou si c’est l’ambiance étrange de cette période, propice à l’introspection mais aussi à la paranoïa, mais cela est venu ricocher comme une boule de bowling faisant valdinguer les quilles de mon confort quotidien et de mon équilibre personnel.
Moi qui pouvait dormir sur commande et faire des nuits complètes, je me retrouvais d’un coup, réveillé en pleine nuit à penser à l’astrologie. Pourquoi? Je n’en sais rien !
Et le pire, c’est que tel un serpent de mer qui revient, l’idée d’étoiles indicatrices non seulement karmiques mais porteuses de messages de l’outre-monde venait à nouveau me titiller, puis tous mes questionnements sur la validité des systèmes astrologiques sont revenus me laminer l’esprit et il fallait donc que je mène une réflexion plus large sur l’astrologie pour supprimer mes doutes et pour pouvoir avancer.
Une petite voix est venue me travailler au corps pour que je cherche moi-même les réponses à mes questionnements. Alors j’ai cherché. Beaucoup. Dans différentes langues. Sur internet. Dans des livres. J’ai lu des trucs. J’ai lu de superbes idées. J’ai lu des âneries d’un niveau abyssal. J’ai réfléchi.
Le soir je m’endormais avec une question, le matin je me réveillais complètement éclaté comme si j’avais pas dormi, mais avec un début de réponse qui déclenchait d’autres questions. C’était sans fin. Comme une forme de harcèlement. J’avais l’impression de subir une sorte d’injonction assortie de contraintes qu’on m’envoyait depuis l’au-delà. (Croyez-moi, c’était fatigant et pas très … agréable, mais très enrichissant). J’ai fini par me prendre au jeu.
Au cours de mes recherches j’ai commencé à avoir des éléments de réponses qui m’ont débloqué en consultant les podcats de youtube d’Ernst Wilhelm et Vic di Cara et aussi celui de David Cochrane. Au niveau des livres, c’est David Warner Mathisen et son astrothéologie (et tous les mythes stellaires antiques du monde entier) qui sont venus enrichir ma réflexion.
Et j’ai commencé à écrire. Oh je ne l’ai pas fait pour être écrivain ou astrologue. Non, je voulais juste pouvoir retrouver le sommeil et cesser tous ces questionnements nocturnes qui me poussaient à l’insomnie alors que j’en avais rien à cirer avant. Et puis, vu que personne ne s’y collait pour écrire un tel bouquin, « on » m’a bien fait comprendre que ce serait mon « fardeau ».
Et donc j’ai essayé de répondre à toutes mes questions et c’est comme cela que j’ai entamé il y a quatre ans l’écriture de ce pavé de plus de 1500 pages.
Je voulais chercher à réconcilier les différentes astrologies du monde entier et de fil en aiguille je me suis retrouvé à écrire une sorte d’anthologie qui me dépasse. Non pas à but lucratif (qui voudrait publier un tel pavé? Et qui voudrait le lire ou l’acheter)? Et puis, je pars du principe que l’astrologie doit être gratuite. Chacun doit devenir son propre astrologue.
Alors aujourd’hui, maintenant que j’ai enfin fini ce travail de recherche herculéen (nous sommes en 2024), et que j’ai mis au point une technique permettant de retrouver nos vies passées et celles de nos ancêtres ainsi que leur localisation et le messsage de ces vies pour la vie présente, je mets tout cela à disposition gratuitement pour tous sous licence creative commons CC BY-ND-NC 4.0.
J’ai déposé le texte à la société des auteurs car avec le mal que je me suis donné et le temps que ça m’a pris, autant que j’en sois crédité comme auteur. Mais vous avez le droit de diffuser sur tout support cette oeuvre, de façon non lucrative, sans la modifier et en citant l’auteur.
C’est ça l’esprit de partage de Noël parait-il.
Ah, et au fait, si vous vous posez la question, oui, j’ai retrouvé le sommeil depuis que j’ai mis la main à la pâte.