A l’origine, j’étais comme la plupart d’entre vous, un amateur de l’astrologie, se posant des questions sur sa vie, ses vies passées, son but d’incarnation et se demandant parmi les techniques astrologiques, lesquelles avaient un sens, lesquelles pouvaient porter une « vérité ». Devant la pléthore de systèmes (tropicaux, sidéraux), domifications, ayanamshas, je me suis vite trouvé confronté à la question du choix du « vrai » zodiaque, mes points de vue furent souvent remis en question et mes certitudes furent sévèrement bousculées au point que pendant un temps j’avais laissé de côté complètement l’astrologie, instatisfait des « réponses » données à ses problématiques et intuitivement persuadé que l’interprétation des étoiles dites « fixes » y était totalement farfelue, quel que soit le système. Et pourtant, ce qui m’avait fait m’intéresser à l’astrologie, à part la spiritualité, c’était mon émerveillement pour le cosmos et la nature, la lune, les planètes, le soleil et les magnifiques étoiles de la nuit.
Cela faisait longtemps que j’avais une idée qui me taraudait concernant les étoiles. Leur lumière vient du passé et quand on lève la tête la nuit pour les regarder, ce que l’on voit est l’étoile mais dont la lumière a parcouru une grande distance pour nous parvenir (les fameuses années-lumière).
J’ai voulu suggérer à un astrologue très connu d’écrire quelque chose de lié à cet effet dans le cadre de l’astrologie karmique et j’ai aussi pensé qu’il fallait réformer la façon dont on intègre les constellations. La personne en question était passé à autre chose (un autre domaine de spiritualité et une autre forme d’écriture).
J’ai consulté les blogs et j’en ai trouvé qui me semblaient très intéressants et une astrologue en particulier semblait disposée à se pencher sur la question avec moi mais, à l’époque, je ne m’estimais pas fait pour écrire un ouvrage et j’avais d’autres occupations (ce qui est d’ailleurs toujours le cas), bref pas le temps, pas la légitimité, pas l’envie (et en fait, la flemme, chacun son métier…).
Bref si nul astrologue ne prenait le temps de lever la tête, de réfléchir et d’écrire à ce sujet, en quoi cela était mon problème, vu que je n’en fais et ferait pas mon métier (je fais autre chose). Pour moi, c’était plus une passion et un système d’étude et de réflexion personnelle.
Alors j’ai laissé tout le fatras de côté pendant des années.
Au boulot il se trouve que j’avais deux collègues férues d’astrologie et j’échangeais avec elles sur diverses cartes mais sans aller plus à fond ni même évoquer vraiment mon point de vue. L’astrologie restait là, en filigrane, en sous-marin dans ma vie. Ma théorie était bonne pour rejoindre le musée des idées inachevées.
C’est la pandémie qui m’a donné « du temps » et qui est venue me botter les fesses et me réveiller (c’est le cas de le dire).
Je ne sais pas si c’est par le fait que je me suis retrouvé en « pause » professionnelle forcée puis en télétravail ou si c’est l’ambiance étrange de cette période, propice à l’introspection mais aussi à la paranoïa, mais cela est venu ricocher comme une boule de bowling faisant valdinguer les quilles de mon confort quotidien et de mon équilibre personnel.
Moi qui pouvait dormir sur commande et faire des nuits complètes, je me retrouvais d’un coup, réveillé en pleine nuit à penser à l’astrologie. Pourquoi? Je n’en sais rien !
Et le pire, c’est que tel un serpent de mer qui revient, l’idée d’étoiles indicatrices non seulement karmiques mais porteuses de messages de l’outre-monde venait à nouveau me titiller, puis tous mes questionnements sur la validité des systèmes astrologiques sont revenus me laminer l’esprit et il fallait donc que je mène une réflexion plus large sur l’astrologie pour supprimer mes doutes et pour pouvoir avancer.
Une petite voix est venue me travailler au corps pour que je cherche moi-même les réponses à mes questionnements. Alors j’ai cherché. Beaucoup. Dans différentes langues. Sur internet. Dans des livres. J’ai lu des trucs. J’ai lu de superbes idées. J’ai lu des âneries d’un niveau abyssal. J’ai réfléchi.
Le soir je m’endormais avec une question, le matin je me réveillais complètement éclaté comme si j’avais pas dormi, mais avec un début de réponse qui déclenchait d’autres questions. C’était sans fin. Comme une forme de harcèlement. J’avais l’impression de subir une sorte d’injonction assortie de contraintes qu’on m’envoyait depuis l’au-delà. (Croyez-moi, c’était fatigant et pas très … agréable, mais très enrichissant). J’ai fini par me prendre au jeu.
Au cours de mes recherches j’ai commencé à avoir des éléments de réponses qui m’ont débloqué en consultant les podcats de youtube d’Ernst Wilhelm et Vic di Cara et aussi celui de David Cochrane. Au niveau des livres, c’est David Warner Mathisen et son astrothéologie (et tous les mythes stellaires antiques du monde entier) qui sont venus enrichir ma réflexion.
Et j’ai commencé à écrire. Oh je ne l’ai pas fait pour être écrivain ou astrologue. Non, je voulais juste pouvoir retrouver le sommeil et cesser tous ces questionnements nocturnes qui me poussaient à l’insomnie alors que j’en avais rien à cirer avant. Et puis, vu que personne ne s’y collait pour écrire un tel bouquin, « on » m’a bien fait comprendre que ce serait mon « fardeau ».
Et donc j’ai essayé de répondre à toutes mes questions et c’est comme cela que j’ai entamé il y a quatre ans l’écriture de ce pavé de plus de 1500 pages.
Je voulais chercher à réconcilier les différentes astrologies du monde entier et de fil en aiguille je me suis retrouvé à écrire une sorte d’anthologie qui me dépasse. Non pas à but lucratif (qui voudrait publier un tel pavé? Et qui voudrait le lire ou l’acheter)? Et puis, je pars du principe que l’astrologie doit être gratuite. Chacun doit devenir son propre astrologue.
Alors aujourd’hui, maintenant que j’ai enfin fini ce travail de recherche herculéen (nous sommes en 2024), et que j’ai mis au point une technique permettant de retrouver nos vies passées et celles de nos ancêtres ainsi que leur localisation et le messsage de ces vies pour la vie présente, je mets tout cela à disposition gratuitement pour tous sous licence creative commons CC BY-ND-NC 4.0.
J’ai déposé le texte à la société des auteurs car avec le mal que je me suis donné et le temps que ça m’a pris, autant que j’en sois crédité comme auteur. Mais vous avez le droit de diffuser sur tout support cette oeuvre, de façon non lucrative, sans la modifier et en citant l’auteur.
C’est ça l’esprit de partage de Noël parait-il.
Ah, et au fait, si vous vous posez la question, oui, j’ai retrouvé le sommeil depuis que j’ai mis la main à la pâte.
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