Comme nous l’avons vu, nous n’utilisons pas de zodiaque pour interpréter les étoiles dans le thème mais le fichier de parans.
Nous distinguerons plus particulièrement :
- Les étoiles « à effets éphémères » qui ont une distance faible par rapport à la terre et qui marquent plutôt des apprentissages spécifiques dans l’au-delà mais n’ont pas une charge karmique issue d’une vie passée ou à la limite une vie passée d’un ancêtre proche, et qui ne correspondent que très rarement à une vie antérieure du natif. Pour celles-ci on ne monte pas de fragments régressifs. Mais elles sont très puissantes car proches.
- Les étoiles karmiques (à partir de 50 années-lumières), on peut être sûr qu’on a une étoile « à charge karmique » qui va être lié soit à une de nos vies passées, soit à celle d’un membre de notre lignée.
- Les étoiles ayant un nom et/ou un mythe (quelle que soit l’origine de ce mythe). Plus le mythe est chargé, plus l’étoile est importante. Prendre en compte les étoiles nommées, cela peut paraître trivial, mais généralement leur nom vient de l’arabe et signifie quelque chose de très précis. D’où une interprétation.
- Uniquement les étoiles visibles à l’œil nu. Les autres étoiles sont considérées comme neutralisées. (Donc se reporter à la magnitude apparente et non pas à la magnitude absolue – magnitude 6 maximum).
- L’étoile lucide de la constellation (la plus brillante) est teintée par le mythe de la constellation quelle que soit sa classification. (Ce n’est pas toujours l’étoile nommée alpha, faîtes attention).
- Les quatre étoiles royales : Aldébaran, Antarès, Régulus et Fomalhaut qui marquaient les directions cardinales du ciel (ce n’est plus vrai aujourd’hui du fait de la précession, mais la charge mythologique persiste) ont une importance remarquable et une puissance particulière. Elles indiqueraient une connexion avec le royaume des Anges. Chacune d’entre elles est connectée à un archange. Régulus : Raphaël, Fomalhaut : Gabriel, Aldebaran : Michael, Antares : Uriel. En effet ces quatre étoiles étaient jadis « annonciatrices » des changements de saisons – équinoxes et solstices, (ce qui n’est plus le cas avec la précession des équinoxes) étaient considérées comme les « Gardiennes des Portes Célestes » et les « Gardiennes des Cieux », rôle qu’on peut effectivement attribuer aux Archanges. Nous expliquerons pourquoi ces sens persistent. Pour les perses, à chaque fois que ces étoiles apparaissaient dans le ciel sur un angle, c’était un signe de possible transformation de leurs vies. Pour eux, le Ciel était découpé en quatre secteurs qui étaient gardés par chacune de ces gardiennes mystiques. Ces quatre étoiles portent en elles un potentiel de succès incroyables (surtout en tant qu’accomplissement de fin de vie) mais toutes nécessitent de remporter une épreuve face à sa Némésis. D’après certains médiums, chaque étoile de ce groupe garde une porte stellaire qui mène à différentes zones sacrées normalement interdites aux humains.
- Les 15 étoiles béhéniennes utilisées en magie talismanique et qui permettent de débloquer des pouvoirs « magiques ». On les retrouve dans le Picatrix, ouvrage du moyen-âge.
- Les 58 étoiles utilisées en navigation et qui ont pour rôle de guider les humains, cela va de soi.
- Les étoiles qui marquent successivement le pôle nord céleste et le pôle sud céleste, sont des guides importantes qui nous ramènent sur notre chemin de vie et « à bon port » quand nous sommes perdus ou désorientés.
- Les étoiles indicatrices ou déterminatrices d’une nakshatra, d’une xiù, d’une manazil ou d’un astérisme important. Nous insisterons sur les manazils ou mansions arabes dans leur description. Pour ce qui est des nakshatras et xiùs, vous vous reporterez aux sections dédiées à leur interprétation.
- On classifie par magnitude. Plus la magnitude apparente a une valeur basse, plus l’étoile est brillante et donc puissante (sauf si elle n’a aucun mythe, auquel cas, elle sera moins puissante qu’une étoile moins brillante ayant un mythe associé).
- Les étoiles qui marquent les pôles des astres du système solaire. (Dans ce cas on rajoute à l’interprétation les valeurs de l’astre en question. Si l’étoile marque le nord, on considère les interprétations classiques de la planète en question. Si l’étoile marque le sud, on considère les interprétations de la planète concernée comme si elle était rétrograde.
- Pour l’étude des parans, on regarde la phase de l’étoile dans le fichier de paran pour savoir avec plus de précision quelle sera la partie de la vie qu’elle impactera davantage (étoiles de la jeunesse, étoiles de la maturité, étoiles de la fin de vie, etc…). La classification en phase stellaire prime sur le côté « éphémère » de l’étoile si c’est le cas.
- On classifie par type spectral (associé aux luminaires et aux planètes intérieures du système solaire). L’astre spectral tient lieu de gouverneur de l’étoile dans le thème. Regardez ses aspects et sa force et la maison dans laquelle il tombe. Vérifiez si par hasard, cet astre ne serait pas un co-régent karmique dans le thème natal. Ceci colore l’interprétation de l’étoile concernée. De la même manière, l’étoile est en paran avec une planète en règle générale. Prendre en compte les interprétations de cette planète dans le natal pour colorer l’interprétation de l’étoile. Nous utiliserons notamment les astres spectraux dans les fragments régressifs qui seront probablement le prochain sujet de ce blog. Mais aussi dans l’étude des vimshottari dashas et de ses sous-périodes.
