De quelle manière étudie-t-on les étoiles en astrologie syncrétique ?
Ce qui définit la position d’une étoile en astronomie, ce sont ses coordonnées équatoriales qui sont d’une part, la déclinaison et l’ascension droite. Par conséquent l’astrologie syncrétique va prendre en compte ce système qui permet une identification précise de la position des étoiles dans la voûte céleste.
Voici ce que nous dit wikipedia :
Le système de coordonnées équatoriales est un système de coordonnées célestes dont les valeurs sont indépendantes de la position de l’observateur. Ce système utilise un plan de référence et une direction de référence. Le plan de référence est la projection, sur la sphère céleste, de l’équateur de la Terre. Cette projection est l’équateur céleste qui divise le ciel en deux hémisphères ayant pour pôles la projection des pôles terrestres. La direction de référence est le point vernal : la direction du soleil lorsqu’il passe par la déclinaison nulle, dans le sens des déclinaisons croissantes, ce qui correspond à l’équinoxe de printemps dans l’hémisphère nord.
À partir de ces références, le système permet d’établir deux coordonnées angulaires : l’ascension droite et la déclinaison1,2.
- L’ascension droite (α) est l’angle mesuré sur l’équateur céleste à partir du point de référence. À partir de ce point, l’angle est mesuré vers l’est et comporte 24 divisions horaires. Chacune de ces heures mesure donc 15° et se divise en minutes et en secondes horaires.
- La déclinaison (δ) est l’angle mesuré sur le cercle horaire de l’astre considéré, entre l’équateur céleste et l’objet céleste observé. Elle se mesure en degrés, positifs pour les objets situés dans l’hémisphère nord et négatifs pour ceux de l’hémisphère sud. La déclinaison varie ainsi de -90° (pôle sud) à +90° (pôle nord) en passant par 0° à l’équateur céleste1.
L’ascension droite et la déclinaison sont les équivalents en astronomie équatoriale de la longitude et de la latitude terrestres. https://fr.wikipedia.org/wiki/Système_de_coordonnées_équatoriales
De ceci, on peut en déduire que le système de conjonctions classiques n’est pas pertinent et ne représente que très rarement de vraies occultations et uniquement pour certaines étoiles sur l’écliptique. Or, ce sont les étoiles visibles à l’œil nu de la sphère céleste qui nous intéressent et nous voulons travailler sur la base d’un parapegme en prévisionnel (nous en avons parlé lors de l’article précédent).
Ceci va donc nous amener c à ne pas travailler avec des conjonctions projetées sur la bande écliptique qui ne correspondent à « rien ». Voici ce que nous en disons dans le CHAPITRE VIII ETOILES, PARANS (PARANATELLONTA), PHASES STELLAIRES, PARAPEGME ET CONSTELLATIONS de notre pdf (pour rappel vous pouvez le télécharger gratuitement sur ce wordpress).
Prenons le « Mul.Apin » (𒀯𒀳). C’est un compendium d’étoiles écrit sur deux tablettes de terre cuite, une sorte de catalogue stellaire babylonien, avec les trois états des étoiles : le lever, la culmination, le coucher et leurs dates (idem pour les constellations). Les archéologues dateraient ces compendiums entre -2300 et -1370 ans. Bien évidemment, il ne reste que des copies (les fameuses tablettes qu’on a datées avec certitude cette fois pour l’an -686), les autres ayant subi l’érosion depuis le temps.
On y voit notamment les levers héliaques (En astronomie, le lever héliaque d’une étoile est le moment où cette étoile devient visible à l’est, au-dessus de l’horizon terrestre à l’aube, après une période où elle était cachée sous l’horizon, ou bien était située juste au-dessus de l’horizon mais noyée par la luminosité du Soleil) des étoiles Sirius, Arcturus, des Pléiades et bien sûr de la mystérieuse ceinture d’Orion. Orion, pour les égyptiens, les sumériens et les mayas, serait la porte d’entrée de la vie. Certains pensent même que ces peuples estimaient que la vie avait été ensemencée par « ceux qui sont venus des étoiles » …
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mul_Apin
Quel système astrologique prend en compte ces phases stellaires pour les étoiles dans la tradition ?
La technique des parans ou « paranatellonta ».
L’étymologie se décompose en trois parties :
– « para »- (παρά), un préfixe grec qui signifie « à côté de », « auprès de » ou « en parallèle ».
– « anatellonta » (du verbe ανατέλλω, anatellô), qui signifie « se lever », souvent en référence aux étoiles ou aux corps célestes.
– « ta », une terminaison utilisée dans la grammaire grecque ancienne pour désigner les objets ou les êtres qui font l’action du verbe.
Dans l’astronomie grecque ancienne, le terme paranatellonta (diminutif « paran ») se rapportait aux étoiles ou constellations qui se lèvent simultanément avec un autre corps céleste, généralement avec le soleil.
On peut également étudier les astres et étoiles qui se couchent en même temps, les culminations, les descensions, etc… et même panacher une étoile qui se lève en même temps qu’une planète ou une étoile se couche, tout est possible avec le système de paran qui a l’avantage d’être très visuel et de correspondre à une réalité. Ne vous inquiétez pas il existe des outils en ligne pour générer votre fichier de parans gratuitement. Nous les mentionons dans notre ouvrage.
C’est Bernadette Brady qui a remis au goût du jour cette technique en étudiant les écrits retrouvés de l’anonyme de 379 (un grec). Vettius Valens utilisait semble-t-il lui aussi cette technique. Et les mayas scrutaient le lever de vénus, les égyptiens celui de Sirius et les chinois s’intéressaient beaucoup aux étoiles circompolaires de la grande ourse et de la petite ourse et plus particulièrement de l’étoile polaire.
Ce n’est pas avec un système écliptique qu’on peut rendre compte de ces évènements. C’est pourquoi nous n’avons absolument pas besoin d’un zodiaque sidéral écliptique pour étudier les étoiles. Il faut changer de paradigme et revenir à la source de la tradition.
Et cela nous permettra ensuite d’utiliser le parapegme en prévisionnel. Et de monter les fragments régressifs karmiques, de faire de l’astrolocalisation croisée de vies passées en étudiant les étoiles situées grosso modo à la même distance en années-lumière, puis de regarder leur effet de retour dans le futur et enfin d’activer des mythes des constellations auxquelles elles appartiennent (pour les étoiles qui remplissent les conditions pour être activatrices de constellation.
Bref le paran est la technique centrale si vous voulez travailler avec les étoiles et les constellations en astrologie syncrétique.
Pas besoin d’utiliser un sextant ou un astrolable, même si ces outils sont fascinants et sont la preuve que les marins regardaient de près la position réelle des étoiles et leur latitude pour se guider. Et justement, nous voulons que les étoiles nous guident et ça tombe bien, vous ne le savez peut-être pas, mais ce sont les messagères de l’au-delà, du divin, de vos anges gardiens et elles vous aident à travailler sur votre karma issu de vos vies passées!
