Rencontre astrologique avec Françoise du Ciel bleu astrologie (et de la chaine un prénom, des histoires). Comme promis après l’entrevue qu’elle a menée pour me présenter à sa chaîne, c’est en quelque sorte le « match retour » et je la présente à mes auditeurs et auditrices. Au sommaire #astrologie #transgénérationnel #kinésiologie #mémoires cellulaires #astrologie karmique #astrologie humaniste #numerologie #astrologie holistique #astrogénéalogie #lignée familiale #projet sens
Concernant la « qualité » sonore de l’enregistrement nous vous présentons nos excuses, mais nous avons cumulé les imprévus techniques. Nous avions fait un premier enregistrement complet avorté (trahis par les programmes) et notre seconde tentative plus artisanale m’a laissé avec une voix inaudible et métallique. J’ai pu plus ou moins la retraiter mais elle est en retrait et totalement anormale (comme un personnage de dessin animé), mais c’était le prix à payer pour sauver la voix de mon invitée, car ce qui importe ce sont ses propos, son parcours de vie et son approche.
J’espère que malgré ce bémol et cet accouchement dans la douleur pour ce podcast, vous en apprécierez le contenu à juste titre.
Ceci sera peut-être la première d’une série avec des astrologues amateurs, semi professionnels ou professionnels ayant des approches particulières. Si vous êtes dans ce cas là, vous pouvez me contacter via le formulaire de contact sur mon blog https://astrologie-syncretique.com
Fin du silence radio sur ma chaîne youtube avec une petite vidéo explicative sur la notion de paran pour l’utilisation des étoiles en astrologie syncrétique.
Il n’existe pas de tradition immuable ; il n’existe que des traditions qui ont oublié leurs propres métamorphoses.
La tradition est souvent présentée comme un héritage immuable, transmis fidèlement depuis une origine presque sacrée. Pourtant, l’histoire raconte une toute autre réalité. Les traditions ne survivent pas parce qu’elles demeurent figées ; elles survivent parce qu’elles savent évoluer.
L’astrologie en est un exemple remarquable. Ce que nous appelons aujourd’hui la « Tradition astrologique » n’est pas le vestige intact d’un savoir originel. C’est un patrimoine vivant, façonné par des siècles de rencontres entre les civilisations, d’emprunts, de réinterprétations et d’adaptations. Loin d’être une rupture avec la tradition, le syncrétisme en constitue l’un des principaux moteurs.
Il convient d’ailleurs de rappeler que les traditions mésopotamiennes représentent les plus anciennes formes d’astrologie documentées à ce jour, et non nécessairement les premières à avoir existé. L’histoire de l’astrologie est indissociable de celle de l’écriture. Avant l’apparition des premières tablettes cunéiformes, les savoirs étaient transmis oralement. Il est vraisemblable que des observations symboliques du ciel existaient bien avant les premiers textes, mais leur contenu nous demeure largement inconnu. En histoire, l’absence de preuves ne constitue pas une preuve d’absence. Les archives délimitent ce que nous pouvons connaître avec certitude ; elles ne délimitent pas tout ce qui a existé.
Même le zodiaque babylonien, souvent considéré comme le point de départ de l’astrologie occidentale, est lui-même le résultat d’une longue évolution. Les premiers systèmes mésopotamiens sidéraux et reposaient sur le parcours de la Lune le long du chemin de Sîn, jalonné de constellations de dimensions inégales. Ce système, essentiellement lunaire, différait profondément du zodiaque classique que nous connaissons aujourd’hui. À partir du VIIIᵉ siècle avant notre ère, les astronomes babyloniens rationalisent progressivement cet héritage : ils simplifient les repères stellaires, réduisent le nombre de constellations utilisées et élaborent un zodiaque de douze constellations égales de 30° – très éloigné de la réalité du ciel. Ainsi, ce qui est souvent présenté comme une tradition « originelle » est déjà une réorganisation d’un système plus ancien.
C’est sur cette base que naît ensuite l’astrologie horoscopique dans le monde hellénistique, principalement à Alexandrie, entre le IIᵉ siècle av. J.-C. et le IIᵉ siècle apr. J.-C. Les savants grecs associent le zodiaque babylonien, les décans égyptiens et les développements géométriques et mathématiques grecs pour élaborer un système nouveau, qui sera exposé et systématisé par des auteurs tels que Claude Ptolémée dans la Tétrabible et Vettius Valens.? Le passage en tropical est une rationalisation d’un système sidéral plus ancien.
L’Inde possédait toutefois, bien avant cette rencontre, une tradition astronomique et astrologique déjà ancienne. Les Nakshatras (demeures lunaires), attestées depuis le Iᵉʳ millénaire av. J.-C. dans les textes védiques, formaient un système autonome fondé sur le cycle lunaire, utilisé pour le calendrier, les rituels et l’observation du ciel. Les premiers textes témoignant de l’influence hellénistique, comme le Yavanajataka (IIᵉ-IIIᵉ siècle apr. J.-C.), montrent non pas la naissance de l’astrologie indienne, mais l’intégration progressive des douze Rāśis (les constellations égales de 30 degrés) et des techniques horoscopiques grecques au corpus védique préexistant. Cette synthèse est ensuite approfondie par des érudits tels que Varāhamihira et consolidée dans des traités majeurs comme le Brihat Parashara Hora Shastra, où les apports hellénistiques sont réinterprétés à la lumière des concepts indiens de karma, de dharma et de moksha.
L’histoire ne s’arrête pas là. Les savants perses et arabes enrichissent à leur tour cet héritage avant de le transmettre à l’Europe médiévale, puis à la Renaissance, où il connaîtra de nouvelles transformations. À chaque époque, l’astrologie ne disparaît pas ; elle se réinvente. Ce qui perdure n’est pas une forme figée, mais une continuité intellectuelle capable d’intégrer de nouvelles connaissances sans perdre sa cohérence.
Cette dynamique dépasse largement le seul domaine de l’astrologie. L’histoire des religions montre qu’aucune grande tradition spirituelle ne s’est développée dans un vide culturel. Le judaïsme du Second Temple s’est construit au contact des mondes perse et hellénistique ; le christianisme s’est développé à partir du judaïsme tout en intégrant progressivement les catégories philosophiques grecques et certains usages du monde romain ou des cultures locales païennes; le bouddhisme s’est profondément transformé au fil de sa diffusion en Chine, au Tibet, en Corée ou au Japon ; l’hindouisme lui-même est le résultat d’une longue évolution ayant intégré des traditions védiques et non védiques. Dans tous les cas, les emprunts ne sont jamais de simples copies : ils sont assimilés, transformés et réinterprétés afin de devenir cohérents avec la vision du monde propre à la tradition qui les accueille.
Les courants ésotériques modernes poursuivent eux aussi cette dynamique. Le mouvement New Age en constitue sans doute l’exemple le plus connu. Il puise librement dans l’hindouisme, le bouddhisme, le taoïsme, l’hermétisme, la Kabbale, le chamanisme, la psychologie moderne ou encore l’ésotérisme occidental. Les critiques qui lui sont adressées ne tiennent pas au syncrétisme en lui-même, mais au fait que certains emprunts sont parfois simplifiés, décontextualisés ou réinterprétés sans une compréhension suffisante de leur cadre historique, philosophique ou spirituel. Le problème n’est donc pas le syncrétisme ; le problème est l’absence de méthode.
C’est précisément sur ce point que repose l’approche proposée dans cet ouvrage.
L’astrologie syncrétique n’est pas une nouvelle tradition ; c’est une méthode de lecture des traditions.
Elle ne prétend ni remplacer les écoles existantes ni les fusionner en une doctrine universelle qui effacerait leurs spécificités. Elle constitue avant tout une approche modulaire, comparable à une boîte à outils. Chaque tradition met à notre disposition des instruments différents, chacun possédant son domaine de compétence, ses forces et ses limites. Aucun artisan n’utilise tous ses outils pour réaliser chaque ouvrage ; il choisit ceux qui sont les plus adaptés à la tâche qu’il entreprend. Il en va de même pour l’astrologue syncrétique. Les techniques sont sélectionnées en fonction de la problématique étudiée, de leur pertinence, de leur compatibilité avec les autres outils retenus et, le cas échéant, des convictions philosophiques ou spirituelles de celui qui les emploie.
Cette liberté méthodologique implique toutefois une responsabilité considérable. Une astrologie syncrétique rigoureuse exige une connaissance approfondie des traditions auxquelles elle emprunte. Avant d’intégrer une technique, il faut en comprendre l’histoire, la philosophie, la logique interne et la fonction originelle. Il ne s’agit pas d’accumuler des pratiques, mais d’en extraire les principes essentiels afin d’évaluer leur complémentarité. Adapter ne signifie pas trahir. Une véritable synthèse respecte l’esprit des traditions qu’elle mobilise tout en les faisant dialoguer. Sans cette exigence, le syncrétisme dégénère rapidement en une simple « macédoine » conceptuelle type buffet fast-food à volonté de mauvaise qualité où les systèmes perdent leur cohérence et leur profondeur dans un espèce d’infâme catalogue de la redoute façon reader’s digest – L’auteur espère humblement avoir réussi à éviter cet écueil.
Cette démarche peut être comparée à celle d’un grand cru d’assemblage. Un grand vin d’assemblage n’est jamais un mélange improvisé de cépages. Le maître de chai connaît intimement les qualités de chacun d’eux, sélectionne les meilleurs terroirs, recherche leur complémentarité et ajuste leurs proportions jusqu’à obtenir un équilibre qu’aucun cépage ne pourrait atteindre isolément. À l’inverse, un mauvais assemblage ne fait qu’accumuler les défauts de ses composants. C’est le principal problème et reproche qu’on peut faire au New Age (ou « nouillage » comme disait Marie-Thérèse Des Brosses). Il en va de même pour l’astrologie syncrétique. Sa valeur ne dépend pas du nombre de traditions mobilisées, mais de la qualité de leur sélection, de la compréhension de leur nature et de l’harmonie de leur intégration. Comme en alchimie, l’objectif n’est pas d’empiler des ingrédients, mais de produire une transformation où l’ensemble devient supérieur à la somme de ses parties (principe de synergie).
Cette œuvre ne cherche donc ni à restaurer une hypothétique tradition originelle, ni à construire une synthèse définitive de toutes les astrologies. Elle propose une méthode : celle d’un syncrétisme réfléchi, argumenté et respectueux des héritages dont il s’inspire. Son ambition n’est pas d’effacer les traditions, mais de les faire dialoguer afin d’en dégager les principes les plus féconds pour répondre aux questions contemporaines.
Rejeter le syncrétisme au nom d’une prétendue « pureté originelle » revient finalement à oublier l’histoire même des traditions que l’on prétend défendre. Depuis le chemin mésopotamien de Sîn jusqu’aux écoles hellénistiques, indiennes, perses, arabes, européennes et contemporaines, l’astrologie s’est continuellement enrichie au contact d’autres cultures. Elle n’a pas survécu malgré le syncrétisme ; elle a survécu grâce à lui. La véritable fidélité à la Tradition ne consiste donc pas à figer son évolution, mais à poursuivre son histoire avec rigueur, discernement et respect.
L’astrologie syncrétique ne consiste pas à mobiliser simultanément l’ensemble des techniques qu’elle rassemble. Son corpus constitue une bibliothèque de méthodes et une boîte à outils, non une liste de procédures obligatoires. Dans une période de cancel culture et d’effacement des connaissances antiques néfaste et de travestissement des valeurs et des vérités, il est important aussi de mesurer sa portée de sauvegarde patrimoniale. Comme un artisan ne sort pas tous ses outils pour chaque ouvrage, ou comme un médecin ne prescrit pas tous les examens à chaque patient, l’astrologue syncrétique sélectionne uniquement les techniques pertinentes au regard de la question étudiée et avec des techniques qui correspondent à sa propre philosophie et à son éthique personnelle. La richesse du corpus réside moins dans le nombre de ses outils que dans la capacité à choisir les bons, au bon moment, pour la bonne problématique.
La bonne astrologie n’est pas celle que l’on vous impose ; c’est celle qui vous correspond.
C’est celle qui vous donne envie d’étudier, de chercher, d’expérimenter et de progresser. Celle qui, lorsque vous la pratiquez, vous met en confiance, vous apporte de la sérénité et nourrit votre curiosité. C’est une astrologie qui vous fait grandir et qui vous met en joie.
Vous n’avez pas besoin de directeurs de conscience pour penser à votre place, ni de marchands de certitudes pour vous dicter ce qu’il faut croire. Une tradition vivante n’exige pas l’obéissance ; elle invite à la compréhension, au discernement et à l’exploration.
Si votre pratique de l’astrologie ne vous ouvre pas également le regard, c’est que ce n’est pas l’astrologie qu’il vous faut. L’Astrologie nous rappelle que nous appartenons à un ensemble plus vaste où le Ciel, la Terre et l’être humain sont intimement liés. L’humain ne se tient ni au-dessus ni en dehors de cet équilibre : il baigne au milieu de cette relation permanente entre le cosmos et le monde vivant. Cette vision traverse de nombreuses grandes traditions ancestrales (néoplatoniciennes, chinoises, etc…), qui ont toutes cherché, chacune avec leur langage propre, à comprendre les correspondances entre le macrocosme et le microcosme (quelques exemples en images ci-dessous) :
Pratiquez l’astrologie qui fait sens pour vous, avec rigueur, honnêteté intellectuelle et respect des traditions dont elle est issue. C’est ainsi que chaque astrologue contribue, à son tour, à faire vivre un héritage qui n’a jamais cessé d’évoluer.
L’Astrologie syncrétique de Myriade, sous-titrée « École de la Théorie Unifiée », poursuit cette ambition, même si elle ne constitue pas, à proprement parler, une école astrologique. Il s’agit avant tout d’une démarche méthodologique visant à faire dialoguer les traditions, à en dégager les principes convergents et à proposer un cadre cohérent pour les articuler.
Cette approche n’a aucune vocation commerciale. Elle ne propose ni consultations, ni formations, ni certification, et ne cherche pas à constituer une nouvelle autorité en matière d’astrologie. Son objectif est uniquement de mettre à disposition une méthode de réflexion et un corpus de techniques librement accessibles à tous. Elle ne cherche pas à créer des disciples, mais à former des chercheurs.
L’ouvrage présentant cette démarche, ses fondements historiques, philosophiques et méthodologiques, ainsi que les techniques qui en découlent, est intégralement proposé gratuitement. Chacun est libre de s’en inspirer, de le questionner, de le critiquer, de l’enrichir ou de suivre une autre voie – mais pas d’en déformer le propos de l’auteur. C’est pour cela qu’il est protégé et en licence Creative common 4.0 international BY-NC-ND (interdiction d’y apporter des modifications). L’esprit de cette démarche n’est pas d’imposer une vérité, mais d’encourager la recherche, le dialogue entre les traditions et la libre exploration de l’art astrologique.
Pour y arriver elle s’évertue à appliquer une méthode pour choisir et renoncer aux techniques :
Protocole de convergence – La règle d’or méthodologique de l’astrologie syncrétique
L’intégration d’une technique au corpus de l’astrologie syncrétique n’est ni arbitraire, ni une simple accumulation. Elle répond à un processus strict de sélection, d’adaptation et d’unification.
Les Quatre Piliers de Justification
Pour être candidate à l’adoption, toute technique doit impérativement démontrer sa légitimité à travers d’ au moins l’un de ces fondements :
La Mythologie et l’Archéologie : Pour la résonance avec les structures archétypales et l’histoire des civilisations.
La Philosophie, le Mysticisme et les Religions : Pour la cohérence métaphysique et la quête de sens.
La Géométrie Sacrée : Pour l’expression des lois d’harmonie et des structures du cosmos.
L’Astronomie : Pour l’ancrage rigoureux dans les cycles célestes réels.
Le Test de Synergie et de Non-Contradiction : L’élément retenu doit s’insérer sans friction dans l’édifice existant. La validation finale repose sur :
La Compatibilité : L’outil doit enrichir le système sans en invalider les principes fondamentaux.
La Pertinence : L’ajout doit répondre à un besoin de précision ou de profondeur que les outils actuels ne couvrent pas encore.
La Fécondité interprétative : La valeur d’une technique se mesure aussi à sa capacité à accroître la lisibilité symbolique du système et à produire des interprétations ou prédictions cohérentes, justes et éclairantes. L’Adaptation Structurelle Si une technique présente un intérêt majeur mais s’avère incompatible en l’état, l’astrologie syncrétique en propose une variation ou une modification si elle est possible. Ce travail d’ajustement permet d’assimiler la substance de la technique tout en garantissant la fluidité et l’unité du système global. En l’absence de solution d’ adaptation viable, la technique est systématiquement écartée pour préserver l’intégrité du système. Par ailleurs, lorsque des approches issues de traditions différentes pointent vers une même vérité technique, l’ astrologie syncrétique considère ces données comme auto-validées par leur convergence : leur compatibilité mutuelle atteste de leur nature fondamentale.
L’elixir proposé n’est pas à boire cul sec sous peine de mal au crâne !Heureusement l’ouvrage est modulaireet vous pouvez piocher directement les chapitres qui vous intriguent, même si l’ordre de cette anthologie suit un fil conducteur.Rassurez-vous, ce n’est pas aussi compliqué que cela en a l’air, il suffit de savoir lire une carte du ciel, naviguer sur des menus internet et avoir un niveau intermédiaire en astrologie.L’auteur a néanmoins conscience que ce qu’il propose n’est pas pour tout le monde car c’est une astrologie de niche loin des poncifs mercantiles de tik tok, instagram, des sempiternelles explications sur les signes solaires ou de la météo astrale proposées par les chaînes youtube.
Les fragments régressifs sont issus des « messages » des étoiles dans le fichier de parans. On prend en compte le type spectral et l’astre du septénaire qui lui correspond (astre spectral), on prend en compte la magnitude pour la puissance du mythe concerné et on prend la distance en années-lumière de l’étoile pour remonter le temps car la lumière de l’étoile telle qu’on la voit au moment de notre naissance a mis un certain temps à nous parvenir et correspond donc non pas à l’étoile à l’instant T mais à l’étoile telle qu’elle était il y a X années-lumière (sa distance). Ensuite on monte le fragment : c’est très simple, c’est la carte du ciel au moment défini par la distance en années-lumière de l’étoile. On ne prend en compte dans la carte du fragment que les éléments liés au passé : la Lune, qui règne sur la nuit et les étoiles et qui est une mémoire magique. Le nœud sud, indicateur des vies passées. Et l’astre spectral et les planètes du septénaire qui sont en paran avec l’étoile.
On regroupe les étoiles pouvant concerner une même vie (tranche de distance approximée à 50 Années-lumière) et on monte les fragments concernés. Ensuite on monte les carte d’astrolocalisation, on les superpose et on obtient des nœuds et des courbes superposées. Et ensuite on tranche avec le contexte historique des lieux définis et les informations des cartes de fragments obtenues et on reconstruit la narration de la vie passée concernée et de son impact éventuel sur la vie présente.
L’ancrage des fragments régressifs :
En astrologie syncrétique, chaque fragment régressif correspond à un thème symbolique partiel. Il ne s’agit ni du thème de la vie passée, ni d’une tentative de reconstitution biographique exhaustive, mais d’un éclat significatif issu d’une incarnation antérieure. Chaque fragment représente un moment, une dynamique ou un tronçon karmique précis, activé par une étoile donnée à travers les parans et sa distance temporelle en années-lumière. Pour les monter il y a des conventions qui ont une base justifiable. Il nous faut un jour, un mois, une année, une heure et un lieu de de régression symbolique. Le fragment n’est donc absolument pas une carte réelle comme celle de votre thème natal. Ce n’est pas le thème de la vie passée non plus. Il est important de bien le comprendre. Ensuite, il faut choisir en partant des informations dont nous disposons.
Pour monter un fragment régressif, « l’ancrage » se fait volontairement sur le lieu de naissance actuel du natif. Ce choix n’implique en aucun cas que ce lieu corresponde à celui de la vie passée (ce n’est quasiment jamais le cas d’ailleurs) ; il constitue un point de résonance karmique disponible dans l’incarnation présente. On rattache la carte de fragment à l’individu et sa vie actuelle en utilisant cette méthode. C’est ce qu’on appelle « l’ancrage ». Le lieu est donc traité comme un repère symbolique et opératif, non comme une donnée historique. Il permet de donner une assise commune aux fragments, afin qu’ils puissent être calculés, comparés et interprétés dans un même référentiel.
Pris isolément, un fragment n’a pas vocation à décrire une vie entière, ni à localiser précisément une incarnation antérieure. C’est le croisement de plusieurs fragments, issus de différentes étoiles et de différentes profondeurs temporelles, qui permet de faire émerger des événements structurants, des thèmes récurrents et des continuités de sens. Ce travail de confrontation progressive permet de reconstituer des lignes karmiques cohérentes, révélant des séquences de vie, des épreuves, des dons ou des missions non résolues. Ceci permet ensuite une narration karmique à la façon d’une reconstitution historique. Voilà pour l’histoire et le personnage principal : le « Vous » d’il y a quelques vies.
Ce même principe de croisement s’applique à l’espace et à la géographie. En superposant les fragments et en observant leurs convergences, il devient possible de dégager des zones de résonance géographique, suggérant des lieux probables de vie passée ainsi que d’éventuels déplacements vitaux : migrations, exils, itinéraires initiatiques, routes commerciales ou spirituelles. Il ne s’agit jamais d’une certitude cartographique, mais d’une convergence symbolique, fondée sur la répétition et la cohérence des indices issus des fragments.
L’ancrage se poursuit donc avec la date de naissance modifiée : Jour de naissance / Mois de naissance / Année régressée (année de naissance – distance connue en année lumière de l’étoile du fragment). C’est une approximation pour les étoiles les plus éloignées mais le fait d’étudier vos vies passées procède d’un choix comme poser une question en astrologie horaire et le même principe s’applique. La connaissance de la distance en années-lumière supposée de l’étoile à l’instant T est liée symboliquement au moment où vous choisissez vraiment d’utiliser la technique. En astrologie horaire, c’est le moment où vous posez la question à l’astrologue. Là, c’est le moment ou vous montez les fragments et ouvrez votre intuition sur cette question.
Il reste le choix de l’heure. Il est épineux. Nous ne connaissons pas l’heure de naissance de la vie passée.
L’heure signature vibratoire numérologique universelle- code rythmique personnel de l’âme dans l’incarnation présente :
Dans les fragments régressifs, l’heure n’est pas traitée comme un instant temporel historique, mais comme une signature vibratoire numérologique universelle. Elle ne renvoie ni à une heure civile passée ni à une heure astronomique réelle, mais à un code rythmique propre à l’âme actuelle, dérivé des chiffres de l’heure de naissance présente. C’est donc de la numérologie comme pour les fameux portails de l’Ascension vers la 5D des partisans du Nouvel Âge. C’est de la « vibration numérologique et symbolique » ramenée néanmoins à l’individu. Il convient de se libérer du fuseau horaire de naissance pour s’ouvrir au champs des possibles symboliques.
Les chiffres de l’heure natale sont conservés à l’identique et projetés tels quels, non convertis, en Temps Universel. Ce choix vise à neutraliser toute dépendance aux fuseaux horaires, aux contextes géographiques et aux hypothèses de lieux d’incarnation antérieurs inconnus au moment où l’on monte les fragments (l’enquête est longue). L’heure cesse ainsi d’être un événement pour devenir une structure : 12h57 n’est pas midi cinquante-sept dans le passé et n’est plus midi cinquante-sept au moment de la naissance, mais une organisation du rapport au temps, un rythme d’incarnation, une forme stable qui traverse les fragments.
Le recours au Temps Universel s’impose comme un repère abstrait et non local, cohérent avec la nature cosmique des étoiles fixes et des parans. Il évite toute correction arbitraire liée à des horaires hypothétiques et aligne l’ensemble du dispositif sur un référentiel universel, indépendant des découpages terrestres. L’heure devient alors comparable d’un fragment à l’autre, sans variation parasite.
Cette signature vibratoire agit comme un invariant transversal. Elle imprègne tous les fragments d’un même natif, quelle que soit l’année régressive obtenue par la distance en années-lumière de l’étoile considérée. Elle permet leur confrontation sans dispersion et sert de clé de cohérence interne, facilitant l’identification de motifs récurrents, de résonances karmiques et de continuités de sens.
L’heure signature vibratoire numérologique universelle ne vise pas à reconstituer une heure passée, mais à fournir un ancrage rythmique commun grâce auquel les fragments peuvent être mis en résonance, comparés et agrégés. Elle participe ainsi à l’exploration de la continuité de l’âme à travers les étoiles, sans jamais confondre symbolique karmique et chronologie historique.
Trouver une résonance historique et géographique pour faire une reconstitution karmique des fragments pertinentes :
Grâce à ces divers éléments, vous comprenez mieux peut-être la base philosophique des fragments régressifs. Ensuite à vous d’enquêter avec vos croisements de fragments, de carte astrokarmiques et en confrontant tout cela au thème natal bien sûr mais surtout à la conjoncture historique et géographique de vos hypothèses.
Cherchez sur internet, utilisez l’intelligence artificielle, lisez des livres d’histoire et de géographie, enquêtez et suivez aussi votre ressenti personnel.
Les dates des fragments doivent correspondre à des évènements locaux de l’époque saillants. C’est un indice fort que l’on ne s’est pas trompé.
Evidemment il découle de tout cela que plus on a d’étoiles concernant une même vie, plus on a de détail et on peut reconstituer la vie dans ses différentes étapes et les cartes astrocartographiques deviennent alors excessivement parlantes. Vous SAUREZ que vous avez trouvé.
C’est bien sûr plus compliqué quand on a une vie (généralement très ancienne) avec un seul fragment. Pour localiser, vous n’aurez pas beaucoup de croisements ou de superpositions sur la carte d’un seul fragment. Mais la méthode reste la même. Nous espérons que vous avez compris comment (et surtout pourquoi) nous utilisons les fragments de cette manière.
Création d’une chaine youtube non monétisée où je posterai de temps en temps des petites vidéos thématiques. Je ne créerai pas de sujet sur le blog pour les annoncer mais posterait des commentaires sur celui-ci pour annoncer les nouvelles sorties.
De quelle manière étudie-t-on les étoiles en astrologie syncrétique ? Ce qui définit la position d’une étoile en astronomie, ce sont ses coordonnées équatoriales qui sont d’une part, la déclinaison et l’ascension droite. Par conséquent l’astrologie syncrétique va prendre en compte ce système qui permet une identification précise de la position des étoiles dans la voûte céleste.
Voici ce que nous dit wikipedia :
Le système de coordonnées équatoriales est un système de coordonnées célestes dont les valeurs sont indépendantes de la position de l’observateur. Ce système utilise un plan de référence et une direction de référence. Le plan de référence est la projection, sur la sphère céleste, de l’équateur de la Terre. Cette projection est l’équateur céleste qui divise le ciel en deux hémisphères ayant pour pôles la projection des pôles terrestres. La direction de référence est le point vernal : la direction du soleil lorsqu’il passe par la déclinaison nulle, dans le sens des déclinaisons croissantes, ce qui correspond à l’équinoxe de printemps dans l’hémisphère nord.
L’ascension droite (α) est l’angle mesuré sur l’équateur céleste à partir du point de référence. À partir de ce point, l’angle est mesuré vers l’est et comporte 24 divisions horaires. Chacune de ces heures mesure donc 15° et se divise en minutes et en secondes horaires.
La déclinaison (δ) est l’angle mesuré sur le cercle horaire de l’astre considéré, entre l’équateur céleste et l’objet céleste observé. Elle se mesure en degrés, positifs pour les objets situés dans l’hémisphère nord et négatifs pour ceux de l’hémisphère sud. La déclinaison varie ainsi de -90° (pôle sud) à +90° (pôle nord) en passant par 0° à l’équateur céleste1.
De ceci, on peut en déduire que le système de conjonctions classiques n’est pas pertinent et ne représente que très rarement de vraies occultations et uniquement pour certaines étoiles sur l’écliptique. Or, ce sont les étoiles visibles à l’œil nu de la sphère céleste qui nous intéressent et nous voulons travailler sur la base d’un parapegme en prévisionnel (nous en avons parlé lors de l’article précédent).
Ceci va donc nous amener c à ne pas travailler avec des conjonctions projetées sur la bande écliptique qui ne correspondent à « rien ». Voici ce que nous en disons dans le CHAPITRE VIII ETOILES, PARANS (PARANATELLONTA), PHASES STELLAIRES, PARAPEGME ET CONSTELLATIONS de notre pdf (pour rappel vous pouvez le télécharger gratuitement sur ce wordpress).
Prenons le « Mul.Apin » (𒀯𒀳). C’est un compendium d’étoiles écrit sur deux tablettes de terre cuite, une sorte de catalogue stellaire babylonien, avec les trois états des étoiles : le lever, la culmination, le coucher et leurs dates (idem pour les constellations). Les archéologues dateraient ces compendiums entre -2300 et -1370 ans. Bien évidemment, il ne reste que des copies (les fameuses tablettes qu’on a datées avec certitude cette fois pour l’an -686), les autres ayant subi l’érosion depuis le temps.
On y voit notamment les levers héliaques (En astronomie, le lever héliaque d’une étoile est le moment où cette étoile devient visible à l’est, au-dessus de l’horizon terrestre à l’aube, après une période où elle était cachée sous l’horizon, ou bien était située juste au-dessus de l’horizon mais noyée par la luminosité du Soleil) des étoiles Sirius, Arcturus, des Pléiades et bien sûr de la mystérieuse ceinture d’Orion. Orion, pour les égyptiens, les sumériens et les mayas, serait la porte d’entrée de la vie. Certains pensent même que ces peuples estimaient que la vie avait été ensemencée par « ceux qui sont venus des étoiles » …
Quel système astrologique prend en compte ces phases stellaires pour les étoiles dans la tradition ?
La technique des parans ou « paranatellonta ».
L’étymologie se décompose en trois parties :
– « para »- (παρά), un préfixe grec qui signifie « à côté de », « auprès de » ou « en parallèle ».
– « anatellonta » (du verbe ανατέλλω, anatellô), qui signifie « se lever », souvent en référence aux étoiles ou aux corps célestes.
– « ta », une terminaison utilisée dans la grammaire grecque ancienne pour désigner les objets ou les êtres qui font l’action du verbe.
Dans l’astronomie grecque ancienne, le terme paranatellonta (diminutif « paran ») se rapportait aux étoiles ou constellations qui se lèvent simultanément avec un autre corps céleste, généralement avec le soleil.
On peut également étudier les astres et étoiles qui se couchent en même temps, les culminations, les descensions, etc… et même panacher une étoile qui se lève en même temps qu’une planète ou une étoile se couche, tout est possible avec le système de paran qui a l’avantage d’être très visuel et de correspondre à une réalité. Ne vous inquiétez pas il existe des outils en ligne pour générer votre fichier de parans gratuitement. Nous les mentionons dans notre ouvrage.
C’est Bernadette Brady qui a remis au goût du jour cette technique en étudiant les écrits retrouvés de l’anonyme de 379 (un grec). Vettius Valens utilisait semble-t-il lui aussi cette technique. Et les mayas scrutaient le lever de vénus, les égyptiens celui de Sirius et les chinois s’intéressaient beaucoup aux étoiles circompolaires de la grande ourse et de la petite ourse et plus particulièrement de l’étoile polaire.
Ce n’est pas avec un système écliptique qu’on peut rendre compte de ces évènements. C’est pourquoi nous n’avons absolument pas besoin d’un zodiaque sidéral écliptique pour étudier les étoiles. Il faut changer de paradigme et revenir à la source de la tradition.
Et cela nous permettra ensuite d’utiliser le parapegme en prévisionnel. Et de monter les fragments régressifs karmiques, de faire de l’astrolocalisation croisée de vies passées en étudiant les étoiles situées grosso modo à la même distance en années-lumière, puis de regarder leur effet de retour dans le futur et enfin d’activer des mythes des constellations auxquelles elles appartiennent (pour les étoiles qui remplissent les conditions pour être activatrices de constellation.
Bref le paran est la technique centrale si vous voulez travailler avec les étoiles et les constellations en astrologie syncrétique.
Pas besoin d’utiliser un sextant ou un astrolable, même si ces outils sont fascinants et sont la preuve que les marins regardaient de près la position réelle des étoiles et leur latitude pour se guider. Et justement, nous voulons que les étoiles nous guident et ça tombe bien, vous ne le savez peut-être pas, mais ce sont les messagères de l’au-delà, du divin, de vos anges gardiens et elles vous aident à travailler sur votre karma issu de vos vies passées!