Histoire de se détendre, voici une petite analyse symbolique du logo de l’astrologie syncrétique.
C’est une création plutôt onirique qui ne correspond pas à notre réalité mais qui reste porteuse de sens si on y regarde de plus près. L’objectif était, avant tout, de représenter certains concepts tout en les drapant de merveilleux, donc évidemment, le choix ne s’est pas porté sur une représentation exacte de notre système solaire. Ce n’était pas le but. Il ne faut donc pas prendre cette esquisse d’un mystérieux système planétaire inconnu au premier degré.
Au centre dans une sorte de fleur à pétales dorés rappelant un peu les résultats des tracés des résonances orbitales entre les planètes, on trouve une étincelle, l’Esprit du natif, sa partie divine. Pour la Terre elle pourrait provenir du Centre Galactique Sgr A*, situé au centre de notre galaxie et qui sert de point de repère pour le calcul de l’ayanamsha pour nos nakshatras (demeures lunaires indiennes). Cette fleur est inscrite dans un cercle sacré qui suggère le corps, le temple de l’âme pour l’incarnation en cours.
Autour, on peut voir de façon stylisée (qui ne correspond pas au système solaire d’ailleurs, c’est plutôt une évocation éthérée de celui-ci); une figuration du cercle intérieur, c’est à dire de l’environnement immédiat et qui correspond donc dans notre « Méthode Myriade » au zodiaque tropical et aux 24 termes solaires chinois. En haut, une sorte de triangle avec une étoile qui pour nous serait l’étoile polaire, autour de laquelle notre ciel semble tourner avec son cortège de constellations. L’étoile polaire (qui n’est pas toujours Polaris, puisque les étoiles se déplacent), est centrale dans la cosmologie chinoise et japonaise.
Vient ensuite une autre séparation, elle-aussi symbolique, qui correspond au cercle extérieur, bref, l’ensemble des étoiles visibles du point de vue de l’observateur. Pour la Terre, cela correspond à notre voûte céleste, à notre Voie Lactée. Dans notre monde (pas dans le monde de l’image), on y retrouve les xiùs mais aussi les nakshatras ainsi que les constellations de l’écliptique mais en fait en astrologie syncrétique on prend en compte toutes les étoiles visibles jusqu’à magnitude 6 via le système des parans. La voûte céleste correspondait à l’ancienne frontière des espaces connus pour les Anciens. Au-delà, était le domaine des dieux. Pour les hindous, les dévas avaient pour domicile les yogataras (étoiles déterminatrices) des nakshatras de la jyotish. Ces étoiles nous envoient une lumière qui met un certain temps à nous parvenir et qui est liée à leur distance en années-lumière. Elles sont donc indicatrice du passé. Elles sont aussi vectrices des messages de l’au-delà.
De façon humoristique sont représentées des pseudos constellations (qui ne correspondent pas à notre réalité), avec des figures d’animaux ou de plantes, par exemple, la limace, qui, je trouve, correspond bien à notre sentiment de lenteur dans le cadre de notre progression spirituelle sur Terre.
Au-delà, on arrive à ce que les anciens appelaient le firmament ou l’Empyrée, mais qui correspond en astrologie syncrétique à l’Espace profond et ses grands mystères. On y retrouve les dernières découvertes astronomiques représentées par des grosses masses étranges aux formes peu orthodoxes et louches (on en sait pas grand chose sur la plupart de ces élements extrêment puissants qui font se déplacer notre groupe local de galaxies vers l’Attracteur Shapley. On y retrouve notamment le répulseur du dipôle, le Grand Attracteur, le Grand mur de Sloane, le Point Froid (Cold Spot Repeller), l’Apex solaire, etc… qui sont des éléments pris en compte dans l’émergente astrologie galactique qui est intégrée à l’astrologie syncrétique tout en la dépouillant de ses atours récents les plus « illuminés » issus de la tendance « nouillage » (new age) qui se l’est accaparée.
Enfin pour qui sait regarder, on peut déceler un côté fractal à ces dessins, et cela correspond bien à la notion d’harmoniques et de résonance orbitale qui sont liés à la géométrie sacrée et la cosmobiologie, réels fondements de l’astrologie. La suite de Fibonacci est un élément clef pour la comprendre et on retrouve ces fractales et les nombres de cette suite dans la nature et l’espace, du microcosme au macrocosme, de la Terre au Ciel.
Nous espérons que vous aurez apprécié ce petit voyage qui n’est pas extérieur, comme on pourrait le penser, mais intérieur.
Fraternelles pensées.
