Les fragments régressifs sont issus des « messages » des étoiles dans le fichier de parans. On prend en compte le type spectral et l’astre du septénaire qui lui correspond (astre spectral), on prend en compte la magnitude pour la puissance du mythe concerné et on prend la distance en années-lumière de l’étoile pour remonter le temps car la lumière de l’étoile telle qu’on la voit au moment de notre naissance a mis un certain temps à nous parvenir et correspond donc non pas à l’étoile à l’instant T mais à l’étoile telle qu’elle était il y a X années-lumière (sa distance). Ensuite on monte le fragment : c’est très simple, c’est la carte du ciel au moment défini par la distance en années-lumière de l’étoile. On ne prend en compte dans la carte du fragment que les éléments liés au passé : la Lune, qui règne sur la nuit et les étoiles et qui est une mémoire magique. Le nœud sud, indicateur des vies passées. Et l’astre spectral et les planètes du septénaire qui sont en paran avec l’étoile.
On regroupe les étoiles pouvant concerner une même vie (tranche de distance approximée à 50 Années-lumière) et on monte les fragments concernés. Ensuite on monte les carte d’astrolocalisation, on les superpose et on obtient des nœuds et des courbes superposées. Et ensuite on tranche avec le contexte historique des lieux définis et les informations des cartes de fragments obtenues et on reconstruit la narration de la vie passée concernée et de son impact éventuel sur la vie présente.
L’ancrage des fragments régressifs :
En astrologie syncrétique, chaque fragment régressif correspond à un thème symbolique partiel. Il ne s’agit ni du thème de la vie passée, ni d’une tentative de reconstitution biographique exhaustive, mais d’un éclat significatif issu d’une incarnation antérieure. Chaque fragment représente un moment, une dynamique ou un tronçon karmique précis, activé par une étoile donnée à travers les parans et sa distance temporelle en années-lumière. Pour les monter il y a des conventions qui ont une base justifiable. Il nous faut un jour, un mois, une année, une heure et un lieu de de régression symbolique. Le fragment n’est donc absolument pas une carte réelle comme celle de votre thème natal. Ce n’est pas le thème de la vie passée non plus. Il est important de bien le comprendre. Ensuite, il faut choisir en partant des informations dont nous disposons.
Pour monter un fragment régressif, « l’ancrage » se fait volontairement sur le lieu de naissance actuel du natif. Ce choix n’implique en aucun cas que ce lieu corresponde à celui de la vie passée (ce n’est quasiment jamais le cas d’ailleurs) ; il constitue un point de résonance karmique disponible dans l’incarnation présente. On rattache la carte de fragment à l’individu et sa vie actuelle en utilisant cette méthode. C’est ce qu’on appelle « l’ancrage ». Le lieu est donc traité comme un repère symbolique et opératif, non comme une donnée historique. Il permet de donner une assise commune aux fragments, afin qu’ils puissent être calculés, comparés et interprétés dans un même référentiel.
Pris isolément, un fragment n’a pas vocation à décrire une vie entière, ni à localiser précisément une incarnation antérieure. C’est le croisement de plusieurs fragments, issus de différentes étoiles et de différentes profondeurs temporelles, qui permet de faire émerger des événements structurants, des thèmes récurrents et des continuités de sens. Ce travail de confrontation progressive permet de reconstituer des lignes karmiques cohérentes, révélant des séquences de vie, des épreuves, des dons ou des missions non résolues. Ceci permet ensuite une narration karmique à la façon d’une reconstitution historique. Voilà pour l’histoire et le personnage principal : le « Vous » d’il y a quelques vies.
Ce même principe de croisement s’applique à l’espace et à la géographie. En superposant les fragments et en observant leurs convergences, il devient possible de dégager des zones de résonance géographique, suggérant des lieux probables de vie passée ainsi que d’éventuels déplacements vitaux : migrations, exils, itinéraires initiatiques, routes commerciales ou spirituelles. Il ne s’agit jamais d’une certitude cartographique, mais d’une convergence symbolique, fondée sur la répétition et la cohérence des indices issus des fragments.
L’ancrage se poursuit donc avec la date de naissance modifiée : Jour de naissance / Mois de naissance / Année régressée (année de naissance – distance connue en année lumière de l’étoile du fragment). C’est une approximation pour les étoiles les plus éloignées mais le fait d’étudier vos vies passées procède d’un choix comme poser une question en astrologie horaire et le même principe s’applique. La connaissance de la distance en années-lumière supposée de l’étoile à l’instant T est liée symboliquement au moment où vous choisissez vraiment d’utiliser la technique. En astrologie horaire, c’est le moment où vous posez la question à l’astrologue. Là, c’est le moment ou vous montez les fragments et ouvrez votre intuition sur cette question.
Il reste le choix de l’heure. Il est épineux. Nous ne connaissons pas l’heure de naissance de la vie passée.
L’heure signature vibratoire numérologique universelle- code rythmique personnel de l’âme dans l’incarnation présente :
Dans les fragments régressifs, l’heure n’est pas traitée comme un instant temporel historique, mais comme une signature vibratoire numérologique universelle. Elle ne renvoie ni à une heure civile passée ni à une heure astronomique réelle, mais à un code rythmique propre à l’âme actuelle, dérivé des chiffres de l’heure de naissance présente. C’est donc de la numérologie comme pour les fameux portails de l’Ascension vers la 5D des partisans du Nouvel Âge. C’est de la « vibration numérologique et symbolique » ramenée néanmoins à l’individu. Il convient de se libérer du fuseau horaire de naissance pour s’ouvrir au champs des possibles symboliques.
Les chiffres de l’heure natale sont conservés à l’identique et projetés tels quels, non convertis, en Temps Universel. Ce choix vise à neutraliser toute dépendance aux fuseaux horaires, aux contextes géographiques et aux hypothèses de lieux d’incarnation antérieurs inconnus au moment où l’on monte les fragments (l’enquête est longue). L’heure cesse ainsi d’être un événement pour devenir une structure : 12h57 n’est pas midi cinquante-sept dans le passé et n’est plus midi cinquante-sept au moment de la naissance, mais une organisation du rapport au temps, un rythme d’incarnation, une forme stable qui traverse les fragments.
Le recours au Temps Universel s’impose comme un repère abstrait et non local, cohérent avec la nature cosmique des étoiles fixes et des parans. Il évite toute correction arbitraire liée à des horaires hypothétiques et aligne l’ensemble du dispositif sur un référentiel universel, indépendant des découpages terrestres. L’heure devient alors comparable d’un fragment à l’autre, sans variation parasite.
Cette signature vibratoire agit comme un invariant transversal. Elle imprègne tous les fragments d’un même natif, quelle que soit l’année régressive obtenue par la distance en années-lumière de l’étoile considérée. Elle permet leur confrontation sans dispersion et sert de clé de cohérence interne, facilitant l’identification de motifs récurrents, de résonances karmiques et de continuités de sens.
L’heure signature vibratoire numérologique universelle ne vise pas à reconstituer une heure passée, mais à fournir un ancrage rythmique commun grâce auquel les fragments peuvent être mis en résonance, comparés et agrégés. Elle participe ainsi à l’exploration de la continuité de l’âme à travers les étoiles, sans jamais confondre symbolique karmique et chronologie historique.
Trouver une résonance historique et géographique pour faire une reconstitution karmique des fragments pertinentes :
Grâce à ces divers éléments, vous comprenez mieux peut-être la base philosophique des fragments régressifs. Ensuite à vous d’enquêter avec vos croisements de fragments, de carte astrokarmiques et en confrontant tout cela au thème natal bien sûr mais surtout à la conjoncture historique et géographique de vos hypothèses.
Cherchez sur internet, utilisez l’intelligence artificielle, lisez des livres d’histoire et de géographie, enquêtez et suivez aussi votre ressenti personnel.
Les dates des fragments doivent correspondre à des évènements locaux de l’époque saillants. C’est un indice fort que l’on ne s’est pas trompé.
Evidemment il découle de tout cela que plus on a d’étoiles concernant une même vie, plus on a de détail et on peut reconstituer la vie dans ses différentes étapes et les cartes astrocartographiques deviennent alors excessivement parlantes. Vous SAUREZ que vous avez trouvé.
C’est bien sûr plus compliqué quand on a une vie (généralement très ancienne) avec un seul fragment. Pour localiser, vous n’aurez pas beaucoup de croisements ou de superpositions sur la carte d’un seul fragment. Mais la méthode reste la même. Nous espérons que vous avez compris comment (et surtout pourquoi) nous utilisons les fragments de cette manière.
Nous allons vous montrer un exemple de narration karmique par le contexte historique issu des fragments régressifs et de l’astrocartographie karmique croisée. C’est une forme de reconstitution des fragments régressifs en lien avec l’histoire. C’est un exemple parlant et simple concernant une de nos lectrices que nous nommerons « Mme C » et qui a accepté de figurer à titre d’illustration de la technique des fragments régressifs sur notre blog et dans ce pdf gratuit. Qu’elle en soit remerciée.
Nous avions monté les parans stellaires avec un assortiment d’étoiles allégé (assortiment de Bernadette Brady) pour tirer les grandes lignes des vies passées les plus importantes impactant encore la vie présente de « Mme C » sans nous noyer dans les détails.
Ici nous allons nous concentrer sur la tranche en Années-lumière marquée par le plus grand nombre d’étoiles activatrices sur une durée de 50 ans. Plus il y a de fragments pour une vie, plus les détails seront précis et on pourra suivre l’évolution de la personne dans cette incarnation précédente.
Avec l’assortiment court de 61 étoiles (l’astrologie syncrétique en utilise plus de 280), on obtenait déjà quelques vies passées :
Vie importante détectée ( au vu de la distance en A.L. vie d’un ancêtre ou vie passée du natif) :
Deneb algedi avec Vénus et Saturne 39 ans 1927
Regulus 77 ans 1889
Algol avec Mars 90 ans 1876
El nath avec Saturne 134 ans 1832
Autre vie importante (ancêtre ou vie passée du natif ) :
Rubkat 170 ans 1796
Autre vie importante (incarnation précédente car à partir d’un certain seuil temporel, la lignée familiale actuelle n’est plus concernée) => L’exemple que nous allons développer ici car il a le plus de fragments régressifs.
Bellatrix avec Saturne 250 ans 1716
Spica avec Mars 250 ans 1716
Sualocin avec Jupiter 254 ans 1712
Phact avec Jupiter 268 ans 1698
Autre vie passée :
Alcyone avec Saturne 370 ans 1596
Betelgeuse avec Saturne 427 ans 1539
Autre vie passée :
Mirfak avec la Lune 510 ans 1456
Autre vie passée :
Alnilam avec Mercure 1341 ans 625
Avec l’assortiment étendu complet de l’astrologie syncrétique, on remonte encore plus loin dans le temps et on a davantage de vies passées impactant encore la vie présente et davantage de détails par vies, mais ce n’est pas le propos de notre annexe. Rappel : on monte les fragments régressifs par date régressive générée par chaque étoile. On garde le jour, le mois, l’année change. Le lieu est le même que pour la naissance afin d’ancrer le fragment à la vie présente. Pour l’heure on garde le même nombre mais en T.U. pas en heure locale car on ne sait pas où le natif a vécu cette vie passée au moment du calcul du fragment.
Focus sur l’incarnation ayant couvert la période 1698 -1716 :
Voici l’extrait du fichier de parans qui concerne la vie que l’on a choisi d’étudier en détail afin de vous montrer comment les fragments et les cartes de localisation karmiques permettent de retrouver des évènements réels qui se sont déroulés aux périodes décrites et dans les lieux concernés. C’est tout simplement stupéfiant. Et vous aurez une ou deux anecdotes indiquant en quoi cette vie persiste dans la vie présente.
Dans l’extrait du fichier de paran, nous avons eu pour cette vie passée les étoiles suivantes :
Bellatrix culminante en paran avec Saturne qui se lève orbe 00 mins 04 secs
Spica en immersion sur le nadir en paran avec Mars culminant orbe 00 mins 37 secs
Sualocin se levant alors que Jupiter se couche orbe 01 mins 29 secs
Phact culminante avec Jupiter culminante orbe 00 mins 59 sec et Phact en immersion au nadir avec Jupiter au nadir orbe 01 mins 18 secs – (les deux astres ont les mêmes phases opposées dans la journée concernée ce qui est assez rare).
Comme vous le savez on part de la date de naissance et on soustrait pour chaque étoile sa distance en années-lumière et on monte un fragment régressif par étoile (on garde l’heure et le lieu de naissance du natif car il faut rattacher le fragment passé à la vie présente).
Nous obtenons un traçage karmique sur une période de 1698 à 1716. Ce n’est pas la vie passée entière mais les moments les plus importants (d’où la notion de fragments).
Nous avons converti les distances en années-lumière pour les 4 étoiles qui concernent cette vie passé importante. En théorie nous devrions monter 4 fragments, un par étoile. MAIS Bellatrix et Spica sont à même distance de la Terre (250 années-lumière), ce qui est pratique car nous ne monterons qu’un seul fragment qui concernera les deux étoiles ! Simplement nous n’étudierons pas les mêmes points sur ce fragment commun. Mme C est née en
Bellatrix nous ramène en 1716 (date de naissance 8 avril 1966 – 250 ans). Idem pour Spica.
Sualocin nous ramène en 1712 (254 ans en arrière par rapport à la date de naissance de « Mme C »).
Phact nous ramène en 1698 (268 ans avant la naissance de Mme C).
Nous avons quatre dates et donc quatre évènements importants qui impactent encore la vie présente. Il n’y a plus qu’à interpréter les fragments dans l’ordre chronologique en partant de la date la plus ancienne des données obtenues : 1698 et en remontant vers la date du fragment le plus proche de la vie actuelle pour cette vie passée : 1716. Et bien sûr superposer les astrolocalisations pour voir les points de convergence qui nous donnerons le lieu de vie.
Rappel : dans les fragments on n’étudie que la Lune (Luminaire de la nuit régnant sur les étoiles), l’astre ou les astres en paran avec l’étoile, l’astre correspondant au type spectral de l’étoile et le nœud sud (marqueur des vies passées). On ignore toutes les autres positions. On domifie en Campanus pour tout ce qui est stellaire (sauf naissances en latitudes extrêmes pour lesquelles on utilise la domification méridienne via le MC).
Voici les cartes et l’astrolocalisation karmique pour chacune d’entre elles :
Fragment de PHACT :
On ne regarde que la lune, le nœud sud, l’astre spectral Jupiter et coup de chance, l’astre en paran est aussi Jupiter donc pas d’autres points à analyser.
Ce qui nous donne :
Lune en poissons en II, nœud sud en bélier en III, Jupiter en verseau en I.
Reportez-vous pour chaque étoile à son interprétation dans le pdf et à l’activation du mythe des constellations concernées, cela vous permettra de comprendre l’interprétation et la narration. Ici nous ne recopierons pas toutes ces informations.
Fragment de SUALOCIN :
On ne regarde que la lune, le nœud sud, Jupiter la planète en paran à la naissance avec l’étoile. L’astre spectral de Sualocin est également Jupiter. Lune en Taureau en IV, nœud sud en Cancer en VI, Jupiter à l’ascendant en Verseau.
Fragments de SPICA et BELLATRIX : (même carte car même distance en A.L.) :
Bellatrix est en paran avec Saturne donc nous ne regardons sur le fragment que la Lune (reine des étoiles), le nœud sud (vie passée), Jupiter (l’astre correspondant au type spectral de Bellatrix) et Saturne, la planète en paran avec l’étoile.
La lune est en scorpion en IX dans le thème de parans, opposée au nœud sud en taureau en IV, Saturne est en balance en VIII, Jupiter est en Taureau en IV dans le thème de fragment.
Spica est en paran avec Mars donc nous ne regardons que la lune, le nœud sud, Jupiter (l’astre spectral de Spica) et Mars (la planète en paran à la naissance avec Spica).
La lune est en Scorpion en IX dans le thème de parans, opposée au nœud sud en taureau en IV, Jupiter est en Taureau en IV dans le thème de fragment, mars est en Taureau en IV opposé à la Lune.
C’est le moment le plus excitant ! Quel suspense ! Superposons les différentes cartes d’astrolocalisation des fragments de cette vie (en ne gardant que les lignes de la Lune, du Nœud Sud, des astres spectraux et des astres en parans avec ces étoiles).
Et regardons les superpositions de lignes et les nœuds où elles se croisent. L’enquête commence !
On regarde les lignes superposées et les nœuds qui regroupent plusieurs lignes.
Trois candidats :
Le nord du Canada.
La région au nord d’Ekaterinburg et la région de Novosibirsk.
Le contexte de l’époque et le contenu des fragments et des inteprétations de l’étoile permettront de trancher, de même que le ressenti et les flashes de la personne concernée.
C’est là que commence la reconstitution karmique et sa narration et pour trancher on va se baser d’une part sur les fragments, les positions des points pris en compte (Lune, nœud sud,etc…), la mythologie de l’étoile, le placement des astres en signes et maisons.
Et on va ensuite mettre en parallèle le contexte des lieux envisagés à cette époque. Et c’est comme ça que l’on peut trancher sans erreur le lieu et les voyages importants de l’incarnation concernée.
Narration karmique et reconstitution historique :
Etude des fragments de la vie passée de 1698 à 1716 :
Fragments stellaires : PHACT – SUALOCIN – BELLATRIX – SPICA Type spectral dominant : Jupiter (B) Région : Acadie française → Vallée du Saint-Laurent / Outaouais
Justification de la localisation :
Nous avions deux candidats : le Canada ou la zone autour de Novosibirk/Ekaterinburg en Russie.
Justification du choix du Canada comme localisation principale : Cohérence astrocartographique dynamique.
Les trois fragments (Phact, Sualocin, Bellatrix/Spica) montrent des superpositions récurrentes de lignes planétaires :
Lune – Jupiter – Nœud Sud se recoupant sur la façade atlantique nord (latitude 45–50°N).
Les croisements les plus denses se trouvent au-dessus du Saint-Laurent et au nord d’Ottawa, entre les actuelles régions du Québec et de l’Outaouais. Cela correspond exactement à la zone de repli des colons acadiens après 1713.
Les zones russes (Ekaterinburg / Novossibirsk) présentent bien des résonances énergétiques, mais :
elles sont plus orientées Est (60–80°E de longitude),
et ne coïncident ni avec les trajectoires migratoires de 1710–1716,
ni avec la morphologie culturelle et religieuse visible dans le thème (énergie catholique, jupitérienne, “colombe”, “Vierge”, etc.).
Autrement dit : le Canada correspond à la ligne vivante du karma (événement concret=.
Cohérence historique : 1698–1716
Entre 1698 et 1716 :
le Canada français connaît les crises, exodes et reconstructions exactement décrites par les fragments :
1698–1710 (PHACT) : période de paix missionnaire et vie stable en Acadie.
1710–1713 (SUALOCIN) : chute de Port-Royal, Guerre de Succession d’Espagne, exode massif.
1714–1716 (BELLATRIX) : réinstallation dans le Haut-Saint-Laurent.
1716–1718 (SPICA) : hivers rigoureux, fièvres, mortalité élevée. Ces séquences sont parfaitement superposables au calendrier historique canadien.
À la même époque (1698–1716) :
L’Oural et la Sibérie sont sous Pierre le Grand : christianisation orthodoxe, réformes administratives, expansion cosaque – aucune guerre coloniale comparable, aucun contexte migratoire jupitérien de foi et d’exil n’y correspond.
Le profil karmique de service communautaire, maternage, foi missionnaire ne s’y applique ni culturellement ni astrologiquement (absence de correspondance entre symbolique et société locale).
Cohérence symbolique et culturelle
Le type spectral jupitérien (B) commun à PHACT, SUALOCIN, BELLATRIX et SPICA → renvoie à des valeurs chrétiennes humanistes : foi, service, bienveillance, sagesse, maternité spirituelle.
Or :
le Canada français du XVIIIᵉ est le cœur du catholicisme missionnaire (Ursulines, Jésuites, Sœurs de Saint-Joseph) ;
l’énergie jupitérienne y est visible dans la vie sociale : paroisses, éducation, entraide, morale religieuse.
les archétypes stellaires choisis – colombe, dauphin, vierge, amazone protectrice – sont tous méditerranéens ou gréco-chrétiens dans leur symbolique : ils s’intègrent naturellement dans une culture coloniale chrétienne.
En revanche :
l’Oural/Sibérie est un espace masculin à cette époque : conquêtes, exploration, exploitation minière. → Cela contredirait totalement le schéma karmique féminin jupitérien (soin, médiation, paix intérieure).
Cohérence géophysique et climatique
Les fragments BELLATRIX et SPICA mentionnent :
Lune en Scorpion (IX) + Saturne en Balance (VIII) → froid, isolement, rigueur climatique, épreuves physiques.
Jupiter en Taureau (IV) → environnement rural, fermier, concret, besoin de sécurité.
Le Haut-Saint-Laurent / Outaouais répond exactement à ces critères :
hivers longs et glacés, isolement, villages de rondins dispersés,
économie agricole rudimentaire et troc,
rareté des moyens de transport → immobilité hivernale totale (énergie saturnienne).
Les régions de l’Oural ou de Novossibirsk auraient pu convenir symboliquement pour le climat, mais l’ensemble culture–religion–langue–migration y est incompatible.
Logique karmique de continuité
L’âme incarnée ici porte un karma de service catholique et de médiation pacificatrice.
Lecture astrologique fine des lignes
Sur les superpositions :
la triple convergence Lune/Jupiter/Nœud Sud sur l’axe Ottawa–Saguenay → zone de vie et de mort (axes IV–VIII activés).
les zones russes (Ekaterinburg, Novossibirsk) montrent des lignes isolées, sans conjonction forte, → donc zones de résonance secondaire, non de manifestation incarnée.
Conclusion : Les fragments désignent sans ambiguïté la Nouvelle-France / Canada comme lieu d’incarnation – là où le karma de service, de maternité collective et de foi jupitérienne pouvait s’exprimer pleinement.
Détermination du sexe de l’incarnation passée :
Cette incarnation est celle d’une femme, née dans la Nouvelle-France, probablement d’origine acadienne. Les indices astrologiques, stellaires et historiques convergent de manière indiscutable vers cette conclusion :
Élément
Justification astrologique et historique
Maisons dominantes (IV & VIII)
Ces maisons gouvernent le foyer, la continuité, la mort et la transmission : typiques des destins féminins liés au soin et à la stabilité domestique, destins typiquement féminins dans la société coloniale française du XVIIIᵉ siècle.
Nœud Sud en Cancer (Maison VI)
Karma de soin et de maternage collectif : dévouement, guérison, protection des autres. C’est la figure du refuge.
Mars–Jupiter en Taureau (Maison IV)
Administration domestique, intendance, force protectrice – archétype de la femme de maison ou de l’intendante dirigeant la survie du foyer en Nouvelle-France
Saturne en Balance (Maison VIII)
Responsabilité morale, rigueur, endurance, rôle de “sage” ou de “référente” dans la communauté.
Symbolisme stellaire
PHACT (colombe), SUALOCIN (dauphin), BELLATRIX (amazone), SPICA (vierge tenant l’épi) – archétypes féminins liés à la paix, au soin, à la protection et à la sagesse.
Contexte sociohistorique (Nouvelle-France)
Les femmes des colonies administraient le foyer, cultivaient, soignaient et élevaient les enfants. Les veuves ou mères fortes tenaient un rôle central dans la cohésion des villages isolés, surtout pendant les exils acadiens (1710–1713).
L’âme incarne ici le féminin fort et protecteur, pilier moral et spirituel du foyer.
Contexte historique général (1698–1716) :
Cette vie s’inscrit dans la période charnière de la colonisation française d’Amérique du Nord, marquée par :
La Guerre de Succession d’Espagne (1701–1714), qui provoqua la chute de Port-Royal (1710) et le Traité d’Utrecht (1713), cédant l’Acadie à l’Angleterre.
L’exil massif des familles acadiennes, remontant la vallée du Saint-Laurent vers Québec et les terres froides du Haut-Canada.
Des conditions de vie extrêmes : hivers rigoureux, pénuries, épidémies (fièvres, dysenterie, typhus).
Une société communautaire, hiérarchisée mais interdépendante, où les femmes tenaient un rôle essentiel dans la survie quotidienne et la continuité morale.
Les colons francophones fuient vers le Saint-Laurent, puis vers le Haut-Canada (Outaouais, Trois-Rivières, Québec, Plaisance).
Les hivers sont longs et les terres difficiles à cultiver.
Les villages survivent grâce aux femmes, qui assurent le soin, la cuisine, la couture, la transmission et la foi.
C’est dans ce contexte que se déploie le cycle des quatre fragments stellaires.
Fragments astrologiques et narratifs
PHACT – La Colombe (1698) – début de vie ou enfance.
Lune II – Nœud Sud III – Jupiter I Étoile : PHACT (Alpha Columbae) – la Colombe de la Paix
Contexte : Acadie française, littoral atlantique, climat stable avant les guerres coloniales.
Jupiter en Verseau (I) : intelligence collective, ouverture, capacité à unir les gens.
Lune en Poissons (II) : empathie, douceur, intuition.
Nœud Sud en Bélier (III) : karma d’action ancienne, adouci ici par la parole et la médiation.
Interprétation :
C’est une enfance non loin de la mer au vu de l’astrocartographie, dans une famille croyante – thématique chrétienne de Phact – au sein d’un village organisé autour d’une chapelle ou d’une mission française. Elle apprend à lire et à écrire (probablement auprès d’un prêtre ou d’une religieuse, c’est ce qui se faisait à l’époque sinon la plupart des fermiers ne savaient ni lire ni écrire), et sert d’intermédiaire entre familles et autorités religieuses.
Symbolisme de PHACT : (pour plus de détails, reportez-vous au chapitre du pdf dédié à cette étoile). La colombe symbolise la messagère du divin – l’âme pacificatrice. Liée au christianisme (Colombe de la paix). Elle incarne la transition karmique d’un esprit de combat – ou de la guerre environnante (Bélier) vers un esprit d’apaisement (Poissons–Verseau).
➡ Rôle karmique : apprentissage de la diplomatie, de la parole juste et de la foi. Âge estimé : enfance et adolescence jusqu’à environ 12–14 ans.
L’âme apprend à utiliser sa voix et les écrits et à s’affirmer. Elle grandit dans un milieu pieux, entourée de missionnaires et de colons. Elle sait lire et écrire – privilège rare – et sert souvent d’intermédiaire entre familles, prêtres et peuples autochtones.
PHACT, l’étoile messagère, confère la vocation d’intercesseur pacifique. Cette période représente la jeunesse : elle forge sa foi et sa capacité à unir.
SUALOCIN – Le Dauphin (1712)
Lune IV – Nœud Sud VI – Jupiter Asc Étoile : SUALOCIN (Alpha Delphini) – le Dauphin intercesseur
Contexte : Guerre et exil (1710–1713), fuite des colons acadiens vers Québec.
Lune en Taureau (IV) : besoin de stabilité, force d’ancrage émotionnel. Attachement au foyer et à la terre, malheureusement l’exil débute et le voyage vers un autre foyer.
Nœud Sud en Cancer (VI) : karma du soin et du dévouement collectif.
Jupiter à l’Ascendant Verseau : charisme social, éloquence, coordination naturelle. Charisme, optimisme, capacité à coordonner et à inspirer confiance.
Lecture : Lors de l’exode, elle devient le cœur organisationnel du groupe : elle nourrit, soigne, guide les autres – figure de soutien et de rassemblement. Ayant appris à lire et à écrire dans sa jeunesse, elle peut enseigner. La Lune en Taureau donne la force physique et la ténacité pour continuer; Jupiter Ascendant Verseau le charisme rassembleur.
Âge estimé : jeune adulte (environ 20–25 ans).
Les cartes astrocartographiques montrent les lignes de Jupiter et de la Lune suivant la côte du Saint-Laurent : cohérence géographique totale. Migration par le Saint-Laurent vers la région de Québec.
Justification symbolique : Sualocin, le dauphin qui intercède entre Poséidon et Amphitrite, représente la médiation et l’entremise. Astrologiquement, elle agit comme porte-parole et soignante, c’est-à-dire les deux rôles essentiels des femmes en période de migration.
BELLATRIX – L’Amazone d’Orion (1716)
Lune IX – Mars/Jupiter IV – Nœud Sud IV – Saturne VIII Étoile : BELLATRIX (Gamma Orionis) – la Guerrière au Bouclier
Contexte : Installation post-exil dans le Haut-Saint-Laurent (1714–1716). Conditions extrêmes : hiver, isolement, famine.
Mars et Jupiter en Taureau (IV) : reconstruction matérielle et morale du foyer.
Lune en Scorpion (IX) : introspection, lucidité, foi dans la souffrance.
La maison IX correspond aux voyages (ici contraint par la guerre). On arrive au bout de celui-ci.
Interprétation : Elle dirige toujours la maisonnée. C’est ici que son rôle devient central : elle gère la maison, organise la culture, la nourriture, les soins. Les colons viennent la consulter – elle connaît les saisons, la terre, les remèdes. Sa parole fait autorité sans domination : leadership moral et protecteur, typiquement jupitérien. La maison VIII incarne le deuil. Perte du compagnon ou d’enfants. Mars, le dieu de la guerre touche le foyer (IV). Elle se réfugie dans la foie chrétienne (maison IX=religion) pour tenir mentalement et émotionnellement et être le pôle de stabilité du hameau vers lequel les gens se tournent après une période d’instabilité et d’exode forcé.
Après 1713, les réfugiés acadiens reçurent peu d’aide de la métropole ; ils dépendaient entièrement de la cohésion interne du groupe. Les femmes d’expérience faisaient office de « mères supérieures » locales, tenant à la fois le rôle d’intendante, de guérisseuse et de guide moral. Ses positions planétaires et stellaires confirment parfaitement cette fonction.
Elle devient la matriarche du Nord, pilier moral et spirituel du village. Âge estimé : 25–35 ans.
Symbolisme : Bellatrix protège le cœur d’Orion. Cette femme aussi protège les siens, dissimulant ses blessures sous la dignité. Les positions de Mars et Jupiter traduisent le courage calme et la construction collective. Dans ce fragment, elle est clairement la “mère du Nord” – celle qui maintient la vie et la foi du groupe.
SPICA – L’Épi de la Vierge (1716–1718)
Lune IX – Jupiter IV – Saturne VIII Étoile : SPICA (Alpha Virginis) – l’Épi de la Vierge
Contexte : Hivers 1715–1717, épidémies de fièvres et de dysenterie dans les colonies.
Jupiter en Taureau (IV) : stabilité, bonté domestique.
Saturne en Balance (VIII) : lente dégradation physique, vieillissement prématuré.
Lune en Scorpion (IX) : lucidité spirituelle, acceptation de la mort, détachement et acceptation de la fin.
Elle tombe malade – peut-être de dysenterie, de fièvre ou d’épuisement – mais demeure sereine et lucide. Les autres viennent encore la consulter, même alitée. Elle meurt entre 1716 et 1718, à environ 30-35 ans, dans sa maison, entourée des survivants de sa famille. (Il y aura eu de nombreuses pertes pendant la guerre). Son foyer devient lieu de passage pour ceux qui viennent chercher bénédiction ou conseil. Sa mort est naturelle, lente, non violente et elle retrouve enfin le repos. Elle quitte ce monde dans la paix, après avoir transmis l’ordre, la foi et la stabilité à sa communauté.
SPICA symbolise la moisson karmique : la récolte du devoir accompli.
Pour ces deux étoiles : L’opposition IV – IX indique que probablement ce sont les déplacements forcés et répétés (mouvements de population du fait de la guerre) qui ont été fatals (VIII) pour un membre de la famille. Mars opposé à la Lune confirme le lien avec les effets de la guerre et toutes les émotions qui ont pu affaiblir la personne et sa famille sur la durée.
Lecture karmique et évolution
Fragment
Nœud Sud
Leçon karmique
Résultat
PHACT
Bélier (III)
Apaiser la volonté et apprendre la parole juste.
Paix, diplomatie.
SUALOCIN
Cancer (VI)
Servir sans dépendance émotionnelle.
Compassion équilibrée.
BELLATRIX
Taureau (IV)
Surmonter la peur de la perte.
Endurance, autorité morale.
SPICA
–
Lâcher-prise, transmettre.
Sagesse, clôture du cycle.
Les quatre étoiles ont un karma positif. Pas de dette karmique majeure sur cette incarnation. Au contraire, l’incarnation présente devrait bénéficier (et les suivantes) de ces élans au vu des effets de retour des étoiles qui vont couvrir encore un cycle court d’incarnations futures.
Éléments dominants : Eau (Poissons, Cancer, Scorpion) + Terre (Taureau, Balance) → stabilité émotionnelle et endurance concrète. Planètes clés : Jupiter (foi, expansion morale), Saturne (maturité, rigueur). Maisons dominantes : IV et VIII → foyer, mort, transmission, maternité, soin. Évolution karmique : De la parole à l’action, de la lutte à la paix.
Cette vie, vécue entre 1698 et 1716, témoigne du parcours d’une femme de foi et de devoir, passée de la paix naïve de l’enfance à la sagesse lucide de la maturité. Elle fut messagère, servante, cheffe et sage, incarnant successivement la Colombe, le Dauphin, l’Amazone et la Vierge.
Bilan karmique global
Aspect
Interprétation
Mission
Transformer la force en stabilité bienveillante.
Épreuves
Exil, isolement, deuils, maladie.
Valeurs acquises
Compassion, endurance, lucidité, foi incarnée.
Résidus
Tendance à l’auto-effacement, épuisement émotionnel.
Nature karmique : Jupitérienne – foi, service, cohésion morale. Leçon majeure : La bienveillance n’est pas faiblesse, mais une sagesse active. Spécialement pendant les guerres et périodes d’incertitude.
Synthèse finale
Cette vie, vécue entre la fin du XVIIᵉ et le début du XVIIIᵉ siècle, décrit le parcours d’une femme forte, dévouée, et spirituellement accomplie, dont le rôle dans la colonie fut essentiel à la survie collective.
Étape
Étoile
Thème
Rôle karmique
PHACT
Colombe
Foi, communication
Enfance pacificatrice
SUALOCIN
Dauphin
Service, exil
Intercesseur et protectrice
BELLATRIX
Amazone
Endurance, autorité morale
Matriarche et repère du groupe
SPICA
Vierge
Sagesse, mort naturelle
Clôture du cycle, moisson spirituelle
Elle incarne le féminin fort : celui qui soigne, structure, nourrit, protège et transmet. Le rôle de “meneuse morale” est ici fondé à la fois sur les astres (Jupiter–Saturne en signes de Terre) et sur la réalité sociale de son époque (les femmes cheffes de foyers dans les colonies isolées).
En résumé
Une femme née pour apaiser les cœurs, ayant guidé les siens à travers la guerre, la famine et l’exil, et quittant ce monde dans la sérénité du devoir accompli.
Une matriarche du Nord, incarnation parfaite du féminin spirituel – stable, lucide et profondément humain.
Quelques confirmations dans la vie présente de « Mme C » dont je n’avais évidemment pas connaissance au moment où j’ai monté en survolant à la va vite cette étude : elle a un amour des baleines et est très engagée pour leur cause et les baleines sont souvent dans l’estuaire du St Laurent.
« Les baleines migratrices utilisent le Saint-Laurent pour se nourrir, surtout durant la saison estivale. Le fleuve Saint-Laurent, long de 2000 km, prend sa source dans les Grands Lacs à la frontière du Canada et des États-Unis. Artère de navigation importante, le Saint-Laurent est aussi l’habitat d’une faune et d’une flore très diversifiée, tant sur ses berges que sous la surface. Phénomène plutôt rare pour un fleuve, il accueille même plusieurs espèces de mammifères marins, certaines résidentes permanentes et d’autres migratrices. »
Par ailleurs, « Mme C » m’a indiqué que sa foi actuelle est très importante pour elle (elle prie tous les jours la Vierge Marie qui lui apporte soutien et réconfort au quotidien ce qui correspond bien à Spica, Vierge à l’Epi). Est-ce un reste de la vie de la « matriarche du St Laurent » qui faisait de même ? Et que sa vie actuelle est une sorte de combat (ce qui rappelle Bellatrix, la guerrière protectrice) où elle cherche à se protéger et surtout est prête à défendre ceux qui n’ont ni la force ni les moyens de se protéger eux-mêmes, Sualocin dans la constellation du Dauphin rappelle la cause des animaux marins et sa rencontre avec des dauphins en Egypte dans la vie présente fut « comme dans un rêve ». Enfin Phact dans la constellation la Colombe réveille en elle ce qu’elle applique quotidiennement : des prières de protection, des rituels pour amener le bien à savoir la foi, la guérison spirituelle.
On voit bien (et avec une petite jubilation) que « Mme C » utilise les acquis positifs de sa vie passée la plus marquante.
Cette étude n’était qu’un survol d’une de ses vies passées, faite en une soirée et sur un assortiment réduit d’étoiles. C’est une belle illustration de la technique des fragments régressifs et de l’astrolocalisation karmique croisée.
L’étude du contexte historique du lieu est vitale et il faut toujours chercher sur internet (ou avec une IA éventuelle) les évènements qui ont marqué cette période et ce lieu et remettre les fragments et la carte croisée pour voir s’il y a une résonnance.
Afin d’illustrer via un pas à pas les techniques de fragments régressifs, voici un exemple réel (merci à toi Lorraine de t’être portée volontaire. C’est d’autant plus intéressant vu ta très grande expérience d’astrologue).
Un petit rappel s’impose : avant l’étude des fragments, étudiez le fichier de parans de Bernadette Brady pour connaître les étoiles dominantes de votre thème natal et leurs phases stellaires (ne prenez en compte que le Septénaire au niveau des planètes).
L’étude des fragments régressifs a des similarités avec cette étude précédente puisque les fragments se basent eux-aussi sur un fichier de parans. Seulement ce fichier de parans est étendu aux 283 étoiles de l’astrologie syncrétique et est diminué des amas. On garde également uniquement les parans avec le Septénaire car nous voulons de l’individuel, pas du collectif (ce sont vos vies passées impactant encore la vie présente qui nous intéressent, pas celles qui affectent des générations entières).
En effet, deux caractéristiques principales nécessaires au traçage des vies passées et à la régression astrologique font défaut aux amas :
Un fragment pour qu’il soit utile requiert un type spectral unique (et donc un astre spectral rattaché unique) ET une distance unique en années-lumière.
Un amas est composé d’une multitude d’étoiles de types spectraux différents et ces étoiles sont situées à des distances très variables de la Terre (c’est la 3e dimension spatiale comme la profondeur en quelque sorte qui vient compléter l’ascension droite et la déclinaison). L’espace est en 3D, il va falloir s’y faire. Et la distance en année-lumière a une double vertu : non seulement elle apporte cette troisième dimension mais celle-ci est également liée au temps (puisque la lumière de l’étoile met un temps à nous parvenir du fait de sa distance, on peut considérer que ce que l’on voit de l’étoile correspond à ce qu’elle était il y a X années. X étant sa distance en années lumière). D’où la possibilité de régression karmique en étudiant les étoiles. A noter qu’un amas est plus important que les autres et bénéficie d’un statut particulier : les Pléiades. L’astrologie syncrétique considère que si vous avez Alcyone d’activée dans votre fichier de parans, elle active automatiquement toutes les autres étoiles chargées de mythes de cet amas.
Dans l’exemple qui va suivre, afin d’alléger l’étude de cas et afin de le rendre lisible, nous n’allons pas utiliser les 283 étoiles de l’astrologie syncrétique pour l’étude des fragments (mais c’est ce que nous préconisons pour les fragments quand on veut aller vraiment au fond des choses). Nous allons ici nous contenter des 65 étoiles de l’assortiment utilisé par Bernadette Brady (comme pour l’étude des étoiles dominantes du thème natal).
Étude courte avec l’assortiment de 65 étoiles de Bernadette Brady :
STARS ON ANGLES AT MOMENT Alnilam – Setting at the Descendant orb 00 mins 22 secs – HELIACAL RISING STAR Rukbat – Rising 55 mins 44 secs before Sunrise – HELIACAL SETTING STAR Denebola – Setting 14 mins 14 secs before Sunrise – PARANS – BY ANGLE RISING – Stars of Your Youth Aculeus as § Mercury is On Nadir orb 00 mins 29 secs – AMAS – NON PRIS EN COMPTE POUR LES FRAGMENTS RÉGRESSIFS Aculeus as ¥ Sun is On Nadir orb 00 mins 50 secs – AMAS – NON PRIS EN COMPTE POUR LES FRAGMENTS RÉGRESSIFS Zuben Eschamali as ¥ Sun is Setting orb 01 mins 22 secs – Sadalmelek as ª Jupiter is Rising orb 01 mins 29 secs – CULMINATING – Stars of Your Prime Mirach as ª Jupiter is Setting orb 01 mins 48 secs – SETTING – Stars of Your Latter Years Altair as ¥ Sun is Culminating orb 00 mins 33 secs – Zuben Eschamali as ª Jupiter is Culminating orb 00 mins 51 secs – Altair as § Mercury is Culminating orb 01 mins 19 secs – Deneb Algedi as § Mercury is Culminating orb 01 mins 21 secs – ON NADIR – Stars of Your Foundation Alcyone as ¦ Moon is Culminating orb 00 mins 09 secs – ET DONC NORMALEMENT TOUTES LES PLÉIADES DE NOTRE LIVRE (si étude étendue, ici nous allons ignorer les autres Pléiades de la liste syncrétique pour alléger l’exemple). Rukbat as ¨ Venus is Setting orb 00 mins 11 secs – Alcyone as « Saturn is Rising orb 01 mins 30 secs – Zuben Eschamali as ¦ Moon is On Nadir orb 01 mins 48 secs –
La méthode consiste donc à relever toutes les étoiles de cette liste et de noter à côté en consultant notre ouvrage leur distance en Années-Lumière et leur type spectral (et donc leur astre spectral). Nous notons également la planète qui est en paran avec l’étoile en question.
Et nous classons ensuite la liste de la plus proche à la plus lointaine. C’est finalement assez simple.
Rappel :
Voici comment on procède pour analyser et interpréter ces fragments et les regrouper en tranches de 50 ans :
1-La première chose qu’on regarde c’est le nombre de planètes rétrogrades dans le thème ( septénaire+Uranus, Neptune et Pluton qui sont des marqueurs de l’inconscient et du karma). 2- Notez toutes les étoiles du fichier de paran sur une feuille blanche. 3- Notez à côté en vous référant aux descriptions et interprétations des étoiles dans le livre, la distance en années-lumière correspondante (qui est le délai de régression). 4- Classez-les de la plus proche à la plus lointaine. 5- Regroupez les étoiles avant 16 ans inclus (qui sont des éphémères et marquent votre stage d’avant-vie). Montez éventuellement vos thèmes d’avant-vie et de mentorat (voir la section concernée). 6- Vous pourrez déduire des délais de régression les périodes concernant une ou plusieurs vies ( une vie est considérée d’une durée probable de 50 ans en moyenne, d’où les tranches). 7- Notez les constellations activées par ces étoiles, celles qui sont les plus souvent marquées, regardez si ce ne sont que des écliptiques, des circumpolaires, des équatoriales, leurs secteurs, leur famille, (voir les sections concernées). 8- Notez l’astre spectral de chaque étoile et également la planète qui est en paran avec l’étoile. Ici on va faire au plus court pour simplifier :
Tranche 1 : Stage d’avant-vie, préparation à l’incarnation : Altaïr Magnitude 0.76 Années-Lumière : 16 Couleur : Blanche Type spectral : A (Vénus) AQUILA (distance inférieure à 17 AL, étoile éphémère, pas de fragment, ces étoiles correspondent toujours à un stage d’entre-deux vie-reportez vous au tableau du sujet sur le fichier de parans)
Tranche 2 : Vie d’un ancêtre de la lignée ou vie passée récente (rare) : Denebola Magnitude : 2,11 Années-Lumière : 36 Couleur : Blanche Type Spectral : A (Vénus) LEO Régression : 1925 (1961-36 la date de naissance est 1961). Deneb Algedi Magnitude : 2,85 Années-Lumière : 39 Couleur : Blanche Type spectral : A ( Vénus) CAPRICORNUS Régression : 1922
Tranche 3 : Vie antérieure assez ancienne impactant la vie présente : Zuben Eschamali Magnitude 2,61 Années-Lumière 160 Couleur : bleue-blanche Type spectral : B (Jupiter) LIBRA Régression : 1801 Rukbat Magnitude : 3.96 Années-Lumière : 170 Couleur : bleue blanche Type Spectral : B (Jupiter) SAGITTARIUS Régression : 1791 Mirach Magnitude : 2.05 Années-Lumières : 197 – Couleur : Rouge – Type spectral : M (Saturne ) ANDROMEDA Régression : 1764
Tranche 4 : Vie antérieure ancienne impactant la vie présente : Alcyone Magnitude : 2,87 Années-Lumière : 370 Couleur : bleue blanche Type Spectral : B (Jupiter) TAURUS (Pléiades) Régression : 1591 – active toutes les pléiades mais on ne le fait pas dans cet exemple. Il faudrait rajouter les étoiles de la section concernée en réalité.
Tranche 5 : Vie antérieure ancienne impactant la vie présente : Sadalmelek Magnitude : 2,95 Années-Lumière : 758 Couleur : Jaune Type Spectral : G (Soleil) AQUARIUS Régression : 1203
Tranche 6 : Vie antérieure très ancienne impactant la vie présente : Alnilam Magnitude : 1,69 Années-Lumière : 1341 Couleur : bleue blanche Type Spectral : B (Jupiter) ORION Régression : 620 =>c’est une étoile persistante.
Une première analyse se fait de cette manière :
3 planètes rétrogrades donc une âme ancienne, fait corroboré par le karma persistant datant de 620 après JC. A partir de trois rétrogrades, c’est un signe d’une vieille âme .
Relativement peu d’étoiles activatrices des constellations
Un stage d’avant vie avec une préparation liée à la signification d’Altaïr (se reporter au pdf).
Les années folles sont marquées 1925-1922
La fin du 18e siècle est présente 1801-1791-1764
La période renaissance est présente
La fin de l’antiquité et le début du moyen âge aussi : 620 après JC. Pour une vieille âme beaucoup de karma ancien a déjà été soldé, bravo ! On aurait pu craindre des vies datant de 2000 ans avant JC. On évite ça et c’est tant mieux pour la personne !
Les constellations activées sont AQUILA, LEO, SAGITTARIUS, CAPRICORNUS, LIBRA, ANDROMEDA, TAURUS (Pléiades), AQUARIUS et ORION, toutes proches de l’écliptique.
On regarde ensuite pour chaque tranche correspondant à une vie supposée les interprétations des étoiles, les effets de retour à venir, les parapegmes, les dashas de l’astre spectral et l’interprétation des constellations et de leurs mythe activés par ces étoiles.
Et ensuite on monte les fragments régressifs. On se base sur la date de naissance (1/5/1961) avec la même heure de naissance (mais pas en heure locale, en Temps Universel car on ne sait pas où la vie passée a eu lieu – donc si né à 12h heure locale, pour le fragment on fait 12h00 T.U. à la date modifiée par la distance en A.L.) et le même lieu de naissance et on monte les différents thèmes régressés, par exemple pour Zuben Eschamali, un thème le 1/5/1801.
On ne regarde que les positions de la lune, du noeud sud, de l’astre spectral de l’étoile (ici Jupiter) – et on y ajoute le cas échéant la ou les planètes en paran (ici Jupiter, lune, soleil). Domification Campanus ou à défaut Méridienne si proche des pôles selon les règles de domification syncrétique. Campanus convient très bien pour l’étude des étoiles.
Et pour cette date de régression, on monte l’astrolocalisation et on ne regarde que les lignes de la lune, du noeud sud (marqueur du passé) et de l’astre spectral, de même que le ou les astres en paran avec l’étoile le cas échéant (c’est-à-dire si différents de l’astre spectral).
On décalque ces lignes. On monte les fragments pour les étoiles de même tranche et leur astrolocalisation à leur date régressée toujours en ne prenant que les lignes de la lune, du noeud sud et de leur astre spectral (+les lignes des astres en parans avec les étoiles) et on croise sur le calque les lignes des étoiles concernées. En gros donc, on superpose trois cartes d’astrolocalisation (une par étoile de même tranche) et comme ici il y a trois étoiles sur cette tranche de vie, on a trois fragments et trois cartes.
Ici les étoiles générant des fragments dans cette tranche de 50 ans sont Zuben Eschamali (astre spectral Jupiter) en paran avec Jupiter, le soleil et la lune, Rukbat (Jupiter) en paran avec Vénus, Mirach (Saturne) en paran avec Jupiter.
Thème de fragment régressif pour Zuben Eschamali au 1/5/1801 (même heure et lieu de naissance) avec jupiter type spectral et paran lune, soleil, jupiter donc on ne regarde que ces points et le noeud sud.
Veuillez bien noter qu’avec un fragment on étudie une bribe de vie passée. Pas l’entièreté de la carte (les autres points n’ont aucune signification dans le cadre des fragments). Les fragments sont des micro-souvenirs mais ce sont ceux qui importent aujourd’hui du fait des dons ou du karma développé dans la vie en question. Et c’est pourquoi il faut croiser les fragments des étoiles de la même « tranche de vie » de 50 ans s’il y en a, pour recoller les morceaux du puzzle. Donc on ne regarde que Lune en Sagittaire et en XII, Soleil en Taureau et en V, Jupiter en Cancer et en VIII, Noeud sud en Balance et en X (si la personne est suffisamment agée pour travailler à l’époque, c’est sa carrière sinon un indice du statut de la famille riche, pauvre, noble, etc…) et uniquement les aspects que ces points font entre eux. En ce qui concerne les maîtrises dans les thèmes de fragments, on les ignore sauf si une des planètes retenues pour le fragment est régent karmique du noeud sud dans le fragment (Ici le noeud sud est en Balance et il se trouve que Vénus, son régent karmique, n’est pas dans les astres retenus pour le fragment). Donc on ne prend pas en compte ici la relation de régence karmique Sud, ni les autres maîtrises. Tout cela va nous donner des éléments pour cette partie de la vie passée (interprétation classique). Si Vénus était une planète sélectionnée (paran ou astre spectral), oui on prendrait en compte sa régence du Nœud Sud et la thématique indiquerait un évènement majeur à cette époque dans cette vie passée.
Astrolocalisation concernant le fragment de Zuben Eschamali au 1/5/1801 :
Ça, c’est pour une étoile.
On fait de même avec les deux autres étoiles de la tranche de vie passée concernée :
Fragment régressif pour Rubkat au 1/5/1791 : on ne regarde que la lune, Reine des étoiles, le Noeud sud marqueur du passé, Jupiter, l’astre spectral de l’étoile et Vénus la planète en paran avec l’étoile. Regardez aussi la réglette des déclinaisons et les aspects.
Ci-dessous Rukbat en astrolocalisation karmique au 1/5/1791 avec Vénus comme planète en paran. ( Montez aussi le fragment correspondant pour regarder où tombent Vénus, la lune, le noeud sud et Jupiter l’astre spectral).
Fragment régressif de Mirach au 1/5/1764 : On regarde la lune, Saturne (Type spectral et il se trouve que c’est l’atmakaraka de la personne donc, le significateur de l’âme, les désirs de l’âme et les aspirations profondes, ce qu’elle doit développer), Jupiter (planète en paran) et le noeud sud. On regarde comme pour les autres fragments les maisons où elles tombent, les aspects y compris en déclinaison. Pour chaque fragment il est également conseillé de faire une synastrie avec le natal pour voir les secteurs impactant la vie présente. Comme ça vous pouvez comparer ce que ces astres avaient eu comme effet dans le passé en 1764 sur le fragment et ce qu’il risque d’arriver dans le natal.
Notez que les fragments sont dynamiques. En effet un fragment plus proche dans le temps (étoile plus proche) donnera une évolution de la situation dans la vie passée concernée par rapport à l’échelle de régression concernée. Ici : la vie passée a trois fragments : Mirach (1764) donne les informations du début de la vie concernée, Rukbat (1791) une première dynamique d’évolution de la personne dans le temps vers 1791) et Zuben Eschemali donne l’évolution de la vie vers 1801. Les fragments sont aussi des indicateurs d’évènements marquants.
On superpose les calques des lignes des étoiles de la même tranche (50 ans c’est la même vie). Photoshop ou tout programme graphique vous permettra de superposer et de jouer avec la transparence (pas super lisible oui) ou sinon le papier calque et le crayon seront vos amis.
Les angles restent toujours, on y rajoute le type spectral, la lune reine des étoiles et le noeud sud et les planètes en paran. On prend un papier calque et on va superposer avec l’astrolocalisation pour Rukbat et Mirach avec leurs astres spectraux et leurs planètes avec lequelles elles sont en paran. Chacun a donc des lignes propres.
On regarde les noeuds qui se superposent concernant les points décisifs cités. Et on a donc des localisations supposées (pas forcément de naissance) mais pour la période de vie des années 1800 on saura que le natif a vécu dans ces zones à noeuds ou qu’il ou elle a voyagé dans les mers à cette période si aucun noeud ne tombe sur un continent (très rare).
On peut avoir plusieurs noeuds. Il faudra déduire le bon en ramenant au contexte de l’époque et en comparant avec le contenu des thèmes de fragments de trois étoiles. On en saura donc beaucoup plus sur la vie du natif en question.
Donc par tranche de vie de 50 ans : plusieurs dates de régressions à monter qui donnent des fragments de vies et on voit l’évolution dans le temps (un fragment plus proche donne l’évolution de la situation dans la vie à la période concernée) et plusieurs noeuds avec l’astrolocalisation karmique croisée sur papier calque. Et ensuite, consultez un livre d’histoire et de géographie pour savoir ce qu’il s’est passé à cette époque à cet endroit et comparez avec les fragments pour valider ou non un noeud. Vous pouvez demander aussi à l’IA de chercher sur le web et de compiler les évènements saillants de ces périodes dans les régions du monde concernées pour le contexte.
Et c’est parti pour la chasse aux noeuds !
Astrocartographie karmique croisée pour la personne en question en ce qui concerne sa « tranche de vie » et ses fragments de 1761 à 1802.
On regarde les noeuds qui se superposent concernant les points décisifs cités (ici en jaune et entourés). Et on a donc des localisations suposées (pas forcément de naissance) mais pour la période de vie des années 1800; on saura que le natif a vécu dans ces zones à noeud ou qu’il ou elle a voyagé dans les mers à cette période et que ce voyage fut important si le noeud ne tombe pas sur un continent. On peut avoir plusieurs noeuds.
Lesbouts de lignessuperposées – Ici on constate une grande ligne qui correspond en fait à une superposition de lignes sur une certaine distance en Inde. Ces bouts de lignes superposés marquent parfois des voyages importants ou des trajets de marchandises ou des mouvements de troupes – mais bien plus souvent confirment tout simplement que c’est bien dans le pays traversé par la grande ligne de superposition (composée elle-même de plusieurs lignes issues des différentes cartes) que l’on a vécu cette vie. Bref ici, on peut mettre une pièce sur l’Inde.
L’investigation :
Il faudra déduire le bon noeud en ramenant au contexte de l’époque et en comparant avec le contenu des thèmes de fragments de trois étoiles. On en saura donc beaucoup plus sur la vie du natif en question. On ne peut pas manquer la grande ligne de superposition en Inde dans le cas présent.
En jaune et entourés, les fameux croisements ou noeuds. Alors, Brésil? Argentine? Japon? Nord de la Russie? Inde? Manille? L’étude des fragments et le rapport date/contexte local rapportés au thème natal vous donneront la solution. C’est un travail de détective. Et si vous êtes doté de bon sens et d’intuition, vous y arriverez. Et c’est aussi pour cela que l’astrologie syncrétique préconise que vous fassiez vous – même vos déductions car d’un seul coup quand vous lirez la période historique d’une zone, vous ressentirez un rejet fort ou au contraire un attrait fort et… VOUS SAUREZ.
Et on en finit avec les interprétations des étoiles concernées et des mythes de constellations qu’elles activent (et aussi les interprétations des éventuels astérismes chinois si l’étoile est repertoriée) en se reportant aux chapitres concernés de notre ouvrage. Là, l’interprétation sera d’une richesse vraiment profonde.
Il n’y a donc plus qu’à aller étoile par étoile lire les interprétations et constellations par constellations lire les mythes et leçons.
C’est très simple.
Exemple avec Rukbat :
Rukbat a deux phases intéressantes :
Rukbat est l’étoile héliacale de lever :
HELIACAL RISING STAR Rukbat – Rising 55 mins 44 secs before Sunrise – To lead a life that is unswerving from what is held to be the true path => Se lève 55 minutes 44 secondes avant le lever du soleil – « Mener une vie qui ne s’écarte pas de ce que l’on considère comme le vrai chemin ».
Rukbat est aussi en paran au Nadir avec Vénus. C’est une « étoile de la fondation », une pierre angulaire pour la personne. Ces étoiles sont particulièrement intéressantes à étudier parce que leur influence est continue et inconsciente. Toutefois, cette influence peut souvent être relativement discrète pour la personne dont c’est le thème : Ces étoiles sont plus « souterraines », comme leur position céleste y fait allusion, c’est pourquoi elles sont aussi nommées « étoiles en impression » ou « étoiles impressionnistes ». Elles esquissent par petites touches subtiles une ébauche d’influence éthérée et parfois impalpable ou mystérieuse.
Bayer faisant n’importe quoi dans sa classification des étoiles, RUKBAT porte la lettre grecque alpha mais n’est absolument pas l’étoile la plus brillante de la constellation du Sagittaire comme on peut le lire dans certains ouvrages qui donnent foi à une astronomie dépassée. Gardez en mémoire de toujours revérifier le travail des astrologues quand il s’agit d ’étoiles et notamment leur magnitude, leur distance en années-lumière (les techniques de mesure évoluent et les variations peuvent être grandes même parmi les astronomes récents), les types spectraux (les étoiles peuvent être variables et de toute façon évoluent dans le temps ). Idem pour leur position en déclinaison et en ascension droite. Allez directement sur les sites astronomiques pour mettre à jour les données qui sont parfois fausses, parfois plus à jour, y compris dans notre ouvrage. Alors du coup Rukbat, fait partie « d’al Ṣuradayn » (les accusatifs du duel est une très mauvaise traduction) avec beta Sagittarii ( Arkab prior), appelés encore les deux « Surad » (deux oiseaux du désert).
Astérismes arabes :
L’appellation « les accusatifs du désert » est un cas oblique en langue arabe, l’expression veut dire en fait « les deux oiseaux ». Ṣurad (سُرَد) désigne un oiseau du désert, souvent interprété comme une espèce de martinet ou grande hirondelle du désert (très rapide, silencieuse, insaisissable). Ces deux étoiles apparaissent dans un ciel désertique : leur nom évoque des êtres rapides, élégants, discrets et difficiles à attraper, tels les martinets ou hirondelles. Dans la poésie arabe classique, le ṣurad est un messager discret, voyageur solitaire, précurseur des changements de saison, mais aussi guide mystérieux, ombre rapide, liant ciel et terre.
Chez les chinois c’est « Tiānyuānsān », la troisième étoile de l’astérisme de la Source céleste « Tiānyuān », dans la xiù Dǒu du boisseau méridional dans la tortue noire du sud.
Xiù Nandoù, le boisseau méridional :
Cette xiù est marquée par les Hexagrammes 55 (l’abondance : on récolte les fruits de notre action positive, ça correspond bien à la thématique de la louche et au boisseau) et 56 (le voyageur : ouverture sur le monde, partage d’expériences et échanges).
Sous-astérisme chinois :
天淵 Tiānyuān Celestial Spring – Source Céleste Contexte antique chinois : Source sacrée d’eau céleste, origine de vie ou d’inspiration. Interprétation symbolique : Purification, renouveau, force vitale. Interprétation spirituelle : Reconnexion à la source divine, jaillissement de lumière intérieure.
« La posture est la fondation de la force. »
C’est pour les astronomes au vu de son positionnement le genou ou le pied de l’archer. Donc un lien avec le sol et l’élément Terre, nécessaire à la stabilité et au mouvement. Il ancre l’archer au sol, comme sont ancrés au sol les archers japonais traditionnels. C’est donc ici la notion d ’ancrage, de base solide, de fondations qu’il faut mettre en avant avec cette étoile. A rapprocher de la posture utilisée en arts martiaux chinois tels le tai chi chuan ou le kung fu ( posture du cheval ou plutôt du cavalier : Ma Bu). Comme son nom l’indique, on se représente sur un cheval, pieds à l’étrier ; posture d’entraînement très intense, elle est aussi efficace en combat pour lancer des coups pieds en position latérale. On la retrouve également dans les huit pièces de brocard du Qi gong. C’est une position de force, de résistance, de fermeté et de stabilité et d’ancrage.
Interprétation karmique :
Le délai de régression recouvre soit une vie lointaine d’un ancêtre d’il y a légèrement moins de deux cent ans, soit une vie passée du natif dans la période concernée. Regardez la position de Jupiter qui normalement vous donne une assise, une fermeté et une puissance et qui permet ensuite de la faire exploser dans un mouvement soudain. Ces aspects et la maison concernée vous éclaireront dans le fragment régressif (ici Jupiter est en IX et en Vierge dans le fragment régressif, trigone Vénus – la planète en paran avec l’étoile en VI et en Gémeaux). Les lignes de Jupiter, de la lune et du nœud sud donneront un contexte complémentaire.
Prévisionnel : L’effet de retour vous suivra sur trois-quatre vies tout au plus (170 ans après la naissance), lors des dashas de Jupiter et le parapegme de l’étoile (retour de l’étoile dans sa phase stellaire de naissance). Ce seront des phases ou votre ancrage et votre stabilité devront être assurés pour remporter des victoires et résister aux tourments de la vie. Pas besoin de courir contre la montre pour solder le karma ou apprendre la leçon de l’étoile. Ici l’étoile est globalement « positive » dans tous les sens du terme au vu de son activation. En fait réjouissez-vous, vous bénéficiez de ses dons nombreux et divers sur plusieurs vies à venir (effet de retour jusqu’à 170 ans après la naissance). Une fois ce laps de « temps » passé (le temps est une illusion), vous n’aurez plus son effet. C’est sa date limite de consommation en quelque sorte…!
Vimshottari Dashas (périodes planétaires liées à la nakshatra de naissance) :
Manque de chance, la vimshottari dasha de Jupiter est extrêment tardive (102 ans), donc peu de chance d’une réactivation par son biais. Mais il y a les sous périodes. Pour les antardashas à venir, Lune/Jupiter du 22/3/2031 au 21/06/2032 et pour les pratyantardashas, sous-période Soleil/Saturne (atmakaraka), Jupiter du 23/12/2025 au 02/07/2026. La pratyantardashas va être vraiment très importante pour la personne concernée.
Le parapegme :
Rukbat étant en immersion (au nadir) avec Vénus ne sera pas à étudier car l’immersion est diffuse et ne fait pas partie du parapegme. Par contre le lever héliaque oui. Et ce retour de phase est réglé comme du papier à musique et va booster la personne régulèrement : Prochain retour de phase : 11 avril 2026.
Et pour la constellation SAGITTARIUS :
Les constellations ont parfois plusieurs mythes et certaines étoiles activent l’un des mythes tandis que d’autres les activent tous. Les mythes donnent des leçons à apprendre et des dons à maîtriser, mais sont surtout une source de méditation sur soi. Sur une étoile de lever héliaque, (l’une des phases stellaires les plus importantes), l’effet sera marqué.
Rubkat active le second mythe de la constellation, celui de Crotos.
Crotos est le Centaure ami des muses, admirateur des artistes, inventeur de l’arc et des applaudissements et représenté avec le bas du corps d’un cheval pour ses compétences de cavalier, l’arc et les flèches pour son habileté à la chasse et la queue de satyre pour ses relations galantes avec les Muses.
L’hybridité de Crotos, combinant des éléments humains et animaux, représente la fusion harmonieuse des aspects opposés de la nature humaine. Cela souligne l’idée que la diversité et la complémentarité des traits humains peuvent coexister en harmonie pour créer une personne équilibrée et complète. Les jambes de cheval et la queue ajoutent des éléments de force et d’agilité à la personnalité de Crotos.
Polyvalence et créativité, innovation et ingéniosité, appréciation de l’art, reconnaissance des talents et recherche de compagnie agréable, flatteries et réseau personnel. Beaucoup d’atouts donc dans la communication et la vivacité de l’esprit. Le développement extérieur, le contact, le réseau d’âmes se construit. C’est l’une des missions que cette constellation vous propose dans cette vie.
Nakshatra de la lune de naissance :
A rapprocher d‘Anuradha, la nakshatra de la lune de naissance : Anuradha se distingue par sa capacité à unir les gens par la dévotion et l’amour. Elle enseigne l’importance de l’amour inconditionnel et de la loyauté dans nos interactions, et offre un refuge face aux vicissitudes de la vie. Anuradha incarne la sagesse de l’unité, et encourage à transcender les différences superficielles pour embrasser l’universalité des connexions humaines. Les natifs sont appelés à chercher des relations profondes et authentiques, et à agir avec intégrité et compassion pour éviter la création de nouveau karma.
Xiù chinoise de naissance :
Di, la Racine dans le Dragon Azur de l’Est qui correspond aux hexagrammes du Yi-king 45 (le rassemblement : Union, conciliation malgré les différents pour forger une unité) et 46 (la poussée vers le haut : grâce à son intuition, de hauts idéaux et la persévérance on peut sublimer les choses). Elle est la marque d’un ancrage mais aussi de relations familiales (soit très positives ou soit très négatives).
Phase lunaire de naissance : Pleine lune – « le phare dans le ciel«
La personne ne passe pas inaperçue et fait tout « à fond » et ne fait pas dans la demie-mesure. Elle doit exprimer son plein potentiel et être un repère facilement identifiable pour autrui. Trouver sa tribu fait vraiment partie de son but de vie et est ce qui la motive. La pleine lune rend très sensible et fait comprendre au natif facilement les énergies et pensées des autres.
Elle rend magnétique comme les sorcières modernes de la wicca qui jètent leurs sorts trois fois (pour les sceller) lors de la Pleine Lune et confère des pouvoirs quasi magiques de réalisation et de concrétisation des pensées dans la matière. En effet, les 13 rituels d’Esbat correspondant aux treize pleines lunes voient la réunion des covens wiccans qui invoquent Isis et Déméter : « La lune est pleine et les marées cosmiques déferlent. Dame bien-aimée, Grande Mère, toi qui es connue sous de nombreux visages et de nombreux noms, Confère ta bénédiction à notre travail. Fais que nos souhaits se manifestent dans le monde des formes. » (source citant Elen Hawke : « the sacred round » : https://www.le-sidh.org/wicca/esbat/esbat-pleine-lune
Astrologie vibrationnelle – Signatures harmoniques du thème natal :
D’autant plus qu’en astrologie vibrationnelle, la signature harmonique pour l’harmonique 3 – la colonne « 3 » dans le graphique – (l’intégration de la personne dans le monde) est très marquée (avec la 5 la créativité et la 7 l’intuition).
Rien qu’avec ça, on sait que le « relationnel » va être très important pour la personne dans sa vie. (En même temps, son ascendant dans le radix est en Sagittaire, on le savait déjà).
Bref de ce côté là, « ça devrait bien se passer ». Ce n’est pas Rukbat le noeud du problème dans la vie de la personne, c’est plutôt un de ses points forts.
Donc ici nous avons un exemple mais « restreint » par rapport à ce que peut obtenir l’astrologie syncrétique.
Étude longue et approfondie avec le fichier de parans si on intègre les 283 étoiles syncrétiques :
Ah c’est sûr, là on va avoir beaucoup plus d’étoiles et de tranches et ça fait du boulot !
Nous vous conseillons les deux approches. Celle restreinte pour avoir les grandes lignes et ne pas se perdre dans les détails et la version totale pour aller en profondeur analyser les autres vies plus mineurs mais toujours impactantes. Vous voyez la différence de nombre d’étoiles et leur variété de situation (circumpolaire, passage restreint, etc…, tous les cas de figures se présentent.
Ah et comme d’habitude : il faut tout rapporter au natal !
Nous espérons que ce petit exemple saura vous guider dans vos démarches de régression karmique via l’astrologie.
Notre ouvrage s’adresse à l’étudiant intermédiaire en astrologie. Si vous remplissez ces critères, vous connaissez sûrement les techniques d’astrolocalisation ou d’astrocartographie. Nous présentons la technique dans notre chapitre chapitre X : Compendium des techniques utilisées en astrologie syncrétique (avec les harmoniques, vargas, diagramme du septénaire, astrologie uranienne, révolutions solaires, profections, synastrie…)
Si vous ne connaissez pas cette technique, pas de panique ! Au contraire, réjouissez-vous, c’est passionnant (surtout si vous aimez la géographie) !
Deux sites sont très bien faits pour vous en donner les bases :
Dans la bibliographie de notre ouvrage, nous avons mentionné deux livres de référence pour cette technique :
LEWIS Jim & GUTTMAN Ariel Astro-cartographie et astro-localisation Editions du Rocher1994
(En anglais mais très complet et pointu).
PERRIN Eric Jackson L’astrogéolocalisation – 5 Techniques astrologiques EJP 2018
En francais, un petit ouvrage (très petit) qui est très synthétique mais d’une clarté extraordinaire (oui, c’est mon coup de cœur) et il présente comme son titre l’indique 5 techniques : la relocalisation (voir si l’herbe est plus verte ailleurs, oui, mais où ?), l’espace local, le feng shui astrologique, l’astrocartographie et la gédodetique. Non, sincèrement il est auto-publié par l’auteur, disponible sur amazon et ailleurs, si vous avez 14 €, n’hésitez pas à soutenir cet astrologue ! Il le mérite vraiment !
En voici un exemple, tiré du logiciel Aureas 11 (carte astrogéographique) :
(Voici l’astrocartographie de naissance d’Armand Barbault, auteur du premier livre qui m’ait donné un intérêt pour l’astrologie). Oui je sais ça intimide ce genre de graphique, ça fait un peu reconstitution de scène de crime sur tableau blanc au commissariat du coin).
Les cartes astro-géographiques, également connues sous le nom de cartes d’astro-cartographie ou cartes d’astro-localisation, sont des outils astrologiques utilisés pour déterminer comment différentes régions du monde affectent un individu en fonction de leur thème natal. Ces cartes montrent où les planètes de votre thème natal sont en ligne avec les points cardinaux de la Terre (Ascendant, Milieu du Ciel, Descendant, Fond du Ciel), ce qui peut influencer des aspects spécifiques de votre vie lorsque vous êtes dans ces endroits.
Lignes Planétaires : Chaque planète de votre thème natal aura des lignes spécifiques sur la carte mondiale où elle est en lien avec les points cardinaux. Ces lignes représentent les lieux où l’énergie de cette planète sera la plus forte.
Points Cardinaux :
Ascendant (AC) : Indique les lieux où la planète se lève à l’horizon à votre naissance. Ces endroits peuvent affecter votre apparence personnelle et la façon dont les autres vous perçoivent.
Milieu du Ciel (MC) : Marque les endroits où la planète est au zénith à votre naissance, influençant votre carrière, votre statut social et vos ambitions.
Descendant (DC) : Indique les lieux où la planète se couche à l’horizon, influençant vos relations personnelles et partenariats.
Fond du Ciel (IC) : Représente les endroits où la planète est au nadir, influençant votre vie familiale, vos racines et votre foyer.
En gros vous noterez que les lignes correspondent à des astres ou points fictifs (selon comment vous configurez votre carte), qui sont sur un angle (ça ne vous rappelle pas les parans?). Il y a tout un suivi du tracé des levers, couchers, culminations et immersions qui donne ce tracé et parfois vous aurez des points d’intersection (ou nœuds) entre lignes. Notez dans le tableau des positions à gauche, qu’on parle de parans. Vous savez désormais ce que c’est !
En astrologie syncrétique, la carte astrogéographique est très utilisée et connait une variante dédiée à l’astrologie karmique et aux fragments régressifs dont nous avons parlé précédemment.
Quand vous avez une étoile activatrice dans votre fichier de parans, vous montez son fragment régressif en remontant le temps avec la distance en année-lumière de l’étoile que l’on appelle délai de régression en astrologie syncrétique. Si vous vous souvenez de l’article, on ne considère uniquement dans ce mini thème symbolique la position de la lune, luminaire du ciel nocturne, sorte d’impératrice qui commande aux étoiles, les princesses du royaume céleste. On considère aussi forcément le nœud sud, symbole du passé et des incarnations précédentes puisque c’est cela que nous voulons étudier. Et enfin on prend en compte l’astre spectral (l’astre qui correspond au type spectral de l’étoile, tout en prenant bien soin de vérifier qu’il n’a pas changé car les étoiles naissent, vivent, vieillissent et disparaissent, certaines étant même variables et passant d’un état à l’autre fréquemment ce qui leur donne un effet clignotant qui correspond à une alerte ou un avertisseur comme quelqu’un qui vous fait des appels de phare sur la route pour vous prévenir qu’un barrage de gendarmes vous attend plus bas !). Enfin on prend en compte l’astre en paran avec l’astre spectral dans le fichier de parans. Le reste ne présente pas d’intérêt et vous comprenez maintenant pourquoi on parle de fragments régressifs (qui ne correspondent qu’à une partie, celle qui importe aujourd’hui dans la vie présente, de la vie passée étudiée).
Il faudra vous munir d’un papier calque et recopier sur celui-ci les lignes que vous gardez. Parce qu’aucun logiciel ne propose la technique que nous allons vous présenter.
Rappelez-vous, nous considérons un fragment lié à une étoile du fichier de paran et ensuite on regarde les autres fragments qui peuvent grosso-modo être associés à cette vie en notant les étoiles qui ont un délai de régression proche a + ou – 50 ans . (Si vous remontez loin dans le passé, rares étaient les vies qui duraient plus de 50 ans de toute façon).
Et vous ferez pareil, monterez des fragments de carte astrogéographique pour chacune de ces étoiles et ne conserverez que la ligne de la lune, du nœud sud et de l’astre spectral.
Superposez vos calques pour toutes les cartes astrogéographiques liées aux fragments sur une échelle de 50 ans en délai de régression (c’est à dire a peu près la durée d’une vie) et regardez les points d’intersection des lignes (oui, vous aurez plusieurs lignes de la lune, plusieurs lignes du nœud sud, c’est normal). C’est ce qu’on appelle de l’astrolocalisation karmique croisée. Vous aurez des informations sur la vie passée basées sur plusieurs cartes elles-mêmes basées sur plusieurs étoiles.
Notez les emplacements géographiques, les régions. Notez les dates des fragments régressifs. Ensuite cherchez sur internet des informations sur le contexte des lieux identifiés à cette époque et comparez avec les informations que vous fournissent les étoiles niveau karma et les fragments régressifs (que vous ramenez à chaque fois au thème natal).
Et vous pourrez enquêter ainsi et peut-être même totalement identifier la période et le lieu de la vie en question qui vous affecte aujourd’hui. C’est du travail, oui, c’est de l’investigation, une véritable enquête (« en quête » comme en langue des oiseaux).
Vous allez suivre de fausses pistes, il va falloir chercher des informations, vous devrez faire preuve de discernement et d’intuition, mais il est probable que vous ressentiez d’un coup quelque chose en vous qui vous dit que ce noeud-là sur l’empilement des papiers calques, il vous « parle ». C’est là que cette vie s’est déroulée ! Recoupez avec l’histoire et la géographie et votre thème. Vous saurez détecter les faux positifs et trouver le contexte de cette vie.
Alors munissez vous de votre casquette, de votre pipe et de votre monocle, élémentaire mon cher Watson !
La lumière des étoiles vient du passé (incarnations précédentes personnelles ou de la Lignée familiale), est essentiellement karmique et porte les messages de l’au-delà.
C’est le message nouveau que porte l’astrologie syncrétique et l’étude des fragments régressifs, de l’astrocartographie karmique croisée et des effets de retour qui en sont les principes auxquels on peut ajouter l’utilisation du fichier de parans, les vimshottari dashas (périodes planétaires liées aux nakshatras en jyotish), et le parapegme.
L’outil principal qui va intéresser ceux qui veulent faire une sorte de régression astrologique pour étudier les leçons de leurs vies passées, est sans conteste ce que nous nommons « les fragments régressifs ».
C’est une notion difficile à expliquer simplement. Le fragment régressif est basé sur l’idée que nous avons déjà évoquée, que la distance en années-lumières permet de dater un évènement issu soit d’une vie passée, soit de la vie d’un ancêtre, soit d’un « stage » dans l’au-delà avec une thématique spécifique.
On ne le monte généralement pas pour les étoiles très proches de nous.
En gros la lumière de l’étoile que vous regardez le soir, vient du passé, et sa distance en années lumière est une machine à remonter le temps (qui va regarder en arrière le nombre d’années « lumière » concerné).
Prenons le cas d’ALPHA SCULPTORIS de la constellation (SCULPTOR) et regardons sa fiche d’identité.
Magnitude : 4,3 Années-Lumière : 672 Couleur : Bleue Blanche Type – Spectral : B (Jupiter)
Ad : 00h 58m 36,35s – d : −29° 21′ 26,9″
Si vous avez cette étoile dans votre fichier de parans, vous saurez qu’elle appartient à une phase stellaire particulière (lever, coucher, culmination, immersion, passage restreint, circompolaire, etc…) et nous n’allons pas revenir sur ces éléments de première approche déjà explicités et qu’il faut bien sûr prendre en compte, notamment en prévisionnel.
Magnitude 4,3, ce n’est pas une étoile importante. Type spectral : Jupiter, là, c’est intéressant, on le note dans un coin. Et enfin Années-lumière : 672 AL que nous nommons « délai de régression ». Ici, le délai de régression est très long et indique un évènement d’une vie passée ancienne située à peu près il y a 672 années.
Ce qui veut dire que la lumière de cette étoile qui est activée par votre fichier de parans, a mis 672 ans pour vous parvenir jusqu’au moment de votre naissance (peu importe où elle se trouve dans le ciel).
Voilà une information clef pour monter son fragment régressif. Le fragment régressif est un thème symbolique tronqué. On part de votre date de naissance, on retranche la distance en années-lumière, et on a une date symbolique (qui n’est pas la date exacte de naissance de l’incarnation concernée, non, c’est un fragment de votre vie passée). On garde l’heure*, le lieu de naissance du thème natal.
*(on garde l’heure, mais pas en heure locale, en Temps Universel car on ne sait pas où la vie passée a eu lieu – donc si né à 12h heure locale, pour le fragment on fait 12h00 T.U. à la date modifiée par la distance en A.L.)
Et on monte le thème. Mais, comme nous l’avons dit, ce n’est qu’un « fragment ». Et on ne va interpréter dans ce thème que certaines positions très spécifiques : la position de l’astre du septénaire qui correspond à son type spectral (ici, « l’astre spectral » est Jupiter). On va regarder la Lune (qui est le luminaire nocturne principal, la reine de la nuit et dirige symboliquement toutes les étoiles du ciel – en plus la lune porte toujours en elle la magie et la notion de passé ou de mémoire). On va aussi regarder la position du nœud sud dans le fragment (bon noeud sud, vie passée, pas une grosse surprise de l’intégrer). Et on va faire une synastrie de ces positions (superposition au thème natal) pour noter les relations qui se créent avec ce fragment et aussi l’interaspect avec l’astre qui est en paran avec l’étoile dans le fichier de parans. Regardez dans quelle maison du fragment et dans quelle maison du thème l’astre spectral tombe. Il est la clef de lecture de la leçon karmique (ou du don karmique, parfois c’est même très positif !).
On consulte ensuite l’interprétation de l’étoile, le message divin qui va avec. Et on prend des notes. Cela ne résume pas toute la vie passée en question, mais nous donne ce qui nous impacte de cette vie dans la vie actuelle.
Mais on va regarder aussi les étoiles du fichiers de parans qui ont un délai de régression de 50 ans autour de celui de l’étoile (25 ans avant et 25 ans après). Et on va monter les fragments karmiques de ces étoiles et faire exactement pareil avec leur astre spectral, leur interprétation, leur interposition avec le natal, et leur interprétation. Et on prend des notes qui vont compléter la description de cette vie.
Pour chaque étoile il y a un délai de régression mais aussi un effet de retour qu’il convient de noter dans une grille de lecture temporelle du futur. L’effet de retour est identique au délai de régression, sauf qu’il part de votre vie actuelle à la naissance. Ce qui veut dire que votre âme a décidé de vous donner du temps pour absorber la leçon ou développer les dons que portent l’étoile en question (ici 672 ans, vous allez l’embarquer avec vous pour de très nombreuses vies futures ; croisez les doigts) !
Il conviendra d’étudier le parapegme de la phase stellaire (starlight est le seul logiciel qui le fasse à ce jour), pour dater des évènements à venir en prévisionnel, et toujours consulter la dasha de l’astre spectral (dasha de Jupiter pour Alpha Sculptoris). Ces périodes et les thèmes de parapegme vont vous donner un contexte pendant toute la durée de l’effet de retour, dans cette vie. (Pour les vies futures, il y aura un effet mais il faudra attendre votre nouveau thème natal, ne soyez pas pressés de partir)! Tel un serpent de mer, l’étoile reviendra soit vous défier, soit vous renforcer ou vous soutenir, tout dépend de ce qu’il y a dans la boîte de chocolats qu’est le fragment régressif que vous allez ouvrir (espérons que ce n’est pas une boite de Pandore)!
Et ensuite me direz-vous ? Et bien vous allez vous servir des informations notées pour tenter de localiser et de connaitre le contexte de l’incarnation en question. Vous aurez une borne temporelle de 50 ans environ pour la dater. Il conviendra ensuite de chercher sur internet les évènements qui correspondent à la date et au lieu pour avoir le contexte. Tout un travail d’enquête !
Nous expliquerons cela lors de l’étude de l’astrocartographie karmique croisée des fragments régressifs.
En soi ce n’est pas très compliqué, mais cela va vous demander un certain entrainement. Et ensuite, cette étoile va activer une partie du mythe de la constellation dont elle dépend (un archétypeà) et là vous aurez vraiment des message et conseils de l’au-delà vous concernant.
P.S. : Non cela ne remplace pas l’étude des noeuds lunaires dans le thème natal ou la lune noire ou le thème draconique ni l’étude des cercles extérieurs (nakshatras et xiùs). C’est un complément.