Nous avons évoqué précédemment le thème draconique qui représente la totalité des vies passées. Quand nous choisissons de nous incarner, nous devons laisser les bagages et talents inutiles et devons charger ou décharger notre « personnalité » pour pouvoir jouer le rôle que nous avons choisi dans cette incarnation avec des limitations et des dons. Idem pour le karma, nous n’emportons pas tout à régler dans cette vie-ci (d’où l’étude des étoiles en paran et constellations activées).
Le diagramme du septénaire est la technique inventée par Catherine Castanier et l’astrologie syncrétique en a une lecture légèrement différente. Pour nous, ce diagramme possède de grandes analogies avec l’arbre séphirotique de la Kabbale et nous considèrons qu’il correspond à la descente de l’âme dans le corps avec justement cette « programmation », ces « chargements » et « déchargements » de nos « bagages » pour la vie présente par rapport à la totalité de notre être immortel.
Nous n’allons pas nous étendre sur ces liens ici (ni dans notre ouvrage), mais vous savez que les séphiroths correspondent pour la plupart au septénaire sauf trois qui sont transcendantaux.
Voici à quoi ressemble le diagramme du septénaire :

Et voici l’arbre séphirotique qui correpond aux dix « sphères » et aux 22 chemins qui mènent de l’au-delà (le royaume, Kether) à la Terre.

(Source : https://www.facebook.com/photo/?fbid=941403318083587&set=a.587664380124151 )
Le diagramme du septénaire présente la descente d’une autre façon :
Pour monter le diagramme du septénaire, on intègre les luminaires et Mars, Vénus, Mercure, Jupiter et Saturne, les planètes individuelles (le septénaire).
On place les planètes dans les signes sur le diagramme qui ressemble à une mire et on les positionne sur le degré correspondant. C’est le trajet évolutif de l’âme. On part toujours de la lune, puis on relie Mercure, Vénus, le Soleil, Mars, Jupiter et Saturne.
Ainsi, nous observons que notre sensibilité (Lune), notre vie mentale (pensées – Mercure), et notre vie affective (émotions – Vénus) façonnent notre perception consciente du monde (Soleil). De même, elles influencent nos actions (Mars), notre croissance et notre quête de sens (Jupiter), ainsi que la profondeur et la discipline de notre vie intérieure et de notre intégrité personnelle (Saturne).
Certains vecteurs ou traits « montent » on dit qu’ils sont « ascensionnels », d’autres descendent « descensionnels ».
Une planète « ascensionnelle » vise plus haut au niveau spirituel. Une planète « descensionnelle » tend vers la terre, le matériel, le concret.
Deux planètes reliées par un segment ascensionnel forment un aspect harmonieux, tourné vers le spirituel.
Deux planètes reliées par un segment descensionnel s’allient vers des concrétisations matérielles. Lorsque deux segments successifs présentent des orientations différentes (l’ un montant, l’autre descendant), ils équilibrent le matériel et le spirituel pour leurs significations combinées.
Certains diagrammes forment des segments fermés (âme assignée à une expérience particulière définie par le nombre de côtés de la figure, triangle : lié au 3 donc expression et échanges, quadrilatère : lié au 4 donc vie intérieure, pentagone : figure à 5 côtés, liée à la liberté, la libération et l’ouverture de conscience, le 6 : hexagone lié à l’humanisme et le 7, l’ heptagone, lié au besoin d’atteindre la perfection grâce à une haute conscience spirituelle) alors que d’autres ne propose qu’un dessin qui reste ouvert (chaque vecteur n’est pas soumis à l’influence de l’autre et il y a une certaine liberté à expérimenter la vie – la figure ouverte est libératrice). Certains traversent le « rond central » (qui représente la « vie prénatale » et qui donnera un effet rebirth « revivre un moment particulier de la gestation). Pour plus
d’informations, consultez les excellents ouvrages de Catherine Castanier.
En astrologie syncrétique, nous considérons que ce diagramme représente la descente de l’âme dans le corps lors de l’incarnation, telle une descente dans l’Arbre de la Kabbale. L’âme se charge ou se décharge en énergies selon l’orientation de la vie précédente et des stages préparatoires entre deux incarnations. Il s’opère un double effet de téléchargement et de téléversement des expériences. Une planète ascensionnelle se charge des éléments spirituels travaillés dans la vie passée et l’entre-deux-vies, tout en se déchargeant des compétences de concrétisation devenues obsolètes. À l’inverse, une planète descensionnelle se décharge d’énergies spirituelles qui ne sont plus requises pour accumuler les souvenirs et les dons matériels utiles à la vie présente.
Cette justification est pragmatique : le corps physique ne pouvant emmagasiner la totalité de ces mémoires sans saturer ses capacités, ce processus agit comme une compression de données ou une gestion de mémoire vive essentielle. Sans ce déchargement nécessaire pour éviter une surcharge psychique, l’incarnation serait difficilement viable. La dualité ascensionnelle/descensionnelle, en opposant les vecteurs spirituels aux vecteurs matériels, crée cette dynamique équilibrante. L’idée qu’un segment entre deux planètes serve de filtre de transfert entre les acquis passés et les besoins présents rend le modèle parfaitement vivant et non statique. On obtient alors, en reliant les planètes, une sorte de radar ou de toile d’araignée, comme la tapisserie de la vie tissée par les Nornes antiques. Il n’y a plus qu’à observer et interpréter.