Voici une technique moderne d’utilisation des shodasha vargas (les harmoniques védiques) et de leur fractalité. Vous pensez être un Sagittaire dans tous les aspects de votre vie ? En êtes-vous si sûr ? (Reportez-vous au sujet sur les shodasha vargas pour en comprendre l’essence).
La méthode simple qui suit va vous permettre de nuancer le propos pour chacun des astres de votre thème.
Vous verrez qu’il n’y a aucune difficulté à appliquer cette méthode à partir du moment où vous avez votre tableau des vargas tropicales comme sur le site d’Ernst Wilhelm ou le logiciel Kala. (Rappel : en astrologie syncrétique nous montons les vargas en tropical).
Voici le résultat pour cet exemple (vous pouvez zoomer au besoin) :
Voici le thème natal :
Le Soleil est donc avec Mercure en Sagittaire.
Mais regardez bien dans les autres tableaux de vargas : En D-2 le soleil (Su) est en Sagittaire (jusque là, pas de changement), en D-3 il est en Bélier, en D-4 il est en Poissons, en D-7 en Poissons, en D-9 en Cancer, en D-10 en Bélier, en D-12 en Taureau, en D-16 en Gémeaux, en D-20 en Bélier, en D-24 en Gémeaux, en D-27 en Poissons, en D-30 en Taureau, en D-40 en Vierge, en D-45 en Cancer et enfin en D-60 en Verseau.
Chaque varga gère des domaines précis de la vie (se reporter à la section les concernant).
Alors oui, vous l’aurez compris, pour chaque astre de votre thème vous pouvez chercher son nuancier vibrationnel. Rien de compliqué, vous notez pour chaque astre ses 16 positions en vargas et regardez les dominantes. Elles vous décriront bien plus précisément que votre simple signe solaire ou votre ascendant (ça marche aussi pour les nœuds lunaires, vous permettant d’affiner et de compléter l’interprétation de votre thème).
Ici pour le nuancier vibrationnel du Soleil nous avons donc comme positions :
Donc le signe solaire de naissance est le Sagittaire (et le thème natal D-1 est le plus important bien sûr), mais en regardant de plus près, les dominantes vibrationnelles sont Bélier et Poissons. On peut aussi voir les « carences solaires » en Lion, Balance, Scorpion, Capricorne. Cela donne un Soi qui n’a pas une couleur unique et fixe, mais qui vibre sur plusieurs octaves à la fois.
Et on peut faire la même chose pour tous les astres du thème. C’est assez fascinant. Et si cela vous amuse, vous pouvez donner un bonus pour les dignités et un malus pour les affaiblissements selon les signes où se trouvent les points concernés.
Mais sans compliquer trop cette formule, en restant simplement sur les positions, on a déjà une bonne idée de la personnalité du sujet étudié. Ici donc un Sagittaire de naissance avec des tendances Bélier et Poissons marquées.
Faites la même chose pour vos autres points du septénaire, et ajoutez l’ascendant et les nœuds lunaires si ça vous chante. Et vous aurez un beau nuancier vibrationnel complet.
En un clin d’œil vous verrez comment vous exprimez de façon holistique vos émotions (avec la Lune), votre mental avec Mercure, votre amour avec Vénus, etc…
Le pendant des thèmes harmoniques en jyotish est ce que l’on appelle cartes divisées ou encore vargas. Shodasha veut dire seize et varga veut dire division.
Par conséquent nos vargas seront différentes de celles de la jyotish mais auront l’avantage de faire correspondre l’harmonique 9 avec la navamsha (9e division).
Le principe reste le même sauf que nous parlons de signes et non pas de rashis.
Elles sont, comme pour les thèmes harmoniques occidentaux, des échos du thème natal et chacune explore une partie de la vie au microscope et mises ensemble elles donnent une image complète et plus précise du natif. Notez qu’elles sont toujours à rapprocher du thème natal et ne doivent pas être interprétées comme de simples cartes à part.
Les Vargas diffèrent des harmoniques. Ce ne sont pas une simple multiplication des positions longitudinales du thème ou de simples divisions du cercle de 360 degrés par un nombre symbolique.
On part de l’idée que chaque signe tropical fait 30 degrés. Et on va couper en parts (amshas) ces signes pour monter les différentes Vargas. Notez que si les harmoniques sont plutôt liées aux aspects, les vargas, elles, entretiennent un lien avec les maisons.
Les vargas sont une technique du sage Parashara. divisent la carte du ciel d’origine (le thème natal tropical) en sections de plus en plus petites pour comprendre des domaines spécifiques de la vie. Huit divisions représentent la vie physique et la conscience (relations, vie antérieure, carrière, enfants, prospérité, etc.), trois divisions expriment l’esprit, le bonheur et la quête de connaissances supérieures, deux divisions montrent les forces et les faiblesses et deux autres dévoilent le développement spirituel. Le dernier varga révèle le subconscient et les problèmes karmiques profondément enracinés. Elles sont nommées « D » suivi du nombre correspondant à l’amsha.
Utiliser les vargas (surtout la D60) c’est utiliser un microscope et cela permet de différencier clairement deux jumeaux qui auront une fondamentale (thème natal) quasi identique, mais quand on divise des parts si petites des signes, on a un effet « grossissant ». Comme vous le savez les jumeaux ne naissent pas exactement en même temps.
Lorsque nous examinons ces détails, chaque minute de différence de naissance entre deux jumeaux sera mise en évidence et montrera des effets et des placements différents sur les D30+ de façon très nette : La différence significative de temps pour un D30 sera de 4 minutes,impliquant un changement de position de quasiment tous les éléments du thème natal. La différence significative de temps pour un D60 sera de 2 minutes.
Sachant que d’après des études statistiques médicales, le temps qui sépare la naissance de deux jumeaux est de 11,3 ± 6,4 minutes. Ce délai est largement suffisant pour différencier les cartes divisées et donc les deux destins.
Leur mode de calcul est compliqué car certaines se calculent dans l’ordre normal des signes : es séquences en ordre symétrique (Brahma), qui suivent les séquences des signes dans leur ordre naturel.
D’autres suivent des ordres asymétriques (Shiva).
Ne vous souciez pas de ces détails, le calculateur du site d’Ernst Wilhelm vous les fait gratuitement, adaptées au zodiaque tropical.
Voici les 16 vargas en question et leur domaine d’étude : 1) Rashi/Natal Chart (D-1) : C’est la base de tous les autres tableaux divisionnels, donnant le premier indice sur chaque aspect de la vie humaine. C’est le thème natal sauf que pour la technique des vargas nous le montons en domification « signes entiers=maisons ». 2) Hora Chart (D-2) : Utilisé pour la richesse, la parole, la famille et pour définir l’équilibre yin/yang du natif. 3) Drekkana (D-3) : Utilisé pour les frères et sœurs, le courage et la force. 4) Chaturamsha (D-4) : Utilisé pour la maison, la mère, les biens immobiliers, le Destin et les actifs immobiles. 5) Saptamsa (D-7) : Utilisé pour la vie sexuelle, les enfants et la capacité à avoir des enfants. 6) Navamsa (D-9) : Utilisé pour le conjoint, la vie conjugale, la chance, et connu comme la version microscopique de la carte de naissance natale. 7) Dashamsa (D-10) : Utilisé pour la carrière, le succès professionnel, l’honneur, le statut et la rétrogradation. 8) Dwadasmsa (D-12) : Utilisé pour des informations sur les parents et la lignée. 9) Shodasmsa (D-16) : Utilisé pour le bonheur général, les actifs mobiliers, etc. 10) Vimshamsa (D-20) : Utilisé pour les activités spirituelles, les progrès dans les pratiques spirituelles et les résultats du culte. 11) Chaturvimshamsa (D-24) : Utilisé pour les réussites académiques, l’apprentissage et le parcours éducatif.
12) Saptavimshamsa (D-27) : Utilisé pour la force physique et l’endurance. 13) Trimshamsa (D-30) : Utilisé pour les misères, les maladies et les maux. 14) Khavedamsa (D-40) : Utilisé pour les effets bénéfiques dans la vie. 15) Akshvedamsa (D-45) : Utilisé pour le caractère général et la conduite. 16) Shastiamsa (D-60) : Utilisé pour évaluer tous les aspects de la vie.
De toutes les vargas, la plus intéressante et la plus importante est la D9 (navamsha).
Pour la domification des Vargas, travaillez toujours et uniquement en « Signes entiers=maison » (Whole House Signs), comme nous l’avons déjà indiqué.
Une des branches de la jyostish est la branche du sage Jaimini. Ce dernier propose une approche différente de l’astrologie védique et des techniques complémentaires. Son système de Chara Karakas est basé sur le zodiaque sidéral à 12 constellations égales que nous n’utilisons pas en astrologie syncrétique, mais nous l’adaptons au zodiaque tropical, tout comme le font Ernst Wilhelm, Vic di Cara et Ryan Kurzack.
Le principe est simple. Chaque planète occupe un signe et se trouve sur un degré dans ce signe.
Les différents karakas vont résulter du classement des astres du septénaire (auquel on ajoute généralement le Lagna, c’est-à-dire l’ascendant si on veut calculer les 8 karakas, sinon on fait sans et on se contente des sept premiers sans le lagna) du plus haut degré en signe au plus bas. Le système de Karakas va définir plusieurs rôles liés au « rang » de chaque planète en partant de la planète occupant le degré le plus haut dans son signe dans le natal.
L’atmakaraka (AK) est l’astre ayant le rang le plus élevé dans le thème (un peu comme le premier rang dans la noblesse), c’est-à-dire l’astre qui occupe le plus haut degré dans un signe. C’est le karaka le plus connu en jyotish et surtout le plus important puisqu’il est le significateur de l’âme et symbolise les désirs de celle-ci et les aspirations profondes du natif. C’est l’essence de votre être.
Pensez-y comme à une boussole guidant le voyage de votre âme à travers la vie. Elle révèle ses besoins les plus profonds, vos inclinations spirituelles et le chemin unique que votre âme est Destinée à suivre. L’atmakaraka indique la voie spirituelle choisie par l’âme pour cette incarnation. Plus que la position en signe ou en maison, le significateur principal est la planète qui est l’atmakaraka. L’astre concerné indique les défis karmiques et les leçons importantes que l’âme doit apprendre et guide la direction spirituelle et les chemins de développement personnel. Parfois l’âme désire certaines choses plus que tout mais la personnalité désire autre chose et reste sourde. C’est généralement mal vécu et mène à des déconvenues et du mal être. Etant le degré « le plus élevé » l’atmakaraka met la barre très haut dans le domaine de la planète citée. On souhaite en incarner et répandre autour de nous les valeurs les plus hautes de son énergie. L’atmakaraka agit comme un phare intérieur qui veut transmettre d’abord ses valeurs à l’incarnation puis agir comme une lumière guidante pour les autres pour promouvoir les vertus de la planète concernée. Si on réussit totalement son plan de vie (c’est rare), on arrive à remplir la mission de l’atmakaraka.
Les différents atmakaras possibles sont donc : le soleil (le chemin lumineux), la lune (la danse cosmique), mars (le guerrier spirituel), mercure (le messager céleste), Jupiter (l’expansion spirituelle), Vénus (le chemin de la dévotion ou de l’amour divin), Saturne (le seigneur du karma), et le lagna (la voie de l’individualition et de la personnalité). Vous en aurez l’interprétation initiatique et ésotérique dans le dernier chapitre de notre ouvrage gratuit.
D’autres karakas existent et sont également intégrés à l’astrologie syncrétique. On continue par « ordre de noblesse » :
L’Amatyakaraka – AmK (l’Intellect/l’esprit/ la carrière, les amis) : significateur de la carrière, des ambitions professionnelles et des conseils. C’est le point ayant le deuxième rang de noblesse dans le thème.
Le Bhratrikaraka – BK (les frères et soeurs) : Significateur des frères et sœurs, des relations fraternelles et des coéquipiers au 3e rang de noblesse.
Le Matrikaraka – MK (la mère) : Significateur de la mère, des soins maternels, du confort domestique et de l’éducation au 4e rang de noblesse.
Le Putrakaraka – PK (les enfants) : Significateur des enfants, de l’intelligence, de la créativité et des disciples au 5e rang de noblesse.
Le Gnatikaraka – GK (les proches) : Significateur des ennemis, des obstacles, des maladies et des difficultés au 6e rang de noblesse.
Le Darakaraka – DK (L’épouse) : Significateur du conjoint, du mariage et des relations partenaires au 7e rang de noblesse.
Et enfin, le Pitrukaraka – PiK (le père) : Significateur du père, des figures d’autorité et des mentors (ce Karaka est souvent moins mentionné ou n’est pas utilisé dans certaines variantes du système, mais nous l’utilisons en astrologie syncrétique) occuppe le rang de noblesse le moins élevé.
Pour connaître aisément vos chara karakas à la façon de l’astrologie syncrétique, il vous suffit d’aller sur le calculateur gratuit suivant déjà configuré par Ernst Wilhelm pour ceux qui font de la jyotish en zodiaque tropical + nakshatras sidérales et qui est une source d’inspiration inépuisable pour les bases d’une astrologie syncrétique. Sans ses videos youtube et celles de Vic di Cara, je ne me serais probablement pas réconcilié avec l’astrologie et ne l’aurait probablement pas reprise après l’avoir mise de côté et par conséquent n’aurais certainement pas entrepris l’écriture de mon ouvrage (même si au départ, le sujet que je voulais mettre en avant était juste la prise en compte de la distance en années-lumière des étoiles dans l’interprétation karmique ce qui n’est absolument pas lié à l’astrologie qu’ils pratiquent). Ces deux auteurs m’ont permis d’avoir foi dans les outils de base et dans le syncrétisme possible entre différentes astrologies du monde entier. Sans eux, je serai encore à chercher des réponses à mes questions.
(Oui avec ce site, c’est la version courte sans le 8e chara karaka).
Si vous voulez le 8e karaka configuré en zodiaque tropical, il vous faudra sûrement acquérir le logiciel Kala si vous ne voulez pas faire le classement vous-même (bon, c’est quand même assez enfantin à faire, ne soyez pas fainéant!) : https://www.vedic-astrology.net/kala/Kala-Software.asp
Vous aurez alors les deux tableaux (la version à 7 et la version à 8 karakas) :
L’un des intérêts de travailler avec des nakshatras sidérales en cercle extérieur pour l’astrologie syncrétique est que cela nous ouvre l’accès à différentes techniques très efficaces et pleines de sens de l’astrologie védique indienne.
Un peu d’étymologie :
« Vimshottari » veut dire « 120 ». « Dasha » veut dire « période ».
Les dashas ou mahadashas (grandes périodes) sont des cycles de la vie liées aux nakshatra. Et ce système de périodes planétaires se base sur le postulat qu’une vie ne dure pas plus de 120 ans, ce qui, au jour d’aujourd’hui, correspond bien à un état de fait. A titre d’information, ce n’est pas le seul système de périodes planétaires et de loin mais nous avons sélectionné celui qui est le plus répandu et surtout marqueur du karma et du dharma. Les Vimshottari dashas sont le système de dasha principal, la mère de toutes les autres dashas. Elle regroupe tout le potentiel de destin et de karma. Ce système ne vous permettra pas de trouver des dates d’évènements précis et ne pourra pas facilement répondre à des questions triviales matérielles telles « à quelle date vais-je me marier ? » (d’autres systèmes classiques de l’astrologie traditionnelle occidentale le font très bien). Mais ce système de dashas est « global », « complet », « holistique » et correspond plutôt à des cycles de plusieurs années, une longue période, sous l’influence d’un gourveneur, puis d’un autre, etc…
Par contre, ce système créé par le sage Parashara peut apporter un début de réponse à la question bien plus intéressante : « quand ne ressentirai-je plus le manque d’amour? » (dasha de Vénus à étudier en détail).
Comment cela fonctionne-t-il ?
Déjà, notez que selon l’astrologue védique que vous consulterez les dashas pourront varier complètement car chacun utilise son ayanamsha. En astrologie syncrétique nous avons tranché pour l’ayanamsha Dhruva Galactic center/middle of Mula d’Ernst Wilhelm. Vous avez l’explication dans notre ouvrage des différents ayanamshas et du pourquoi de notre choix.
Dans ce cycle de 120 ans qui correspond à la durée jugée maximale d’une vie, les deux luminaires, les deux nœuds lunaires et les cinq planètes visibles à l’œil nu (mercure, mars, Vénus, Jupiter, saturne) vont « gouverner » des périodes de temps différentes. Voici pour chaque astre concerné la durée de leur phase dans le cycle des « grandes périodes » (Mahadashas ou MD) et leur ordre dans un cycle : Soleil : 6 ans Lune : 10 ans Mars : 7 ans Rahu : 18 ans Jupiter : 16 ans Saturne : 19 ans Mercure : 17 ans Ketu : 7 ans Vénus : 20 ans
Si vous faîtes la somme des durées affectées à chaque planète, vous retrouvez les fameux 120 ans. Vos périodes s’enchaînent toujours dans cet ordre : Soleil=>Lune=>Mars=>Rahu=>Jupiter=>Saturne=>Mercure=>Ketu=>Venus mais en partant de la planète gérant votre première période qui sera définie vous l’aurez sûrement deviné par la nakshatra dans laquelle se trouve votre lune de naissance (certains astrologues védiques préfèrent le lagna, l’ascendant, ce n’est pas notre cas en astrologie syncrétique). Par ailleurs, votre lune n’est probablement sur le degré zéro de la nakshatra concernée, par conséquent la première dasha sera d’une durée moindre que prévu et il faudra définir combien de temps cette première dasha sera encore active.
Voici les gouverneurs des dashas, selon la position de la lune de naissance en nakshatra :
Les gouverneurs des dashas sont définis en se basant sur les naskhatras.
Ashwini, Magha et Mula ont pour dasha de naissance Ketu.
Bharani, Purva Phalguni, Purvashade ont pour dasha de naissance Vénus.
Krittika, Uttara Phalguni, Uttarashada ont pour dasha de naissance le Soleil.
Rohini, Hasta, Shravana ont pour dasha de naissance la Lune.
Mrigashira, Chitra, Dhanista ont pour dasha de naissance Mars.
Ardra, Swati, Shatabisha ont pour dasha de naissance Rahu.
Punarvasu, Vishaka, Purva Bhadrapada ont pour dasha de naissance Jupiter.
Pushya, Anuradha, Uttara Bhadrapada ont pour dasha de naissance Saturne.
Ashlesha, Jyestha, Revati ont pour dasha de naissance Mercure.
Exemple : Si votre première période est définie par exemple par une lune natale dans la nakshatra Dhanistha, votre vie commence donc sous la dasha correspondante de mars et votrepremière dasha sera influencée par mars pour une durée maximale de 7 ans (mais la durée va varier suivant la position de la lune en nakshatra, nous expliquerons ce calcul plus loin) , puis vous enchainerez par rahu 18 ans , jupiter 16 ans, saturne 19 ans, Ketu 7 ans, Vénus 20 ans, Soleil, 6 and, Lune 10 ans.
Pour définir le temps d’action restant à la dasha de la nakshatra de naissance, on utilise la formule indiquée dans notre ouvrage.
Rappel : notre ayanamsha est Dhruva galactic center / Middle of Mula. Si vous prenez un autre ayanamsha vous aurez des dashas différentes aussi je ne vous conseille que le site d’Ernst Wilhelm ou le logiciel Kala ou astrodienst qui propose un éphéméride avec cet ayanamsha en version « Dhruva » si vous voulez faire de l’astrologie syncrétique.
Certains sites comme astroseek mentionnent un ayanamsha galactic center / middle of Mula mais il n’a pas la mention « Dhruva » et est projeté d’une manière différente. Ne l’utilisez donc pas! (Cf l’article sur les ayanamshas).
Et vous devez sélectionner les dashas commençant par la dasha de la nakshatra de la Lune et non pas le Lagna (ascendant) ni le soleil comme le font certains sites.
Plus simplement, ne vous encombrez pas l’esprit avec des mathématiques de Collège, allez gratuitement calculer vos dashas avec le bon ayanamsha sur le site d’Ernst Wilhelm et évitez tous les autres sites (en plus vous avez aussi les antardashas et les pratyantar dashas :
dont voici un exemple. En haut, les Vimshottari Mahadashas (ce que nous venons de vous présenter).
Vous noterez deux autres types de vimshottari dashas que nous utilisons. Ce sont des sous-périodes des dashas principales.
Antardasha (ou AD) – « antar » veut dire interne, donc il s’agit d’une sous-période.
Et Pratyantardashas (ou PD) – « Pratyantar » se décompose en « Prati » (qui signifie « à chaque » ou « contre ») et « Antar » (qui signifie « intérieur » ou « interne »). C’est une sous-sous période.
Les MD se décomposent en plusieurs AD qui se décomposent en plusieurs PD.
Ce qui nous donne à la fin (tableau du bas), des périodes comme SU/JU/MO (MD soleil, AD jupiter, PD Lune). Cette association d’astres indique de façon détaillée l’essence karmique de ce tryptique de périodes et de sous-périodes qui dure, ici, du 26/12/2024 au 19/01/2025 pour le natif.
Le thème principal sera celui du soleil, avec un sous thème jupitérien et un thème auxiliaire lunaire. Il vous suffira de vous reporter aux conceptions classiques des astres concernés et vous pourrez affiner vos grandes périodes.
Il existe de nombreux systèmes de domification en astrologie et s’y retrouver et choisir celui qui vous convient n’est pas chose aisée, d’autant plus que certains partisans ont tendance à s’écharper à ce sujet en ligne.
On peut classer les systèmes de différentes manières :
Domifications écliptiques, spatiales, temporelles et domifications égales ou en quadrants.
Nous détaillons les systèmes les plus courants (il y en a d’autres, plus d’une cinquantaine !) dans notre ouvrage dans le chapitre V : La guerre des systèmes de domification.
Y-a-t-il un système qui surpasse tous les autres? Une panacée universelle des domifications? Un mouton à cinq pattes qui puisse tout faire?
Non !
En fait l’astrologie syncrétique estime que les systèmes de domification sont des outils qui servent à calibrer le thème pour étudier diverses choses. Au final cela revient à se demander « qu’est-ce que je veux mesurer dans le thème ? La puissance d’un astre ? Faire du prévisionnel ? La place de l’homme dans l’univers ? La personnalité ? A quelle latitude ? Faire une étude sidérale ?
Comme il n’existe pas un système qui soit parfait et réponde parfaitement à toutes ces questions de façon complète, il est évident qu’il va falloir structurer ses choix et éventuellement faire un panache. En astrologie syncrétique on appelle cela « calibrer les maisons » ou encore « calibrage ».
En plus certains systèmes parmi les plus prisés ne fonctionnent pas en latitudes extrêmes. Donc il faut pouvoir répondre à toutes ces questions.
L’astrologie syncrétique estime que les signes interceptés (et duplications) ont une importance et une valeur en astrologie karmique et qu’il serait dommage de ne pas pouvoir les étudier du tout. Elle va en faire un premier élément de ses choix. Il faudra donc avoir au moins un système qui permet de créer ces interceptions (sans que cela devienne illisible). Et pour cela il faudra faire le choix d’un système inégal.
Le juge de paix sera donc les axes interceptés. Au-delà d’un axe intercepté, il faudra changer de domification.
Nous faisons le choix dans tous les cas d’un panachage avec la méthode Signes entiers=Maisons qui est à la base de l’astrologie védique indienne et probablement le premier système de domification ayant existé. David Brennan, expert en astrologie hellénistique a dépouillé les découvertes archéologiques de thèmes grecs antiques et il ressort que c’est le système qui était le plus utilisé avant la prise en compte du temps par Porphyre, bien loin devant le système de maisons égales à l’ascendant.
Et nous cherchons à le comparer avec un système temporel, plus intéressant pour étudier la dynamique, la puissance et le prévisionnel.
Aussi, voilà ce que nous instaurons pour les latitudes où nous n’avons qu’un signe intercepté :
Panachage WSH (domification zodiacale Signes entiers= maisons) avec Placidus, puis Porphyre.
Signes entiers = maisons, pour nous, représente le potentiel de la personne au moment où elle s’incarne. Ce système est le système originel, traditionnel. Il a l’avantage d’être utilisé en Grèce antique et en Inde et permet aussi de débloquer les techniques de la jyotish qui lui sont associées. On peut dire que la domification signes entiers est le potentiel de l’individu, une vision simplifiée mais profonde des potentiels fondamentaux de l’individu. Elle reflète la structure cosmique de l’être, déconnectée des complications liées à la vie terrestre ou à l’incarnation physique et symbolise la carte de l’âme ou du karma, en tant que point de départ, avant l’influence des contingences terrestres et la dynamique de vie et de destin marquée par le temps, l’environnement et les évènements.
Contrairement à l’idée souvent véhiculée par les astrologues occidentaux, en jyotish, le système de base est bien le système Signes entiers=maisons comme vous pouvez le voir ci-dessous. Le signe où se trouve le Lagna (l’ascendant) est considéré dans son entier comme la maison 1, peu importe le degré de l’ascendant. Chaque signe est donc bien une maison.
Il est intéressant de le confronter avec les résultats de Placidus et vous verrez souvent des « maisons glissantes » entre les deux domifications. Cela va devenir une clef de l’interprétation avec une oscillation entre les deux tendances pour la personne qui subit la pression du monde et doit s’adapter.
Placidus ne fonctionne malheureusement que sous certaines latitudes. Au-delà, on change de calibration et on prend Porphyre qui permet de limiter un peu les cumuls de signes interceptés, puis quand on atteint la limite du système, notre préconisation est un système qui puisse être inégal (la perfection on l’a déjà avec signes entiers=maisons), utilisé partout, et qui puisse être considéré comme spatial et temporel.
En latitudes extrêmes, Domification méridienne (ou axe de rotation de la terre) – via le MC :
Un seul choix s’impose, celui de la domification méridienne (parfois appelée domification par l’axe de rotation de la terre) qui permet très rarement un axe de signes interceptés, qui est presque égale mais ne l’est pas exactement et qui fonctionne partout sur la planète et qui est spatiale (donc adaptée à une étude sidérale) et temporelle (adaptée à une étude prévisionnelle). Cette domification est celle retenue par Alfred De Witte, le fondateur de l’astrologie uranienne (même si de nos jours, cette école rejette toute domification). Nous rejetons la domification A-House (maisons égales par l’ascendant) aux pôle car aux pôles vous ne pourrez pas définir un orient ou un occident, toutes les directions pointent au sud, or pour une domification via le milieu du ciel comme la domification méridienne, il vous suffira de lever la tête pour pouvoir vous repérer (sauf durant la nuit polaire). Techniquement il est plus facile aux pôles de définir un milieu du ciel qu’un ascendant.
Ainsi nous aurons toujours un panachage quel que soit la latitude.
Etude sidérale : Campanus, probablement la domification spatiale la plus adaptée :
Et si nous voulons faire une étude sidérale, nous ne prendrons pas Placidus en parallèle du système Signes entiers=maisons mais une domification spatiale adaptée (et Campanus nous semble la plus à même de remplir ce rôle, comme l’estimait Dane Rudhyard). Toujours avec le système WSH.
Nous utilisons un autre système dans certains cas limites que nous n’évoquerons pas ici mais que vous retrouverez dans notre ouvrage : la domification électrique Vertex=7e maison.
Reste à trancher le problème du commencement de la maison, qui revient en résumé à faire le choix de la position des cuspides des maisons.
Choix du commencement de chaque maison :
Faut-il que la pointe des cuspides marque le début et la fin de la maison où bien faire comme dans le système Sripati de la jyotish, l’ascendant et le milieu du ciel au milieu de la maison ?
On considère depuis la nuit des temps, qu’une planète proche d’une cuspide est soit sur un degré critique soit dans une position de puissance ou encore en zone de transition d’influences entre deux maisons. Les partisans du système Sripati estiment plutôt que c’est au milieu de la maison que cette zone d’influence maximale doit se trouver (comme si l’ effet de la maison était gaussien). D’où le positionnement des cuspides en milieu de maisons. C’ est un point de vue. Rappelez-vous que cette technique est utilisée pour mesurer la force d’une planète et pour dater des évènements à venir. En Jyotish, elle est toujours combinée au système de Signes entiers=maisons WHS (qui a l’avantage de ne pas être ennuyé par cette question épineuse, puisque chaque maison est délimitée par un signe).
Ceci étant dit, les astrologues occidentaux estiment au contraire que les cuspides marquent le début des maisons. Les grecs et probablement les babyloniens, les perses, les arabes ont donné leur importance aux angles classiques et eux, ne mettaient pas les cuspides des maisons au milieu. Ces astrologues occidentaux estiment que tout a un début et tout a une fin. Ils considèrent que la cuspide marque une initiation d’action dans le temps et l’espace dans un secteur de vie humaine et si on regarde les quatre angles, ce sont clairement des moments déterminants de la journée et de la nuit. Et donc il est logique de partir du moment où ils sont définis pour ouvrir une « tranche de vie humaine ». Quand on regarde l’aube et le soleil se lever ou quand on le regarde se coucher, on sent qu’il se passe quelque chose… Voilà pour le côté philosophique du problème.
Et en astrologie syncrétique ?
Le point de vue de l’astrologie syncrétique rejoint celui de l’astrologie occidentale sur ce sujet. La cuspide marque le début de quelque chose. Pas forcément son point d’orgue (milieu).
Panacher un système de type Placidus (ou autre) avec WSH gomme de toute façon la problématique.