La fin du XXème siècle a vu naître une nouvelle forme d’astrologie nommée improprement « astrologie galactique » et qui concerne plutôt l’Espace Profond et les grands mécanismes que l’astronomie vient de découvrir et qui font bouger notre groupe local de galaxies.
On parle ici d’infiniment loin et d’infiniment puissant. Mais de parfaitement invisible du point de vue de la Terre.
Le concept de l’astrologie galactique est le suivant : si on accepte de considérer un effet à un planétoïde comme Pluton sur un habitant de la Terre, ou de donner une importance à des astéroïdes mineurs, ou si on accepte également le concept que les étoiles (lointaines, certaines peut-être disparues bien qu’on en voit toujours leur lumière) aient aussi un effet sur nous, alors il n’est pas totalement déraisonnable de considérer que des éléments certes extrêmement lointains (échelle galactique et espace profond), mais dégageant des forces inimaginables qui imposent à notre voie lactée de se déplacer à 631 km/s avec une puissance supérieure au trillion de soleils, aient aussi une influence sur nous. L’échelle n’est plus la même, on est dans le gigantisme à tous niveaux (distance, densité, puissance, taille).
Les tenants du New Age se sont très nettement emparés de cette astrologie galactique, alors que ses fondateurs n’étaient probablement pas dans cette mouvance (Mickael Erlewine et Philip Sedgwick) et y ont rajouté des notions de Starseeds, de Quantum healing et autres excentricités douteuses…
Vous pouvez vous faire une idée de la chose :
La chaine youtube qui étudie et prend des pincettes comme il se doit :
https://www.youtube.com/@SaturnSeasonAstrology
La chaîne youtube foire aux starseeds, quantum healings et autres saveurs allumées « nouillage/new age » de Julia Balaz :
https://www.youtube.com/@GalacticAstrology
L’astrologie syncrétique ne va pas intégrer ces « rajouts » et « détournements ». Par contre nous gardons l’idée de départ qui est que nous n’avons pas conscience de ces grandes forces, mais que si nous ouvrons notre conscience alors nous pourrions être réceptifs à ces étrangetés cosmiques.
Il y a tout un cheminement qui passe par l’astrologie héliocentrique, thème du Dharma et de la Conscience. Ces outils ne concernent que ceux qui sont ouverts à la spiritualité. On considèrera (si la personne s’estime éveillée à des choses inhabituelles et réceptive à l’étrange uniquement), qu’elle a une ouverture de conscience et qu’elle sera donc réceptive au thème héliocentrique et à la position de Gaïa (la Terre) qui en zodiaque classique est opposée au soleil, symboliquement.
L’étape suivante de l’acquisition de la « super conscience » est de s’ouvrir au centre galactique Sgr A* qui est le centre de notre galaxie autour de laquelle notre système solaire orbite. Chaque « étape » qui nous mène vers l’Espace lointain débloque des aptitudes mais aussi propose un défi et un piège.
Je vous mets en garde néanmoins sur ce qui existe en ligne à ce sujet et je vous conseille de faire preuve de circonspection et de prudence dans l’utilisation de ces informations. Gros risque de fantasmes et de syndrômes de personnage principal ensectisé!
On n’est pas loin du sketch des inconnus : « J’ai acquis une nouvelle liberté de pensée cosmique vers un nouvel âge réminiscent « . Au final à les écouter, ils prennent en compte tous les aspects à ces points là ce qui est d’une part ridicule car ce sont des forces englobantes et la multiplication des points du thème qui correspondraient aux positions et aspects de ces éléments galactiques ferait de toute la population des super-humains super sages illuminés bien sûr, c’est à se demander pourquoi il y a encore des guerres sur cette planète ! Bref, vous l’aurez compris, le système se base sur des conjonctions (et non pas sur les aspects majeurs comme certains essaieront de vous vendre l’information pour que vous trouviez ce que vous voulez entendre et satisfaire votre ego afin de vous revendre des formations en guérison quantique)…
D’autres points sont au fur et à mesure étudiés par cette astrologie. Parmi eux, l’apex solaire un point de la sphère céleste proche vers lequel se déplace le système solaire tout entier dans son mouvement propre au sein de notre galaxie, le Super Centre galactique SCG / M87* qui est supermassif et auprès duquel notre centre galactique fait figure de nain de jardin, le Grand Attracteur qui attire le superamas Laniekea qui est un superamas de galaxies englobant le superamas de la Vierge, dont fait partie la Voie lactée, et donc la Terre, les deux récentes découvertes de l’Attracteur Shapley vers lequel notre groupe local de galaxie est attiré et son pendant le Répulseur du Dipôle qui nous repousse comme l’autre côté d’un aimant vers Shapley, le Point Froid (Cold Spot Repeller), le Grand Mur de Sloane, les Piliers de la création, etc…
L’astrologie galactique prend aussi en compte les nébuleuses, pulsars, qasars, comètes, novas, supernovas bref tout ce qui touche à l’extraordinaire.
Au final, que peut-on intégrer en astrologie galactique ? Tout et n’importe quoi (comètes, pulsars, quasars, trous noirs, galaxies externes, clusters, nébuleuses, anomalies, émetteurs d’ondes radio ou d’infrarouges ou d’ultraviolets…). C’est un peu le problème. C’est un savoir en gestation où le meilleur côtoie le pire et où surtout rien n’est sûr et tout est à créer.
La plupart de ces points sont identifiés sur astrodienst. D’autres tels le répulseur du dipôle n’ont pas encore de localisation précise et c’est un peu la foire aux positions hypothétiques.
Pour trouver les points confirmés sur astrodienst , il faut saisir les codes à la main.

Vous retrouverez les positions, techniques et interprétations de ces points dans le chapitre IX « Astrologie galactique » de notre ouvrage.